Le bilan orthoptique vérifie comment les yeux de ton enfant voient, bougent et travaillent ensemble. Son prix, son remboursement, et pourquoi la vue se contrôle avant de conclure à un trouble dys ou à un TDAH.
Sommaire
Bilan orthoptique :
ce qu’il coûte, ce qu’il vérifie
- Sur ordonnance — le bilan orthoptique se réalise sur prescription médicale, et ses conclusions reviennent au médecin.
- De 26 € à 79,30 € — en métropole, selon le type de bilan ; de 27,20 € à 82,96 € dans les départements d’outre-mer.
- Remboursé à 60 % — par l’Assurance maladie ; aucune franchise médicale n’est retenue avant 18 ans.
- Avant un diagnostic — la Haute Autorité de santé demande de vérifier la vue et l’audition avant de conclure à des troubles dys ou à un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
- Un éclairage, pas un verdict — l’orthoptiste dit si la vision gêne ton enfant ; le diagnostic revient à un médecin.
- Audition et sommeil — l’audition se vérifie avec la vue ; le sommeil entre dans l’évaluation d’un TDAH.
Ce jeudi 8 octobre 2026 est la Journée mondiale de la vue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelait en février 2026 qu’au moins 2,2 milliards de personnes vivent avec une déficience visuelle. Pour au moins un milliard d’entre elles, celle-ci aurait pu être évitée ou n’est pas encore prise en charge. Chez l’enfant d’âge scolaire, ajoutait-elle, une vue déficiente peut peser sur la réussite à l’école.
À la maison, la question prend une forme plus simple : quand la lecture fatigue ou que les devoirs s’éternisent, et si c’était les yeux ? Avant de conclure à l’un des troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie…) ou à un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les recommandations demandent au médecin de vérifier la vue et l’audition. Le bilan orthoptique est l’un des examens qu’il peut alors prescrire.
Qu’est-ce qu’un bilan orthoptique ?
L’orthoptiste est un auxiliaire médical, comme l’orthophoniste ou le kinésithérapeute. Selon le référentiel officiel de son métier, il dépiste, évalue, rééduque et explore les troubles de la vision, du nourrisson à la personne âgée. Son bilan se réalise sur prescription médicale : il comprend ce que le texte appelle un « diagnostic orthoptique », un objectif et un plan de soins, et ses conclusions sont adressées au médecin qui l’a demandé.
L’examen explore trois axes. L’axe sensoriel mesure ce que l’œil perçoit : acuité, contrastes, relief, couleurs. L’axe moteur observe la façon dont les yeux bougent ensemble, poursuivent une cible ou sautent d’un point à un autre. L’axe fonctionnel regarde enfin comment l’enfant se sert de sa vue pour explorer une page, lire, écrire ou guider son geste.
Le rendez-vous s’ouvre sur un échange : la plainte, les habitudes de vie, les attentes de l’enfant et de sa famille. Un détail compte avant d’y aller. L’Assurance maladie précise, dans une circulaire de décembre 2022, qu’un bilan orthoptique « ne peut être correctement réalisé et interprété que si la vision du patient est corrigée » : des lunettes à jour font donc partie de la préparation.
Bilan neurovisuel : ce que le mot recouvre
Le bilan neurovisuel n’est pas un examen concurrent : c’est l’un des bilans que réalise l’orthoptiste. Le référentiel du métier cite, parmi les bilans spécifiques, celui qui est mené « dans le cadre de troubles neurovisuels ». Un avenant signé en 2017 à la convention entre les orthoptistes et l’Assurance maladie a d’ailleurs valorisé le bilan consacré à la déficience neurovisuelle.
De quoi s’agit-il ? L’expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur la dyspraxie, publiée en 2019, décrit, chez les enfants concernés, des perturbations fréquentes de la perception visuelle, sans déficit visuel général. Elle précise que l’orthoptiste examine la fonction visuelle pour dépister des troubles neurovisuels, en particulier ceux qui touchent les mouvements des yeux.
Autrement dit, l’œil peut voir net alors que le regard s’organise mal. Un bilan neurovisuel s’intéresse à cette organisation. Le référentiel du métier range dans l’examen de l’orthoptiste les mouvements des yeux, l’exploration d’une page, la reconnaissance d’une forme et sa distinction de ce qui l’entoure.
Tarif d’un bilan orthoptique : de 26 € à 79,30 €
Chez un orthoptiste conventionné, le prix n’est pas libre. Il résulte d’une lettre-clé, l’AMY, multipliée par un coefficient propre à chaque acte. D’après le barème publié par l’Assurance maladie en novembre 2025, l’AMY vaut 2,60 € en métropole et 2,72 € dans les départements d’outre-mer et à Mayotte. Les bilans orthoptiques portent, eux, des coefficients allant de 10 à 30,5, indique une circulaire de l’Assurance maladie du 19 décembre 2022.
Le calcul donne une fourchette de 26 € à 79,30 € en métropole, et de 27,20 € à 82,96 € outre-mer. Le coefficient varie selon le type de bilan, bilan neurovisuel compris : d’où l’intérêt de demander, dès la prise de rendez-vous, lequel est prévu et à quel tarif.
Bilan orthoptique : les tarifs de convention
Lettre-clé AMY · 2,60 € en métropole, 2,72 € dans les départements d’outre-mer et à Mayotte
Coefficients des bilans · de 10 à 30,5 selon le type de bilan
Tarif en métropole · de 26 € à 79,30 €
Tarif outre-mer · de 27,20 € à 82,96 €
Remboursement · 60 % du tarif, soit de 15,60 € à 47,58 € en métropole
Franchise médicale · aucune avant 18 ans
Source · Assurance maladie : ameli.fr (18 novembre 2025, 29 et 30 septembre 2026) et circulaire du 19 décembre 2022
Un orthoptiste conventionné applique ces tarifs et t’informe des actes non remboursés qu’il propose, rappelle l’Assurance maladie. Chez un professionnel non conventionné, les honoraires sont libres et le remboursement, calculé sur un tarif dit d’autorité, devient très faible. Mieux vaut demander, avant le rendez-vous, si l’orthoptiste est conventionné.
Remboursement : ce que l’Assurance maladie prend en charge
Au régime général, l’Assurance maladie rembourse 60 % du tarif des actes des auxiliaires médicaux, orthoptistes compris, selon son barème mis à jour le 30 septembre 2026. Sur un bilan à 26 €, cela représente 15,60 € ; sur un bilan à 79,30 €, 47,58 €. Le reste, appelé ticket modérateur, peut être remboursé en tout ou partie par ta complémentaire santé, si ton contrat le prévoit.
La franchise médicale, soit 1 € par acte paramédical (Assurance maladie, 2026), ne s’applique pas aux moins de 18 ans : elle n’est donc pas déduite du remboursement du bilan de ton enfant. Avec la Complémentaire santé solidaire, tu n’as rien à payer pour les soins prescrits par un médecin. Et si ton enfant est reconnu en affection de longue durée (ALD) exonérante, les soins prévus par son protocole sont pris en charge à 100 %.
À La Réunion, c’est la caisse générale de sécurité sociale (CGSS) qui tient le rôle de la caisse primaire : elle assure, selon ses propres termes, « l’ensemble des rôles de la Sécurité sociale ». Le tarif de référence y est celui de l’outre-mer, soit de 27,20 € à 82,96 € pour un bilan.
Bilan orthoptique sans ordonnance : ce qui existe vraiment
Un bilan orthoptique suppose une ordonnance. Elle peut venir du médecin traitant, du pédiatre ou de l’ophtalmologiste : l’Assurance maladie indique que le médecin de l’enfant peut prescrire un examen ophtalmologique, un bilan chez l’orthoptiste, ou les deux.
Deux actes font exception depuis le 7 juin 2023, indique l’Assurance maladie. Le premier est le dépistage, chez le nourrisson de 9 à 15 mois, de l’amblyopie : le cerveau néglige alors l’image d’un œil qui voit moins bien que l’autre. Le second est le dépistage des troubles de la réfraction, comme la myopie ou l’hypermétropie, chez l’enfant de 30 mois à 5 ans. L’orthoptiste les réalise sans prescription, une fois par tranche d’âge, et oriente vers l’ophtalmologiste si le résultat le justifie.
À l’école, l’Assurance maladie et l’Éducation nationale proposent aussi un dépistage de la vue en petite section de maternelle, gratuit et soumis à ton autorisation. Depuis septembre 2026, le dispositif s’étend à 70 départements, dont La Réunion, dans des écoles pilotes ; près de 40 000 enfants en ont bénéficié en 2025-2026. Ces repérages ne remplacent pas un bilan : ils disent seulement s’il est utile d’aller plus loin.
Orthoptiste ou ophtalmologiste : qui fait quoi ?
Les deux métiers se complètent. L’ophtalmologiste est le médecin des yeux : c’est lui que l’Assurance maladie recommande de consulter en présence de symptômes oculaires. L’orthoptiste explore et rééduque la fonction visuelle. La Haute Autorité de santé (HAS) trace la même frontière : examen ophtalmologique pour un trouble visuel, bilan orthoptique pour un trouble de la fonction visuelle.
En pratique, le choix « orthoptiste ou ophtalmologiste » ne t’incombe pas : c’est le médecin de ton enfant qui oriente. Comme le bilan s’interprète sur une vision corrigée, le médecin peut d’abord prescrire l’examen ophtalmologique si la vue n’a pas été contrôlée récemment. Sur ce point, tu peux aussi lire notre article pour choisir les lunettes de son enfant.
Pourquoi vérifier la vue avant de parler de troubles dys
Les troubles dys désignent, selon l’Inserm, un ensemble de troubles cognitifs spécifiques. Parmi eux, les troubles spécifiques des apprentissages, comme la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie, concernent entre 5 et 7 % des enfants d’âge scolaire (Inserm, 2025). Leur diagnostic procède en partie par élimination : avant de retenir un trouble des apprentissages, le médecin s’assure qu’une autre cause n’explique pas mieux les difficultés.
La HAS l’écrit dans son guide de décembre 2017 : l’examen du médecin de premier recours comprend « la vérification de l’absence d’un déficit visuel et/ou auditif ». En cas de suspicion, il oriente vers l’ophtalmologiste pour un trouble visuel, vers l’orthoptiste pour un trouble de la fonction visuelle, vers l’oto-rhino-laryngologiste (ORL) pour l’audition.
L’Assurance maladie donne un exemple à propos de la dyslexie : le médecin peut prescrire un bilan orthoptique, qui étudie la motricité des yeux, notamment quand l’enfant se plaint de maux de tête en fin de journée. Pour la dyspraxie, l’Inserm rappelle que l’examen de la fonction visuelle fait partie du diagnostic différentiel, c’est-à-dire de la recherche d’une autre explication.
Ce bilan n’est pas pour autant un passage obligé devant tout trouble des apprentissages. Selon la plainte, la HAS place en première intention le bilan orthophonique pour le langage oral ou écrit, et le bilan en psychomotricité ou en ergothérapie pour le geste et l’écriture. La vue se vérifie toujours ; l’orthoptiste intervient quand quelque chose, dans la façon de regarder, interroge le médecin.
Les troubles dys auront leur journée dans deux jours : la 20e Journée nationale des Dys se tient samedi 10 octobre 2026. Mon Parcours Handicap annonce, à Beauvais, une rencontre d’information ouverte aux parents et aux professionnels.
Et avant un diagnostic de TDAH ?
Pour le TDAH, la recommandation de la HAS validée le 18 juillet 2024 est nette : le diagnostic est clinique, et aucun examen complémentaire ne lui est spécifique. Elle cite le déficit visuel ou auditif parmi les situations dont les symptômes peuvent ressembler à ceux du trouble, et demande une « vérification systématique des capacités visuelles et auditives lors de l’examen clinique ».
La recommandation cite en exemple les bilans orthophonique, ergothérapique et psychomoteur : l’orthoptie n’y figure pas. Le texte prévoit en revanche, si besoin, une orientation vers un spécialiste, ophtalmologiste ou ORL notamment. La vue se contrôle donc avant un diagnostic de TDAH, et c’est au médecin de dire, selon ce qu’il observe, si un bilan orthoptique est utile. Tout médecin formé peut poser ce diagnostic, rappelle la HAS ; notre dossier détaille les symptômes et le diagnostic du TDAH chez l’enfant.
Un point relie les deux sujets : les troubles peuvent s’associer. L’Inserm rapportait en 2019 qu’environ la moitié des enfants qui ont un TDAH présentent aussi un trouble développemental de la coordination, le nom médical de la dyspraxie. Chez eux, la question du regard mérite d’être posée au médecin.
Ce que le bilan ne dit pas
Le diagnostic des troubles dys ou d’un TDAH revient à un médecin, pas à l’orthoptiste. Dans le parcours décrit par la HAS, le médecin de l’enfant conduit la démarche et, au deuxième niveau de recours, celui des situations complexes, un médecin expert garantit le diagnostic et la synthèse des bilans. Le compte rendu de l’orthoptiste est une pièce du dossier, non sa conclusion.
Un bilan normal n’écarte donc pas un trouble des apprentissages, et un bilan perturbé ne l’explique pas à lui seul : la gêne visuelle et le trouble peuvent coexister. La HAS prévoit d’ailleurs l’intervention de l’orthoptiste quand un trouble de la fonction visuelle s’associe au trouble dys. La rééducation, si elle est prescrite, vise alors cette fonction visuelle, et elle seule ; ses séances sont remboursées au même taux de 60 %.
Audition : l’autre vérification demandée
Les recommandations de la HAS placent l’audition au même rang que la vue. Le dépistage proposé à la maternité ne règle pas tout : l’Assurance maladie rappelle que l’audition est recontrôlée aux examens de 4, 9 et 24 mois, puis lors des visites médicales scolaires de 6 et 12 ans. Une otite séreuse chronique, par exemple, peut entraîner une baisse d’audition qui gêne l’acquisition de la parole.
Après 3 ans, certains signes peuvent évoquer une baisse d’audition : un enfant qui ne parle pas ou parle de façon incompréhensible, qui fait souvent répéter, monte le son des écrans ou rencontre des difficultés à l’école. Le médecin traitant ou le pédiatre l’examine alors et l’adresse si besoin à l’ORL, qui réalise un bilan auditif adapté à son âge.
Sommeil : quand la fatigue ressemble à de l’inattention
Le sommeil est la troisième vérification. La HAS l’inscrit dans l’évaluation d’un TDAH et rappelle qu’un sommeil non réparateur peut se traduire par de l’hyperactivité, de l’irritabilité et des difficultés d’attention. Chez un enfant qui ronfle et présente des signes évocateurs de TDAH, elle demande d’évoquer un syndrome d’apnées obstructives du sommeil et d’orienter vers l’ORL.
L’Assurance maladie estimait en 2025 que les apnées du sommeil concernent environ 2 % des enfants de 2 à 6 ans. Les signes se voient la nuit, avec des ronflements sonores et des pauses respiratoires, et le jour, avec de la fatigue ou, au contraire, de l’irritabilité et de l’hyperactivité. Des amygdales et des végétations trop volumineuses sont le plus souvent en cause, précise-t-elle : une raison d’en parler au médecin.
Où faire un bilan orthoptique, et par où commencer ?
Le point de départ reste le médecin traitant ou le pédiatre, premier niveau du parcours défini par la HAS. Il examine ton enfant, vérifie la vue et l’audition, puis prescrit les bilans utiles. Les orthoptistes exercent en cabinet libéral, en maison de santé ou en établissement de santé ; l’annuaire santé de l’Assurance maladie permet d’en trouver un près de chez toi. Le bilan orthoptique se passe ensuite sur rendez-vous, ordonnance en main.
Si un trouble du neurodéveloppement est suspecté, le médecin peut aussi adresser ton enfant à une plateforme de coordination et d’orientation (PCO), en s’appuyant sur un livret de repérage prévu pour les 0-6 ans ou les 7-12 ans. Le parcours prévoit alors, selon l’Assurance maladie, une orientation vers l’ORL pour l’audition et vers un ophtalmologiste ou un orthoptiste pour la vision. Un forfait finance par ailleurs l’ergothérapie, la psychologie et la psychomotricité.
Autour du bilan : quatre gestes utiles
Décris ce que tu observes, par exemple des maux de tête en fin de journée ou une lecture qui fatigue, et demande si un contrôle de la vue, de l’audition ou un bilan orthoptique se justifie.
Demande quel bilan est prévu (un bilan neurovisuel, par exemple) et à quel tarif. Vérifie que l’orthoptiste est conventionné : hors convention, le remboursement devient très faible.
Apporte l’ordonnance, la carte Vitale, les lunettes de ton enfant s’il en porte, son carnet de santé et les comptes rendus déjà réalisés.
Les conclusions sont adressées au médecin prescripteur. Tu peux en demander une copie : le référentiel du métier la prévoit quand le bilan n’a pas été demandé par un ophtalmologiste.
Repères tirés du référentiel d’activités des orthoptistes (Bulletin officiel, 2015), du guide de la HAS (2017) et des pages de l’Assurance maladie (2020-2026).
Si un trouble des apprentissages est ensuite confirmé, la question de l’école se pose. Notre guide présente le projet personnalisé de scolarisation (PPS), le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) et le projet d’accueil individualisé (PAI) : PPS, PAP ou PAI, quel projet demander pour ton enfant.
Des signes à montrer au médecin, pas à interpréter seule
Un trouble de la vue passe souvent inaperçu : selon l’Assurance maladie (2026), dans 75 % des cas, l’enfant ne se plaint pas et les troubles visuels n’entraînent pas de symptômes.
Maux de tête · vision double · strabisme · torticolis · enfant qui fait souvent répéter ou monte le son · ronflements sonores et pauses respiratoires la nuit
Un signe isolé ne prouve rien, et seul un professionnel de santé peut conclure. Parles-en au médecin traitant ou au pédiatre, qui examine ton enfant et l’oriente si besoin vers l’ophtalmologiste, l’orthoptiste ou l’ORL.
Un bilan orthoptique ne met pas de nom sur les difficultés de ton enfant ; il dit si ses yeux y prennent part. Prendre le temps de ces vérifications avant de conclure, c’est s’assurer que l’on cherche au bon endroit, et parfois découvrir qu’une partie de la réponse était plus simple qu’on ne le pensait.
Le bilan orthoptique est-il remboursé ?
Oui. L’Assurance maladie rembourse 60 % du tarif de convention des actes d’orthoptie. Le reste, appelé ticket modérateur, peut être couvert par ta complémentaire santé si ton contrat le prévoit. Avant 18 ans, aucune franchise médicale n’est retenue. Avec la Complémentaire santé solidaire, tu n’as rien à payer pour les soins prescrits par un médecin.
Combien coûte un bilan orthoptique ?
Le tarif dépend du type de bilan. Avec une lettre-clé à 2,60 € (Assurance maladie, 2025) et des coefficients allant de 10 à 30,5 (circulaire de 2022), il va de 26 € à 79,30 € en métropole. Dans les départements d’outre-mer, où la lettre-clé vaut 2,72 €, la fourchette s’étend de 27,20 € à 82,96 €. Demande à l’orthoptiste quel bilan est prévu et à quel tarif.
Faut-il une ordonnance pour un bilan orthoptique ?
Oui : l’orthoptiste réalise son bilan sur prescription médicale, puis adresse ses conclusions au médecin qui l’a demandé. Deux dépistages se font sans ordonnance depuis juin 2023, une fois par tranche d’âge : celui de l’amblyopie entre 9 et 15 mois, et celui des troubles de la réfraction entre 30 mois et 5 ans.
Bilan orthoptique ou bilan neurovisuel : quelle différence ?
Le bilan neurovisuel est l’un des bilans que réalise l’orthoptiste. L’examen orthoptique explore trois axes : ce que l’œil perçoit, la façon dont les yeux bougent, et l’usage que l’enfant fait de sa vue. Le bilan neurovisuel recherche des troubles neurovisuels, en particulier ceux qui touchent les mouvements des yeux, alors même que l’œil peut voir net.
Le bilan orthoptique peut-il diagnostiquer une dyslexie ou un TDAH ?
Non. Le diagnostic des troubles dys ou d’un TDAH revient à un médecin, qui s’appuie sur l’examen de l’enfant et sur les bilans utiles. L’orthoptiste dit si la fonction visuelle gêne l’enfant ; son compte rendu éclaire le médecin. Pour le TDAH, la Haute Autorité de santé précise qu’aucun examen complémentaire n’est spécifique du diagnostic.
Orthoptiste ou ophtalmologiste : qui consulter en premier ?
Le médecin traitant ou le pédiatre, d’abord : il examine ton enfant et l’oriente. L’ophtalmologiste, médecin des yeux, se consulte en présence de symptômes oculaires. L’orthoptiste intervient sur prescription, pour explorer la fonction visuelle. Comme son bilan s’interprète sur une vision corrigée, un examen ophtalmologique peut le précéder.
Nos sources
Tarifs et remboursementAssurance Maladie, Les tarifs conventionnels des orthoptistes, 18 novembre 2025 · Valeur de la lettre-clé AMY en métropole et outre-mer
Assurance Maladie, Circulaire CIR-33/2022 : règles tarifaires pour les situations de collaboration entre un orthoptiste et un ophtalmologue, 19 décembre 2022 · Coefficients des bilans orthoptiques et vision corrigée
Assurance Maladie, Circulaire CIR-39/2019 : clarification des règles tarifaires pour les situations de coopération entre un orthoptiste et un ophtalmologue, 5 novembre 2019 · Première liste des coefficients des bilans orthoptiques
Assurance Maladie, Tableaux récapitulatifs des taux de remboursement, 30 septembre 2026 · Taux de 60 % pour les auxiliaires médicaux
Assurance Maladie, La franchise médicale, 29 septembre 2026 · Montant de la franchise et personnes dispensées
Assurance Maladie, Qu’est-ce que le ticket modérateur ?, 30 septembre 2026 · Ticket modérateur, complémentaire santé et affection de longue durée
Assurance Maladie, Complémentaire santé solidaire : vous n’avez rien à payer dans la plupart des cas, 29 décembre 2025 · Soins prescrits et Complémentaire santé solidaire
Assurance Maladie, Tarifs conventionnels : affichage et obligations légales, 29 décembre 2020 · Orthoptiste conventionné ou non : ce que cela change
Assurance Maladie, Les avenants à la convention nationale des orthoptistes, 29 août 2023 · Avenants 12 et 15 : bilans valorisés et dépistages sans prescription
CGSS de La Réunion, Présentation, 8 août 2017 · Rôle de la caisse générale de sécurité sociale
Orthoptie et vue de l’enfantBulletin officiel n° 1 du 1er janvier 2015, Certificat de capacité d’orthoptiste : référentiel d’activités (annexe I), 1er janvier 2015 · Contenu du bilan, prescription et compte rendu
Assurance Maladie, La santé des yeux de l’enfant, 18 mars 2026 · Signes à surveiller, amblyopie et dépistages
Assurance Maladie, Vue, langage et problèmes de dos : le point sur ces 3 dépistages pour l’année scolaire 2026-2027, 20 juillet 2026 · Dépistage de la vue en petite section et départements concernés
Assurance Maladie, Annuaire santé, consulté le 8 octobre 2026 · Trouver un orthoptiste : exemple de Saint-Pierre, à La Réunion
Organisation mondiale de la santé, Cécité et déficience visuelle, 10 février 2026 · Chiffres mondiaux de la déficience visuelle
OMS, Bureau régional de l’Afrique, World Sight Day 2026: Message from WHO Regional Director for Africa, 8 octobre 2026 · Message pour la Journée mondiale de la vue 2026
Troubles dys et TDAHHaute Autorité de santé, Comment améliorer le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ?, décembre 2017 · Guide du parcours de santé des troubles dys
Haute Autorité de santé, Trouble du neurodéveloppement/TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents, 18 juillet 2024 · Recommandation sur le TDAH de l’enfant
Assurance Maladie, Comment repérer une dyslexie et une dysorthographie ?, 23 octobre 2024 · Examens de la vue et de l’audition avant le diagnostic
Inserm, 10 octobre 2025 : Journée nationale des troubles dys, 23 septembre 2025 · Définition et fréquence des troubles dys
Inserm, Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie. Synthèse et recommandations, 2019 · Synthèse de l’expertise collective sur la dyspraxie
Inserm, Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie, chapitre 12 : repérage et démarche diagnostique, 2019 · Rôle de l’orthoptiste dans la démarche diagnostique
Assurance Maladie, Prise en charge des troubles du neurodéveloppement, 2 septembre 2026 · Parcours des plateformes de coordination et d’orientation
Mon Parcours Handicap, 20e Journée nationale des DYS à Beauvais, 10 octobre 2026 · Annonce de la Journée nationale des Dys 2026
Audition et sommeilAssurance Maladie, Mon enfant entend mal : dépistage, symptômes et diagnostic de la surdité, 16 juillet 2026 · Dépistage et signes d’une baisse d’audition chez l’enfant
Assurance Maladie, Endormissement difficile, réveils nocturnes, sommeil excessif et apnées du sommeil chez l’enfant, 8 avril 2025 · Apnées du sommeil de l’enfant
Informations vérifiées le 8 octobre 2026.