Le 7 janvier 2026, le Sénat a rejeté une proposition de loi visant à offrir un statut de fonctionnaire aux AESH. Derrière cette actualité, des questions concrètes pour les familles : qu’est-ce que cela signifie pour l’accompagnement de votre enfant ? Quels sont vos droits ? Comment agir ? On fait le point ensemble, avec des pistes d’action.
- Vos droits MDPH restent identiques
- La notification d’accompagnement de votre enfant reste valide
- L’administration doit toujours mettre en œuvre cette notification
- Les délais d’affectation selon les territoires
- L’organisation locale (mutualisation, nombre d’heures effectives)
Sommaire
Ce qui s’est passé au Sénat le 7 janvier 2026
Le Sénat a examiné une proposition de loi qui visait à transformer le statut des 145 000 AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap) en France. L’objectif était de leur offrir un statut de fonctionnaire de catégorie B, avec une rémunération à temps plein et une formation initiale renforcée.
Cette proposition n’a pas été adoptée (189 voix contre sur 312 suffrages exprimés). Les sénateurs ont estimé que la mise en œuvre serait complexe et coûteuse (4,3 milliards d’euros), et que d’autres solutions devaient être étudiées. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a toutefois indiqué que la question restait ouverte et qu’une réflexion serait menée dans les mois à venir, notamment lors des prochains rendez-vous nationaux sur le handicap.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ? À court terme, le cadre actuel reste en place. Votre enfant conserve ses droits à l’accompagnement tels que définis par la notification MDPH. Mais cette décision met en lumière les difficultés structurelles du système, que de nombreuses familles connaissent déjà.
- Le vote du Sénat ne supprime pas votre notification MDPH
- Si l’AESH n’est pas affectée : relance écrite → Défenseur des droits → tribunal administratif (selon la situation)
- Conservez toutes les preuves : notification, mails, comptes rendus ESS
La réalité des AESH aujourd’hui : des chiffres à connaître
Pour mieux comprendre les enjeux, voici quelques données essentielles sur la situation actuelle des professionnelles AESH en France.
Les AESH constituent le deuxième métier de l’Éducation nationale après celui d’enseignant, avec environ 145 000 professionnelles (à 93-97 % des femmes selon les sources). Leur mission est d’accompagner les élèves en situation de handicap pour leur permettre de suivre une scolarité en milieu ordinaire.
Quelle est leur rémunération ? Selon les données officielles, une AESH à temps plein (échelon 1) perçoit environ 1 467€ nets mensuels. Cependant, 83 % des AESH subissent un temps partiel imposé à 62 % (soit 24 heures hebdomadaires). Dans ce cas, la rémunération tombe à environ 900 à 950€ nets par mois avec l’indemnité de fonction. Les données citées au Sénat évoquent un salaire moyen d’environ 850€, représentatif des situations les plus précaires. Ces montants restent inférieurs au seuil de pauvreté.
Cette situation a des conséquences directes sur l’attractivité du métier. Selon la CFDT, entre 2020 et 2023, un tiers des AESH ont quitté la profession. Ce turnover important explique en partie les difficultés de recrutement et les délais d’affectation que rencontrent les familles.
Ludivine Leroy, AESH, témoigne : « J’adore vraiment mon métier. Mais le salaire est vraiment très bas. C’est frustrant de se dire qu’on voudrait tellement faire plus pour ces enfants, et qu’on n’a pas les moyens pour le faire. »
48 726 enfants sans AESH à la rentrée 2025 : comprendre les chiffres
À la rentrée 2025, selon les données de la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), 48 726 élèves disposant d’une notification MDPH n’avaient pas encore d’AESH affectée. Sur 352 000 élèves concernés, cela représente 14,2 % des enfants ayant droit à un accompagnement.
Ce chiffre était de 36 186 en 2024, ce qui montre une augmentation des besoins non couverts (+35 % en un an). À la Toussaint (fin octobre 2025), la situation s’était améliorée avec 42 000 enfants encore en attente, grâce aux recrutements en cours d’année.
Pourquoi cette situation ? Plusieurs facteurs se cumulent : l’augmentation des notifications MDPH (environ 10 % par an), les difficultés de recrutement liées aux conditions de travail, et les disparités territoriales importantes. Dans certains départements comme l’Oise, plus de 1 000 enfants attendent un accompagnant, tandis que d’autres territoires sont mieux dotés.
Ce qu’il faut retenir : si votre enfant est en attente d’AESH, vous n’êtes pas seuls. C’est une difficulté systémique, pas un oubli de votre dossier. Et surtout, des démarches et recours existent (nous y reviendrons).
Les conditions de travail des AESH : pourquoi c’est important pour votre enfant
Comprendre la réalité du métier d’AESH aide à mieux accompagner votre enfant et à construire une relation constructive avec les professionnelles qui l’entourent.
Le système actuel, appelé Pial (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés), mutualise les AESH entre plusieurs élèves et établissements. L’objectif initial était d’optimiser les ressources, mais dans la pratique, cela crée parfois des situations complexes.
Certaines professionnelles accompagnent plusieurs élèves au cours d’une même semaine, parfois dans des établissements différents. Pascale, AESH depuis onze ans dans l’Eure, explique : « On se retrouve avec cinq, sept, voire huit enfants par établissement. Les conditions de travail sont difficiles, et on aimerait pouvoir faire plus pour chaque enfant. »
La formation initiale de 60 heures est souvent jugée insuffisante par les professionnelles elles-mêmes. Beaucoup apprennent « sur le tas » à adapter leur accompagnement aux besoins spécifiques de chaque enfant : reformuler les consignes, utiliser des supports visuels, gérer les moments de fatigue ou de surcharge sensorielle.
En tant que parent, vous pouvez jouer un rôle précieux en partageant avec l’AESH de votre enfant les stratégies qui fonctionnent à la maison, les signaux d’alerte à repérer, et les centres d’intérêt qui peuvent aider à remotiver votre enfant. Cette collaboration famille-AESH est souvent la clé d’un accompagnement réussi.
À La Réunion : le combat des « Enfants Invisibles 974 »
Sur notre île, la situation nécessite quelques précisions. Selon le ministère (juillet 2025), 6 027 élèves sont notifiés pour un accompagnement humain avec un taux de couverture de 91 %. Cependant, le collectif Les Enfants Invisibles 974 recense plus de 1 100 familles insatisfaites.
Comment expliquer cet écart ? Le taux de couverture ministériel compte les élèves ayant une AESH affectée, même partiellement. Le collectif, lui, recense les familles dont l’accompagnement est insuffisant : pas assez d’heures, accompagnement mutualisé inadapté, AESH non formée aux besoins spécifiques de l’enfant. Les deux données sont vraies, mais mesurent des réalités différentes.
Cédric Bourane, porte-parole du collectif, explique : « Nous avons 1 100 familles qui veulent être écoutées. Notre objectif est d’établir un dialogue constructif avec le rectorat et les Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés pour trouver des solutions. »
Le 15 octobre 2025, des familles et associations se sont rassemblées devant le rectorat de La Réunion. Suite à cette mobilisation, une réunion officielle a été organisée avec les autorités académiques.
La ville de Saint-Denis a également apporté son soutien, la maire Ericka Bareigts ayant reçu les familles pour recueillir leurs témoignages. « L’école inclusive ne peut pas rester un slogan. Elle doit devenir une réalité concrète », a rappelé la municipalité.
Ce qu’il faut retenir : vous n’êtes pas seuls. Des collectifs existent pour vous accompagner. À La Réunion, vous pouvez contacter le collectif Les Enfants Invisibles 974 via les réseaux sociaux (vérifiez qu’il s’agit bien du compte officiel avant de partager des informations personnelles).
L’impact sur les enfants : pourquoi agir est important
L’absence ou l’insuffisance d’accompagnement AESH a des répercussions concrètes sur la scolarité et le bien-être de votre enfant. Les identifier permet de mieux y répondre.
Sur le plan scolaire, un enfant qui ne bénéficie pas de l’accompagnement préconisé peut avoir du mal à suivre le rythme de la classe, à comprendre les consignes, ou à maintenir son attention. Les apprentissages peuvent prendre du retard.
Sur le plan émotionnel, l’absence de soutien adapté peut générer du stress, de l’anxiété, voire un sentiment d’échec. Certains enfants développent des stratégies d’évitement ou des comportements de repli.
La bonne nouvelle : ces difficultés ne sont pas irréversibles. Avec un accompagnement adapté, les enfants montrent souvent une capacité de progression remarquable. Sheynesse Tani, AESH à Marseille, témoigne avec enthousiasme : « Notre rôle, c’est de créer les conditions pour que l’élève puisse entrer dans les apprentissages. Ça crée un lien incroyable. C’est une vraie vocation. »
Que faire pendant l’attente d’une AESH ?
En attendant l’affectation ou le renforcement de l’accompagnement, voici des pistes concrètes pour soutenir votre enfant et préparer vos démarches.
Aménagements temporaires à demander à l’école :
- Temps partiel temporaire si la journée complète est trop difficile
- Pauses adaptées (espace calme, temps de récupération)
- Plan de gestion de crise simple (qui fait quoi si votre enfant est en difficulté)
Points à aborder avec l’équipe éducative :
- Demander une ESS (Équipe de Suivi de la Scolarisation) si ce n’est pas fait
- Vérifier que le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) est à jour
- Solliciter des adaptations pédagogiques (consignes simplifiées, supports visuels, temps supplémentaire)
Traçabilité de vos échanges :
- Après chaque réunion ou appel, envoyez un mail récapitulatif à votre interlocuteur
- Notez les dates, noms et engagements pris
- Conservez tout dans un dossier dédié
Vos droits : ce que dit la loi
La loi du 11 février 2005 garantit à tous les enfants en situation de handicap le droit à une scolarisation en milieu ordinaire, dans des conditions adaptées à leurs besoins. C’est un droit, pas une faveur.
Lorsque la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) attribue un AESH à votre enfant via une notification MDPH, l’administration doit mettre en œuvre cette notification et justifier des mesures prises. Le nombre d’heures préconisé doit être effectivement mis en place.
Les délais d’attente que vous rencontrez ne sont pas normaux au regard du droit. Si l’accompagnement n’est pas assuré, des démarches et recours existent.
Ce qu’il faut savoir : la notification MDPH n’est pas qu’un papier administratif. C’est un document juridique qui vous donne des droits. Gardez précieusement tous vos courriers et notifications.
Les recours concrets : comment agir étape par étape
Si votre enfant n’a pas d’AESH malgré une notification MDPH, voici les démarches à suivre, de la plus simple à la plus formelle.
Étape 1 : Relancer par écrit
Envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception au rectorat de votre académie. Rappelez la notification MDPH (joignez une copie), précisez depuis quand votre enfant est en attente, et demandez une affectation dans les meilleurs délais. Conservez une copie de ce courrier.
Objet : Demande urgente d’affectation AESH – [Nom de l’enfant]
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe que mon enfant [Prénom NOM], scolarisé(e) à [Nom de l’école / collège / lycée], bénéficie d’une notification MDPH n°[numéro] en date du [date], lui accordant un accompagnement par une AESH à hauteur de [X] heures hebdomadaires.
À ce jour, soit [X] semaines/mois après la rentrée, cet accompagnement n’est toujours pas effectif [ou : n’est que partiellement assuré à hauteur de X heures].
Je vous demande de bien vouloir procéder à l’affectation d’une AESH dans les meilleurs délais, conformément aux droits de mon enfant.
En l’absence de réponse sous 15 jours, je me verrai dans l’obligation de saisir le Défenseur des droits.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[Signature, coordonnées]
PJ : Copie de la notification MDPH
Étape 2 : Contacter le Défenseur des droits
Si vous n’obtenez pas de réponse satisfaisante sous 15 jours, vous pouvez saisir le Défenseur des droits. Cette autorité indépendante peut intervenir auprès de l’administration pour faire respecter vos droits.
La saisine est gratuite et peut se faire en ligne sur defenseurdesdroits.fr. Pensez à joindre votre notification MDPH et les preuves de vos relances.
Étape 3 : Les procédures devant le tribunal administratif
En dernier recours, il existe des procédures d’urgence devant le tribunal administratif (référé-suspension, référé mesures utiles, référé-liberté selon votre situation). Le choix de la procédure dépend de votre cas particulier.
Un avocat ou une association spécialisée peut vous aider à déterminer quelle procédure est adaptée. Les familles éligibles à l’aide juridictionnelle n’ont rien à payer. En cas de victoire, l’administration peut être condamnée à rembourser vos frais.
- ☐ Notification MDPH / CDAPH (copie)
- ☐ PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) si existant
- ☐ Comptes rendus des ESS (Équipes de Suivi de Scolarisation)
- ☐ Mails envoyés et reçus (avec dates)
- ☐ Noms des interlocuteurs contactés
- ☐ Copie du courrier recommandé au rectorat
- ☐ Accusé de réception
Construire une relation positive avec l’AESH de votre enfant
Une fois l’accompagnement en place, voici quelques conseils pour optimiser la collaboration au quotidien.
Établissez le contact dès le début de l’année. Présentez-vous à l’AESH, partagez les informations essentielles sur votre enfant : ses points forts, ses difficultés, ce qui le rassure, ce qui peut le stresser. Cette transmission d’informations est précieuse.
Proposez un carnet de liaison. Un petit cahier qui fait le lien entre la maison et l’école permet de partager les observations, les progrès, les difficultés rencontrées. C’est un outil simple mais efficace.
Valorisez le travail de l’AESH. Ces professionnelles exercent un métier difficile, souvent peu reconnu. Un mot de remerciement peut faire la différence et renforcer leur engagement auprès de votre enfant.
Participez aux réunions éducatives. Les ESS sont des moments clés pour faire le point sur l’accompagnement. Votre présence et votre participation active sont essentielles.
En cas de difficulté, n’hésitez pas à en parler avec l’enseignant référent ou le directeur de l’établissement. La plupart des problèmes peuvent se résoudre par le dialogue.
Les perspectives : ce qui pourrait changer
Même si la proposition de loi n’a pas été adoptée, le débat reste ouvert. Voici ce qu’il faut surveiller dans les mois à venir.
Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’une réflexion serait menée sur l’évolution du statut des AESH. L’idée d’une fonctionnarisation « à terme » n’est pas exclue.
Des améliorations progressives ont déjà été mises en place ces dernières années : passage en CDI possible après 3 ans (contre 6 ans auparavant), revalorisation de la rémunération, prise en charge de la pause méridienne par l’État. Ces avancées restent insuffisantes aux yeux des professionnelles, mais elles montrent que le sujet évolue.
La mobilisation des familles et des collectifs joue un rôle important pour maintenir la pression et faire avancer les choses. Chaque témoignage compte. L’Unapei, à travers sa campagne #J’aiPasEcole, a recueilli près de 1 000 témoignages de familles qui ont contribué à rendre visible la réalité du terrain.
Ce qu’il faut retenir
Le rejet de la proposition de loi sur la fonctionnarisation des AESH ne change pas vos droits. Votre enfant a toujours droit à l’accompagnement préconisé par la MDPH.
Les points essentiels :
- 48 726 enfants étaient en attente d’AESH à la rentrée 2025, vous n’êtes pas seuls
- La notification MDPH est un document juridique qui vous donne des droits
- Des recours existent : relance écrite, Défenseur des droits, tribunal administratif
- À La Réunion, le collectif Les Enfants Invisibles 974 peut vous accompagner
- La collaboration famille-AESH est une clé de réussite pour votre enfant
Gardez espoir : malgré les difficultés du système, des milliers d’enfants en situation de handicap réussissent leur scolarité grâce à l’engagement des professionnelles AESH, des enseignants et des familles. Votre mobilisation compte, pour votre enfant et pour tous les autres.
FAQ : vos questions fréquentes
Mon enfant a une notification MDPH : l’école est-elle obligée de fournir une AESH ?
Oui. L’administration doit mettre en œuvre la notification MDPH. Si l’accompagnement n’est pas assuré, vous pouvez engager des démarches (relance, Défenseur des droits, tribunal administratif).
Combien de temps peut durer l’attente d’une AESH ?
Il n’existe pas de délai légal fixe. En pratique, l’attente varie de quelques semaines à plusieurs mois selon les académies. À la rentrée 2025, 14 % des élèves notifiés étaient encore en attente fin septembre. La situation s’améliore généralement en cours d’année grâce aux recrutements.
Que mettre dans la lettre au rectorat ?
Rappelez le numéro et la date de la notification MDPH, le nombre d’heures accordées, le nom et l’établissement de votre enfant, et la date depuis laquelle vous êtes en attente. Demandez une affectation « dans les meilleurs délais » et indiquez que vous saisirez le Défenseur des droits sans réponse sous 15 jours.
Puis-je demander une AESH individuelle plutôt que mutualisée ?
C’est la CDAPH (via la MDPH) qui décide du type d’accompagnement : individuel ou mutualisé. Si vous estimez que l’accompagnement mutualisé ne répond pas aux besoins de votre enfant, vous pouvez demander un réexamen de la situation lors d’une ESS ou faire un recours auprès de la MDPH.
Que faire si l’AESH change souvent ?
Les changements fréquents d’AESH peuvent perturber votre enfant. Signalez le problème par écrit à l’enseignant référent et au PIAL. Demandez que la stabilité de l’accompagnement soit prise en compte. En cas de difficulté persistante, vous pouvez saisir le Défenseur des droits.
- Défenseur des droits : defenseurdesdroits.fr (saisine gratuite)
- Unapei : unapei.org (campagne #JaiPasEcole)
- Collectif Les Enfants Invisibles 974 : via les réseaux sociaux (vérifiez le compte officiel)
- Votre MDPH départementale : pour toute question concernant votre notification
- Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), données rentrée 2025
- Commission d’enquête parlementaire sur les défaillances de prise en charge du handicap, Assemblée nationale, octobre 2025
- Réponse ministérielle à la question n°8583, Assemblée nationale, novembre 2025
- Collectif Les Enfants Invisibles 974, témoignages 2025
- Unapei, campagne #J’aiPasEcole, 2025
- CFDT Éducation, données sur le turnover des AESH, 2020–2023
- Loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances
- Grilles indiciaires AESH 2025 (arrêté du 13 juillet 2023)
- Banque des territoires, VousNousIls, Handicap.fr, SNALC, SE-Unsa, janvier 2026

