Le projet personnalisé de scolarisation (PPS), le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) et le projet d’accueil individualisé (PAI) répondent à des besoins différents. Voici lequel demander pour ton enfant, à qui t’adresser et comment l’obtenir.
Sommaire
PAP, PPS, PAI :
à chaque besoin son plan
- Le PAP — pour un trouble des apprentissages confirmé par un avis médical ; il se construit à l’école, sans passer par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
- Le PPS — pour un handicap reconnu par la MDPH ; seule sa commission peut accorder l’aide d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) ou une orientation.
- Le PAI — pour une maladie chronique, une allergie ou une intolérance alimentaire ; il organise les soins à l’école et se cumule avec un PAP ou un PPS.
- Le PAS — ce pôle d’appui à la scolarité, que tu peux saisir toi-même, apporte une première réponse sans remplacer la MDPH ; les PAS couvrent 56 % du territoire, et leur généralisation est annoncée pour 2027.
- Les délais — un PAP se demande à tout moment ; pour un PPS, la MDPH dispose en principe de quatre mois, mais le délai moyen de traitement des demandes en MDPH atteignait 4,8 mois en 2024, selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
- En cas de refus — une décision de la MDPH se conteste d’abord auprès d’elle, dans les deux mois ; face à l’école, le PAS, un numéro vert et le médiateur prennent le relais.
PAP, PPS, PAI : trois plans pour trois situations
Tout part d’une question : de quoi ton enfant a-t-il besoin pour suivre sa scolarité ? Le diagnostic éclaire la réponse, mais ce sont ses besoins qui orientent vers un plan plutôt qu’un autre. Le ministère de l’Éducation nationale distingue quatre réponses, du simple aménagement scolaire décidé en équipe jusqu’à l’accompagnement accordé par la MDPH.
Le plan d’accompagnement personnalisé répond à un trouble spécifique du langage et des apprentissages, une dyslexie par exemple, confirmé par un avis médical. Le projet personnalisé de scolarisation répond à une situation de handicap reconnue par la MDPH. Le PAI, lui, concerne la santé : une maladie chronique, une allergie ou une intolérance alimentaire.
Un quatrième dispositif complète le tableau : le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), mis en place par l’équipe pédagogique avec la famille quand un élève maîtrise mal certaines connaissances, sur une courte période. Ici, on s’attache au moment de la demande : qui décide, à qui t’adresser, en combien de temps, et que faire en cas de refus.
Le plan d’accompagnement personnalisé, pour un trouble des apprentissages
Le PAP s’adresse aux élèves dont les difficultés scolaires durables viennent d’un ou de plusieurs troubles des apprentissages, précise la circulaire du 22 janvier 2015 qui l’encadre. Il prévoit des aménagements et des adaptations de nature pédagogique, consignés dans un document rédigé selon le modèle annexé à la circulaire.
Il peut être proposé par le conseil des maîtres ou le conseil de classe, ou demandé par les parents, ou par l’élève lui-même s’il est majeur, à tout moment de la scolarité. Le constat du trouble revient au médecin de l’Éducation nationale ou au médecin qui suit ton enfant, au vu de son examen et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux. Le médecin de l’Éducation nationale rend ensuite un avis sur la mise en place du plan.
Le directeur d’école ou le chef d’établissement élabore ensuite le plan d’accompagnement personnalisé avec l’équipe éducative, en y associant la famille. Les enseignants le mettent en œuvre ; au collège comme au lycée, le professeur principal coordonne. Le PAP est révisé chaque année et suit l’élève tout au long de sa scolarité, y compris au passage au collège puis au lycée.
Le PAP a une limite nette, posée par la même circulaire : il ne répond pas aux besoins qui nécessitent une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), notamment pour une aide humaine, un matériel pédagogique adapté ou une dispense d’enseignement. Il ne s’adresse pas non plus aux élèves qui ont déjà un projet personnalisé de scolarisation, et il n’est pas une étape obligatoire avant de saisir la MDPH.
Projet personnalisé de scolarisation : quand le handicap est reconnu
Le PPS définit le déroulement de la scolarité d’un élève en situation de handicap et les mesures qui l’accompagnent, rappelle Service-Public. Il peut prévoir une orientation, un matériel pédagogique adapté comme un ordinateur équipé de logiciels, une aide humaine par une AESH, ou une scolarité à temps partiel.
La décision ne se prend pas à l’école. L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH évalue les besoins, notamment à partir du guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (GEVA-Sco), puis la CDAPH décide. Parmi les prestations et orientations attribuées aux enfants par les MDPH en 2024, l’aide humaine à la scolarisation pesait 22 %, l’orientation scolaire 15 % et le matériel pédagogique adapté 5 %, selon la CNSA.
Une fois le PPS notifié, un interlocuteur devient central : l’enseignant référent. Il garantit la mise en œuvre du plan, fait le lien entre l’école, la MDPH et la famille, et réunit l’équipe de suivi de la scolarisation (ESS) au moins une fois par an, indique Mon Parcours Handicap. Le PPS est révisé au moins à chaque changement de cycle ou d’orientation scolaire.
Qui peut demander un PPS ?
La demande revient aux parents, ou à l’élève lui-même s’il est majeur, auprès de la MDPH. Elle passe par le formulaire Cerfa n° 15692*01, accompagné d’un certificat médical de moins d’un an et, si ton enfant est déjà scolarisé, du GEVA-Sco. Le dossier s’envoie par courrier ou se dépose en ligne, précise Mon Parcours Handicap.
C’est dans ce dossier que tu formules tes demandes pour l’école : aménagements, matériel pédagogique, transport scolaire ou accompagnement par une AESH. Mon Parcours Handicap renvoie pour cela au volet du formulaire consacré à la vie scolaire.
Préparer le dossier : équipe éducative et GEVA-Sco
Pour une première demande, le GEVA-Sco est rempli au cours d’une réunion de l’équipe éducative, que convoque le directeur ou le chef d’établissement. Tu en es membre de droit, et ta connaissance de ton enfant en dehors de l’école y compte. C’est ensuite toi qui le transmets à la MDPH avec le dossier ; notre guide pour remplir un GEVA-Sco de première demande détaille cette réunion.
Le dépôt du dossier reste donc une démarche de la famille. Tu n’es pas seule pour autant : ces démarches s’ajoutent à un quotidien déjà chargé, et l’enseignant référent peut t’apporter informations, conseils et aide pour constituer le dossier, indique Mon Parcours Handicap.
Avant de demander un plan, prépare le terrain
Les devoirs qui s’étirent, la fatigue du soir, ce que l’enseignant te rapporte : des faits datés aident l’équipe à mesurer les besoins de ton enfant.
Pour un PAP, le médecin s’appuie sur son examen et, le cas échéant, sur les bilans psychologiques et paramédicaux. Pour un PPS, le dossier de la MDPH demande un certificat médical de moins d’un an.
Pour un PAP ou un PAI, adresse-toi au directeur ou au chef d’établissement. Pour un PPS, demande la réunion de l’équipe éducative qui remplira le GEVA-Sco. Si un PAS couvre ton secteur, tu peux aussi le saisir toi-même.
Une demande écrite et datée, dont tu conserves une copie, montre ta démarche si un désaccord surgit : le médiateur de l’Éducation nationale intervient après une première démarche restée sans suite.
Repères tirés des circulaires du 22 janvier 2015 sur le PAP et du 1er septembre 2025 sur les PAS, des fiches de Mon Parcours Handicap et de la page du médiateur de l’Éducation nationale.
Le PAI, pour la santé de ton enfant à l’école
Le projet d’accueil individualisé concerne les enfants et les adolescents qui ont un trouble de la santé : une pathologie chronique comme l’asthme, une allergie, une intolérance alimentaire, ou une maladie de longue durée comme un cancer. Il organise la vie de ton enfant à l’école et précise ses besoins thérapeutiques, rappelle Service-Public.
Il est mis en place à ta demande, ou avec ton accord, auprès du directeur ou du chef d’établissement. Le médecin de l’Éducation nationale, ou celui de la protection maternelle et infantile (PMI) ou de la structure d’accueil, le rédige et le signe à partir des documents fournis par le médecin qui suit ton enfant. Il peut prévoir un régime alimentaire, des horaires aménagés, une dispense de certaines activités ou un protocole d’urgence.
Le PAI vaut pour toute la scolarité dans le même établissement, à condition que tu transmettes les éléments nécessaires à chaque rentrée, précise la circulaire du 10 février 2021. Il peut aussi être revu à tout moment, à ta demande, si la santé de ton enfant, son environnement ou son école change. Surtout, il se cumule : un élève peut avoir à la fois un PAI et un PAP, ou un PAI et un projet personnalisé de scolarisation.
PAP ou PPS : quelle différence ?
La différence tient d’abord à leur nature. Le PAP adapte l’enseignement à un trouble des apprentissages et se décide dans l’école, sans reconnaissance du handicap. Le PPS découle d’une reconnaissance par la MDPH et ouvre des droits à compensation.
Elle tient ensuite à ce que chaque plan peut ouvrir. Un aménagement scolaire de nature pédagogique relève du PAP. Une AESH ou une orientation, en unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) par exemple, relèvent de la CDAPH, donc du PPS.
Pour le matériel pédagogique adapté, deux voies existent. Dans le cadre d’un PPS, la CDAPH peut en décider. Là où un pôle d’appui à la scolarité (PAS) est déployé, celui-ci peut également en proposer dans le cadre de sa réponse de premier niveau, sans se substituer à la MDPH.
Pour un enfant dys ou avec un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ce sont ses besoins qui guident le choix, plus que le diagnostic. Quand des adaptations pédagogiques suffisent et qu’un médecin a constaté un trouble des apprentissages, le PAP répond. S’il lui faut une aide humaine en classe, seule la MDPH peut l’accorder, et rien n’oblige à passer d’abord par un PAP.
École, PAS ou MDPH : qui décide quoi ?
Pour savoir à qui t’adresser, retiens trois portes. À l’école se mettent en place les réponses qui ne nécessitent pas une décision de la CDAPH : PPRE, PAP et PAI, selon des procédures différentes. Le PAS apporte une première réponse, sans qu’une notification soit forcément nécessaire. La MDPH évalue les besoins de compensation, et sa commission, la CDAPH, décide du PPS, de l’aide humaine d’une AESH et de l’orientation.
À l’école, tout commence souvent par l’enseignant, qui peut déjà ajuster sa pratique en classe. Les demandes de PAP ou de PAI s’adressent ensuite au directeur ou au chef d’établissement, qui réunit aussi l’équipe éducative.
Après la notification d’un projet personnalisé de scolarisation, ton interlocuteur reste l’enseignant référent. L’équipe de suivi qu’il réunit peut se retrouver autant que de besoin, et pas seulement une fois par an, si la situation de ton enfant évolue.
Qui décide, à qui t’adresser
PPRE · l’équipe pédagogique avec la famille, sous le pilotage du directeur ou du chef d’établissement
PAP · demande au directeur ou au chef d’établissement ; avis du médecin de l’Éducation nationale ; plan élaboré par l’école
PAI · demande au directeur ou au chef d’établissement ; rédigé et signé par le médecin de l’Éducation nationale, de PMI ou de la structure d’accueil
Équipe éducative · réunie par le directeur ou le chef d’établissement ; la famille en est membre de droit
PAS · saisi par les parents, l’élève majeur ou l’école ; première réponse, sans notification obligatoire
Projet personnalisé de scolarisation, AESH, orientation · dossier déposé par la famille à la MDPH ; décision de la CDAPH
Enseignant référent et ESS · suivi du PPS, au moins une fois par an ; GEVA-Sco de réexamen
Livret de parcours inclusif (LPI) · renseigné par l’école ; consultable par les parents en ligne
Source · Éducation nationale, circulaires de 2015, 2021 et 2025, page mise à jour en août 2026 ; Mon Parcours Handicap, 2025-2026
AESH, PAS, GEVA-Sco et LPI : les mots à connaître
Quatre termes reviennent sans cesse dans ces démarches. L’AESH est une personne, pas un plan : elle accompagne l’élève en situation de handicap pour favoriser son autonomie, au titre d’une aide individuelle, mutualisée ou collective. Plus de 140 000 AESH accompagnent aujourd’hui des élèves, selon le ministère de l’Éducation nationale en 2026. Leur intervention est décidée par la CDAPH, puis organisée par l’Éducation nationale.
Le PAS est, selon la circulaire du 1er septembre 2025, un service rendu aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Coordonné par un personnel de l’Éducation nationale, il dispose d’un éducateur spécialisé à temps plein et d’un plateau technique médico-social. Les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) sont progressivement transformés en PAS.
Le GEVA-Sco décrit à la MDPH la scolarité de ton enfant et ses besoins. Il existe en deux versions : la première demande, remplie en équipe éducative pour un élève dont le handicap n’a pas encore été évalué, et le réexamen, rempli en équipe de suivi par l’enseignant référent, pour un élève qui a déjà un PPS.
Reste le livret de parcours inclusif (LPI), moins connu. Cet outil numérique recense les réponses pédagogiques apportées aux élèves à besoins éducatifs particuliers, du simple aménagement scolaire au PPRE, au PAP ou au PPS, explique le ministère. Les équipes pédagogiques le renseignent, sous le pilotage du directeur ou du chef d’établissement, et tu peux le consulter en ligne.
Pôles d’appui à la scolarité : où en est-on en 2026 ?
Concrètement, tu peux saisir le PAS toi-même, au même titre qu’un enseignant ou le directeur. Cette réponse de premier niveau ne nécessite pas forcément de notification préalable de la CDAPH, précise la circulaire du 1er septembre 2025. La famille est associée à l’analyse des besoins de l’enfant et informée des propositions.
La réponse peut être pédagogique, définie et mise en œuvre par l’enseignant dans sa classe, ou prendre la forme d’un premier accompagnement humain par un professionnel identifié par le PAS : éducateur spécialisé, assistant d’éducation, professeur ressource, réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) ou professionnel du médico-social, par exemple. Le coordonnateur peut aussi proposer l’attribution d’un matériel pédagogique adapté. Une fois acceptée par la famille, la proposition est inscrite dans le LPI.
Ses limites sont nettes. Sa réponse ne remplace ni les compensations notifiées par la MDPH, ni un PPS, ni un PAP, rappelle son cahier des charges. Ce n’est pas un passage obligé : les familles saisissent la MDPH « chaque fois qu’elles le souhaitent », dit la circulaire. Pour l’AESH, enfin, le PAS met en œuvre l’accompagnement notifié par la MDPH : c’est la CDAPH qui l’accorde.
Reste à savoir si ton secteur est couvert. À la rentrée 2026, le ministère de l’Éducation nationale compte près de 1 500 PAS, couvrant 56 % du territoire national (août 2026). Le site du Gouvernement en recense « plus de 1 300 » dans son article sur la Conférence nationale du handicap, publié le 7 septembre. Mon Parcours Handicap situe la fin de la généralisation à la rentrée 2027.
Quels délais compter ?
Le PAP peut être demandé à tout moment de la scolarité, rappelle la circulaire de 2015 ; sa mise en place passe ensuite par l’avis du médecin de l’Éducation nationale. Pour le PAS, aucun délai n’est chiffré : toute saisine donne lieu à un accusé de réception, et la famille est reçue « dans les meilleurs délais », prévoit le cahier des charges.
Pour le PPS, c’est la MDPH qui donne le tempo. Elle dispose en principe de quatre mois pour étudier la demande, rappelle Mon Parcours Handicap, mais les délais sont parfois plus longs : en 2024, le délai moyen de traitement des demandes en MDPH était de 4,8 mois, selon les chiffres clés publiés par la CNSA en juin 2026.
Pour une rentrée, déposer le dossier tôt dans l’année scolaire qui précède laisse donc de la marge, d’autant que la réunion de l’équipe éducative pour le GEVA-Sco demande elle aussi du temps. Notre article sur les délais de réponse de la MDPH détaille ce qui se passe quand la réponse tarde.
Et les aménagements aux examens ?
Un aménagement scolaire prévu par un plan peut aussi valoir aux examens, mais il se demande, au plus tard à la date limite d’inscription, sauf si le handicap est reconnu après cette date. Pour un élève du public ou du privé sous contrat qui a déjà un PAI, un PAP ou un PPS, Service-Public décrit une procédure simplifiée : le formulaire académique est remis au professeur principal, l’équipe pédagogique y inscrit son appréciation, puis la demande part à l’autorité qui organise l’examen.
Dans les autres cas, l’avis revient à un médecin désigné par la CDAPH. C’est l’autorité administrative qui organise l’examen qui décide. La majoration du temps ne dépasse pas le tiers du temps prévu pour chaque épreuve, sauf situation exceptionnelle, sur demande motivée de ce médecin.
Que faire si l’école refuse les aménagements ?
Face au refus d’un aménagement scolaire, la première étape reste le dialogue avec l’enseignant, puis avec le directeur ou le chef d’établissement. Demande par écrit ce qui bloque. Pour un PAP, vérifie que le médecin de l’Éducation nationale a bien rendu son avis, puisque cet avis fait partie de la procédure.
Là où un PAS existe, tu peux aussi le saisir toi-même : il peut proposer une nouvelle analyse des besoins de ton enfant et d’autres réponses. Et rien ne t’empêche de déposer en parallèle un dossier à la MDPH, si les besoins de ton enfant le justifient.
Si ton enfant a un projet personnalisé de scolarisation que l’école n’applique pas, l’enseignant référent est ton premier relais : il garantit sa mise en œuvre et réunit l’équipe de suivi. Le ministère met aussi à ta disposition un numéro vert, Information école inclusive, au 0 805 805 110, consacré à la scolarisation des enfants en situation de handicap.
Si le désaccord persiste après une première démarche, tu peux saisir gratuitement le médiateur de l’Éducation nationale, qui travaille avec un réseau de médiateurs académiques. Pour un litige avec un service public, le Défenseur des droits peut aussi intervenir, gratuitement, une fois qu’une solution à l’amiable a été tentée, rappelle Service-Public.
Le refus vient de la MDPH ? Un recours auprès d’elle est obligatoire avant tout tribunal, dans les deux mois qui suivent la notification ; si la MDPH ne répond pas à ton recours dans les deux mois, il est considéré comme refusé, rappelle la CNSA dans une fiche mise à jour en mai 2024. Tu peux aussi demander d’abord une conciliation, par courrier au directeur de la MDPH. Nos modèles de lettres pour la MDPH et l’école t’aident à rédiger ces courriers.
Quand le PAP ne suffit plus
Le PAP organise des aménagements pédagogiques, rien de plus. L’aide humaine d’une AESH ou une dispense d’enseignement passe par la MDPH. Un matériel pédagogique adapté peut être décidé par la CDAPH dans le cadre d’un PPS ; là où un PAS est déployé, celui-ci peut aussi en proposer, sans se substituer à la MDPH.
Besoin d’un adulte à ses côtés pour suivre en classe · ordinateur ou logiciel adapté envisagé · scolarité à temps partiel évoquée · difficultés qui persistent malgré les aménagements
Un signe isolé ne prouve rien, et seule la commission de la MDPH tranche sur une compensation. Parles-en avec l’équipe éducative et le médecin de l’Éducation nationale ; l’enseignant référent, ou le PAS s’il couvre ton secteur, peut t’aider à préparer le dossier.
Ce qui pourrait changer en 2027
Le paysage pourrait encore évoluer. Le 4 septembre 2026, à la Conférence nationale du handicap, le président de la République a assuré que la cible de 3 000 PAS serait tenue à la rentrée suivante, et souhaité, dès la rentrée 2027, un rapprochement progressif des dispositifs autour d’un « projet de réussite unique ». Ce sont des annonces, pas des droits : aujourd’hui, PPRE, PAP, PAI et PPS restent les plans de référence.
En vigueur ou annoncé ?
PPRE, PAP, PAI, PPS · en vigueur : ce sont les plans de référence
PAS · en place sur une partie du territoire, organisés par la circulaire du 1er septembre 2025
3 000 PAS à la rentrée 2027 · objectif annoncé par le président de la République le 4 septembre 2026
Projet de réussite unique · annonce : rapprochement progressif des dispositifs souhaité dès la rentrée 2027
Proposition de loi sur le parcours inclusif · adoptée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale le 11 mai 2026, en attente au Sénat : pas en vigueur
Source · Éducation nationale, 2025-2026 ; Élysée, 4 septembre 2026 ; Sénat, dossier législatif mis à jour le 22 mai 2026
Un plan qui suit ton enfant
Aucun de ces plans n’est figé. Le PAP se révise chaque année, le projet personnalisé de scolarisation évolue au moins à chaque changement de cycle, et le PAI s’ajoute à l’un comme à l’autre quand la santé l’exige. Le bon plan est celui qui répond aux besoins de ton enfant aujourd’hui, et il peut changer quand ses besoins changent.
Pour un enfant avec un TDAH, PAP ou PPS ?
La circulaire de 2015 ne nomme pas le TDAH : le PAP vise les difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages, constaté par un médecin au vu de son examen et des bilans. Si ton enfant a besoin d’une AESH, seule la MDPH peut l’accorder, dans le cadre d’un PPS.
Mon enfant a déjà un plan d’accompagnement personnalisé : le PAS peut-il aider ?
Oui. Si ce plan, comme les autres aides de droit commun, n’a pas eu les effets attendus, tu peux solliciter le coordonnateur du PAS, indique Mon Parcours Handicap. Il peut faire analyser à nouveau les besoins de ton enfant avec un professionnel du médico-social, qui peut, avec ton autorisation et si nécessaire, intervenir auprès de lui en situation d’apprentissage. Sa réponse s’ajoute au PAP sans le remplacer.
Et si l’AESH notifiée n’est pas là ?
Préviens d’abord l’enseignant référent, qui garantit la mise en œuvre du PPS. Là où il existe, le PAS est chargé de mettre en place l’AESH notifiée : son coordonnateur est donc aussi ton interlocuteur. Le numéro vert 0 805 805 110 t’oriente, et le médiateur de l’Éducation nationale peut être saisi si ta première démarche n’a pas abouti.
Le PAS existe-t-il près de chez moi ?
Pas forcément : selon le ministère, les PAS couvrent 56 % du territoire à la rentrée 2026. Le plus simple est de demander à l’école, puisque les écoles et établissements rattachés à un PAS doivent être informés de ses horaires et de la façon de le solliciter. Ces modalités doivent aussi être diffusées aux familles dès la rentrée, prévoit le cahier des charges.
Comment consulter le livret de parcours inclusif ?
Avec ton compte ÉduConnect, sur le portail Scolarité Services. Dès qu’un aménagement, un PPRE, un PAP, un PPS ou un GEVA-Sco y est saisi par l’équipe pédagogique, tu accèdes à une synthèse et tu peux télécharger les documents finalisés. Le PAI, lui, n’y est pas intégré à ce jour : son intégration est à l’étude pour 2027, précise Éduscol.
Qui rédige le projet personnalisé de scolarisation ?
L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH l’élabore, à partir de ton dossier et du GEVA-Sco, puis le transmet à la CDAPH, qui retient les mesures adaptées à ton enfant, rappelle Service-Public. À l’école, le directeur ou le chef d’établissement est responsable de sa mise en œuvre, et l’enseignant référent veille à sa continuité en réunissant l’équipe de suivi.
Nos sources
Textes officielsMinistère de l’Éducation nationale, Le plan d’accompagnement personnalisé, circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015 · Lire la circulaire sur le PAP au Bulletin officiel
Ministère de l’Éducation nationale, Projet d’accueil individualisé pour raison de santé, circulaire du 10 février 2021 · Lire la circulaire sur le PAI au Bulletin officiel
Ministère de l’Éducation nationale, Déploiement des pôles d’appui à la scolarité, circulaire du 1er septembre 2025 · Lire la circulaire sur les PAS au Bulletin officiel
Ministère de l’Éducation nationale, Cahier des charges 2025 des pôles d’appui à la scolarité, annexe de la circulaire du 1er septembre 2025 · Consulter le cahier des charges des PAS (PDF)
Démarches et droitsMinistère de l’Éducation nationale, La scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers, mise à jour le 14 août 2026 · Consulter la page du ministère sur l’école inclusive
Service-Public, Élève ou étudiant en situation de handicap : qu’est-ce que le projet personnalisé de scolarisation (PPS) ?, vérifié le 27 mars 2026 · Consulter la fiche Service-Public sur le PPS
Service-Public, Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé (PAI) ?, vérifié le 21 mai 2025 · Consulter la fiche Service-Public sur le PAI
Service-Public, Un jeune en situation de handicap peut-il avoir un aménagement pour passer ses examens ?, vérifié le 25 septembre 2025 · Consulter la fiche sur les aménagements d’examen
Service-Public, Litige avec l’administration : saisir le Défenseur des droits, vérifié le 29 avril 2026 · Consulter la fiche sur le Défenseur des droits
Ministère de l’Éducation nationale, Le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, mise à jour le 9 mars 2026 · Consulter la page du médiateur de l’Éducation nationale
Mon Parcours Handicap, Projet personnalisé de scolarisation (PPS), mise à jour le 6 mai 2026 · Consulter la fiche Mon Parcours Handicap sur le PPS
Mon Parcours Handicap, Pourquoi et comment déposer un dossier auprès de la MDPH ?, mise à jour le 18 août 2026 · Consulter la fiche sur le dépôt d’un dossier à la MDPH
Mon Parcours Handicap, PPRE, PAI, PAP, PPS : en quoi consistent les différentes possibilités d’appui à la scolarisation ?, mise à jour le 6 mai 2026 · Consulter la fiche sur les possibilités d’appui à la scolarisation
Mon Parcours Handicap, Comment s’effectue la scolarisation dans un établissement scolaire ?, mise à jour le 28 août 2025 · Consulter la fiche sur la scolarisation en établissement
Mon Parcours Handicap, École et handicap – Qu’est-ce que le GEVA-sco ?, mise à jour le 23 décembre 2025 · Consulter la fiche sur le GEVA-Sco
Mon Parcours Handicap, Quels professionnels de l’enseignement accompagnent les élèves en situation de handicap ?, mise à jour le 19 août 2025 · Consulter la fiche sur l’enseignant référent
Éduscol, FAQ – LPI (Livret de parcours inclusif), mise à jour le 15 mai 2026 · Lire la foire aux questions sur le LPI (PDF)
CNSA, Votre demande d’aide à la MDPH a été refusée : comment dire que vous n’êtes pas d’accord ?, fiche en facile à lire et à comprendre, mise à jour en mai 2024 · Lire la fiche de la CNSA sur les recours contre la MDPH (PDF)
Annonces et ParlementPrésidence de la République, Discours de clôture du président de la République à la Conférence nationale du handicap 2026, 4 septembre 2026 · Lire le discours publié par l’Élysée (PDF)
Gouvernement, Handicap : la CNH 2026 fixe le cap pour les trois prochaines années, info.gouv.fr, 7 septembre 2026 · Lire l’article du Gouvernement sur la Conférence nationale du handicap
Sénat, Proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers, dossier législatif mis à jour le 22 mai 2026 · Suivre le dossier législatif au Sénat
ChiffresCNSA, Les chiffres clés de l’aide à l’autonomie 2026, juin 2026 · Consulter les chiffres clés 2026 de la CNSA (PDF)
Informations vérifiées le 2 octobre 2026.