Tu attends un bébé, ou il vient de naître, et tout le monde te parle du « vaccin bronchiolite » ? Il existe deux façons de le protéger d’une forme grave : te faire vacciner pendant ton huitième mois de grossesse, ou lui faire une injection d’anticorps dès la naissance (source 1). C’est l’un ou l’autre, sauf exception (sources 2, 3, 4) : voici pour qui, quand, où et à quel prix, La Réunion comprise.
Sommaire
Vaccin bronchiolite :
deux façons de protéger ton bébé
- Deux options — le vaccin Abrysvo pour toi, au 8e mois de grossesse, ou un anticorps pour ton bébé dès la naissance, Beyfortus ou Enflonsia (source 1).
- L’un ou l’autre — pas les deux, sauf exceptions, par exemple si bébé naît moins de 14 jours après ton vaccin ou prématuré (sources 3, 4).
- Les dates — du 14 septembre 2026 au 28 février 2027 dans l’Hexagone, du 28 septembre 2026 au 28 mars 2027 à La Réunion (source 4).
- Le prix — rien à avancer à la maternité ; en pharmacie, Abrysvo est pris en charge à 100 % ; l’anticorps est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie, et les 140,63 € qui restent sont pris en charge par la plupart des mutuelles (source 1).
- À La Réunion — l’ARS annonce 100 % pour Abrysvo et Beyfortus pendant la campagne, sans préciser si cela vaut en pharmacie ; le texte national, qui s’applique aussi ici, prévoit 65 % pour l’anticorps en pharmacie : en attendant une confirmation, demande à ta pharmacie ou à la CGSS (sources 5, 6, 7).
- L’efficacité — les protections réduisent fortement le risque d’hospitalisation : de 65 à 85 % pour Abrysvo et Beyfortus, selon l’ANSM (sources 1, 8).
- Le choix — il revient aux parents, informés par leurs professionnels de santé (source 4).
- Même protégé — un bébé peut faire une bronchiolite : appelle le 15 s’il bleuit autour de la bouche, fait un malaise ou des pauses respiratoires, ou dort tout le temps (sources 3, 9).
Vaccin bronchiolite : comment protéger ton bébé du VRS ?
La bronchiolite du nourrisson est le plus souvent due au virus respiratoire syncytial, le VRS, en cause dans 60 à 90 % des cas (source 10). Généralement bénigne, elle conduit pourtant à l’hôpital 2 à 3 nourrissons de moins d’un an sur 100, et 8 bébés hospitalisés sur 10 ont moins de 6 mois (source 1).
C’est pour ces premiers mois que deux protections existent, en complément des gestes barrières (source 1) :
- le vaccin Abrysvo, fait à la future maman pendant la grossesse : son corps fabrique des anticorps, qui passent au bébé par le placenta (source 1) ;
- un anticorps injecté au bébé, Beyfortus ou Enflonsia : il reçoit directement les anticorps, par une injection (sources 1, 3).

Pour le bébé, le « vaccin bronchiolite » est en fait un anticorps monoclonal, qui cible le VRS et l’empêche d’entrer dans les cellules (source 3).
Selon ta situation :
- tu es enceinte, entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, pendant la campagne : le vaccin pour toi, ou l’anticorps pour ton bébé à sa naissance, au choix (sources 1, 4) ;
- tu as été vaccinée au moins 14 jours avant ton accouchement : ton bébé bénéficie en principe de tes anticorps, sans injection en plus, sauf exceptions, par exemple s’il naît prématuré (sources 1, 4) ;
- tu n’as pas été vaccinée, ou ton bébé naît moins de 14 jours après ton vaccin : l’anticorps lui est proposé à la maternité (source 4) ;
- ton bébé est déjà né sans avoir été protégé : l’anticorps reste possible pendant sa première saison de VRS, en ville (source 4).
Selon la HAS, l’un comme l’autre réduisent fortement le risque d’hospitalisation et de forme grave, et les gestes barrières seuls protègent moins bien (source 1).
Abrysvo : le vaccin pendant la grossesse
Abrysvo se fait en une seule injection, entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire pendant le 8e mois de grossesse (sources 1, 2) : ta sage-femme ou ton médecin peut te dire si tu es dans cette période.
Pourquoi pas plus tôt ? Par précaution : avec un autre vaccin destiné aux femmes enceintes, une hausse des naissances prématurées avait été observée (source 1). Pour Abrysvo, ce surrisque n’est pas significatif selon la HAS, qui limite pourtant la période et maintient une surveillance renforcée (sources 1, 2).
Il se fait pendant la campagne : du 14 septembre 2026 au 28 février 2027 dans l’Hexagone, du 28 septembre 2026 au 28 mars 2027 à La Réunion (source 4). Un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier peut le prescrire et te l’injecter ; il est disponible en pharmacie et dans les établissements de santé (source 7).
Pour que tes anticorps contre le VRS aient le temps de passer à ton bébé, la vaccination doit avoir lieu au moins 14 jours avant l’accouchement (source 1). Il est alors protégé dès la naissance : fortement les 3 premiers mois, puis de moins en moins entre 3 et 6 mois (source 11).
Ses effets indésirables connus : une réaction au point d’injection, des maux de tête, des douleurs musculaires, légers ou modérés et de courte durée (source 1).
Entre début mars 2025 et fin février 2026, une dizaine d’accouchements prématurés et deux paralysies faciales d’évolution favorable ont été déclarés après la vaccination, sans lien établi avec elle ; la surveillance continue (source 9). En France, une étude Epi-Phare citée par la HAS n’a trouvé aucun surrisque significatif, notamment d’accouchement prématuré (source 12).
Pour l’ANSM, ces données soutiennent les recommandations en vigueur, qui restent une vaccination entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée (source 13).
L’étude n’exclut pas, pour les vaccinations faites à 32 semaines ou avant, soit 6 % des femmes vaccinées, une légère hausse du risque de naissance prématurée, sans lien de cause établi, et invite ces femmes à la vigilance (source 13) : si c’est ton cas, ou si tu hésites sur le moment de te faire vacciner, parles-en à ta sage-femme ou à ton médecin.
Beyfortus ou Enflonsia : l’injection pour bébé
Ces deux anticorps se donnent en une seule injection dans le muscle, le plus souvent avant la sortie de la maternité (sources 1, 4).
Beyfortus se dose selon le poids, 50 mg sous 5 kg et 100 mg à partir de 5 kg ; Enflonsia, disponible depuis août 2026, à 105 mg quel que soit le poids (sources 4, 7). Pour la HAS, Enflonsia est une option de première intention au même titre que Beyfortus, avec un manque de recul sur son effet à long terme, sur plusieurs saisons (source 14) ; Beyfortus, lui, est utilisé depuis 2023 (source 1).
Ils sont proposés à tous les bébés pendant leur première saison de VRS, c’est-à-dire la première période de circulation du virus qu’ils traversent, y compris ceux nés en dehors de la période épidémique (source 4).

Ton bébé est né avant la campagne ? L’injection reste possible, idéalement avant la saison d’épidémie (source 4). Dans l’Hexagone, les bébés nés entre le 21 février et le 13 septembre 2026, veille du début de la campagne, peuvent bénéficier d’un rattrapage en ville (sources 15, 16).
À La Réunion, où la campagne a commencé le 28 septembre, la page de l’ARS sur la campagne ne donne pas de dates de rattrapage (sources 4, 5) ; mais le texte national prévoit l’anticorps pendant la première saison de VRS, même pour un bébé né avant la campagne (source 4) : son médecin, ta sage-femme ou la PMI te diront s’il peut en bénéficier.
Après la sortie de la maternité, l’anticorps s’obtient sur ordonnance, en pharmacie de ville : il ne fait pas partie des médicaments que la pharmacie de l’hôpital peut vendre au public (source 6).
Un médecin peut prescrire l’un comme l’autre, et une sage-femme peut prescrire Beyfortus (source 7). Pour Enflonsia, l’Assurance maladie indique qu’il ne peut être prescrit que par un médecin, alors que la HAS et l’ARS Île-de-France citent aussi la sage-femme (sources 1, 7, 16) : pour lui, le plus simple est de passer par un médecin.
L’injection peut ensuite être faite par un médecin, une sage-femme ou un infirmier (source 7), et aussi en PMI (source 11). Beyfortus peut être fait le même jour que les vaccins du nourrisson, sans être mélangé à eux dans la même seringue (source 11).
La protection commence quelques jours après l’injection (source 7), elle est maximale 6 jours après et dure au moins 5 à 6 mois (source 1). Effets indésirables connus : une éruption sur la peau, une réaction au point d’injection, de la fièvre (source 1).
Le bon produit pour la bonne personne
L’ANSM, l’agence du médicament, relève des erreurs qui persistent lors des injections contre le VRS (source 9).
Un vaccin pour adulte injecté à un bébé au lieu de l’anticorps · une dose incorrecte · une double administration (sources 3, 9)
Abrysvo est pour toi, jamais pour ton bébé : il n’est pas indiqué chez le nouveau-né ni chez le nourrisson. Ta vaccination peut être notée dans ton carnet de maternité, pour éviter une injection inutile à ton bébé (sources 3, 9).
Est-ce efficace, et sans danger ?
Pour Beyfortus, la HAS retient une baisse de 73 à 83 % du risque d’hospitalisation pour bronchiolite à VRS, et de 76 % du risque d’admission en soins intensifs (source 17).
Pour Abrysvo, les études menées en vie réelle estiment la baisse des hospitalisations entre 58 et 84 % (source 12). Enflonsia les a réduites de 84 %, sur les 150 jours suivant l’injection, dans l’essai qui a conduit à son remboursement : il était comparé à un placebo, pas à Beyfortus (source 14).
Aucune protection n’est totale : en 2025-2026, l’ANSM a reçu des déclarations concernant des bébés qui ont fait une bronchiolite à VRS malgré l’injection de Beyfortus, généralement sans conséquence grave (source 9).
Côté sécurité, l’ANSM n’a relevé aucun nouveau risque pour Abrysvo ni pour Beyfortus pendant la campagne 2025-2026, et elle surveille aussi Enflonsia (source 9). Tout effet indésirable peut être déclaré en ligne, sur signalement.social-sante.gouv.fr (source 18).
Abrysvo ou anticorps : comment choisir ?
Pour la HAS, ce sont deux stratégies alternatives : on choisit l’une ou l’autre (source 2). Elles ne doivent pas être combinées, sauf exception évaluée au cas par cas (source 3).
L’anticorps est recommandé pour ton bébé, même si tu as été vaccinée ou à la place du vaccin, dans quatre cas :
- si ton bébé naît moins de 14 jours après ta vaccination (source 4) ;
- s’il naît prématuré : le texte officiel parle de « naissance prématurée », sans fixer de terme précis ; en cas de doute, l’équipe de la maternité te dira si c’est le cas pour ton bébé (source 4) ;
- si tu es immunodéprimée, c’est-à-dire si une maladie ou un traitement affaiblit tes défenses : la vaccination n’est alors pas recommandée (source 4) ;
- si tu as déjà reçu Abrysvo lors d’une grossesse précédente (source 4).
Abrysvo et Beyfortus protègent bien tous les deux : entre 65 et 85 % d’efficacité, selon l’ANSM (source 8). Une étude française sur plus de 42 000 bébés nés fin 2024 a trouvé, avec Beyfortus plutôt qu’avec Abrysvo, 26 % d’hospitalisations en moins et 42 % d’admissions en réanimation ou en soins intensifs en moins (source 8), un résultat sur les formes graves pour lequel la HAS juge les données encore peu robustes (source 12).
Pour la HAS, la différence sur les hospitalisations reste faible en valeur absolue : de 0,13 à 0,3 %, soit environ 1 à 3 hospitalisations de moins pour 1 000 bébés, avec un recul encore insuffisant sur le long terme (source 12).
Certains parents préfèrent l’anticorps, Beyfortus étant utilisé depuis 2023 ; d’autres, le vaccin, notamment pour éviter une injection à leur bébé (source 1). La décision revient aux parents, informés par leurs professionnels de santé (source 4), et la HAS le dit simplement : « Quel que soit votre choix, il sera respecté » (source 1).
Les deux protections, côte à côte
Abrysvo, pour qui · la future maman, entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée
Abrysvo, protection · dès la naissance, forte les 3 premiers mois, puis en baisse jusqu’à 6 mois
Beyfortus ou Enflonsia, pour qui · le bébé, dès la naissance, pendant sa première saison de VRS
Beyfortus ou Enflonsia, protection · maximale 6 jours après l’injection, pendant au moins 5 à 6 mois
À la maternité · rien à avancer, pour le vaccin comme pour l’anticorps
En pharmacie · Abrysvo 196,10 €, pris en charge à 100 % ; anticorps 401,80 €, remboursé à 65 %
Avec la CSS ou l’AME · tout est pris en charge
À La Réunion · 100 % annoncé par l’ARS pour Abrysvo et Beyfortus, à vérifier en pharmacie
Les deux à la fois · non, sauf exceptions, par exemple une naissance moins de 14 jours après le vaccin ou un bébé prématuré
Source · HAS, 30 septembre 2026 ; Vaccination Info Service, 23 octobre 2026 ; ministère de la Santé, 10 août 2026 ; ARS La Réunion, 5 octobre 2026 (sources 1, 4, 5, 11)
Combien ça coûte ?
À la maternité, rien à avancer : le vaccin comme l’anticorps y sont délivrés sans frais (source 1), et l’anticorps y est pris en charge à 100 % (source 7).
En pharmacie, Abrysvo coûte 196,10 € et il est pris en charge à 100 % au titre de l’assurance maternité (sources 1, 7).
Beyfortus et Enflonsia coûtent 401,80 € (source 1). Depuis le 31 août 2026, l’Assurance maladie en rembourse 65 %, contre 30 % auparavant, et le tiers payant est possible (sources 6, 7) : avec ta carte Vitale à jour, tu n’avances pas cette part, soit 261,17 € (source 19).
Restent 140,63 €, que 95 % des mutuelles prennent en charge selon la HAS (source 1) : demande à ta pharmacie si elle applique aussi le tiers payant avec la tienne ; avec la Complémentaire santé solidaire ou l’Aide médicale de l’État, le montant est intégralement pris en charge (source 11).
À La Réunion, c’est la CGSS qui joue le rôle de la CPAM (source 20). Le texte national, qui s’applique aussi aux outre-mer, prévoit en pharmacie une prise en charge dans les conditions de droit commun, soit 65 %, à partir du début de la campagne, le 28 septembre ici (sources 4, 6, 7).
L’ARS La Réunion écrit pourtant que l’Assurance maladie assure la prise en charge à 100 % d’Abrysvo et de Beyfortus pendant toute la campagne, sans préciser si cela vaut aussi en pharmacie, et sans parler d’Enflonsia (source 5). Tant que la CGSS ne l’a pas confirmé, le taux national de 65 % en pharmacie reste la référence pour l’anticorps (sources 6, 7) : avant de l’acheter, demande à ta pharmacie ou à la CGSS ce qui s’appliquera pour toi.
Bébé prématuré ou fragile : quelle protection ?
Beyfortus et Enflonsia peuvent être donnés à tous les nourrissons, prématurés compris (source 4). Pour certains bébés à haut risque, une autre option existe, à l’hôpital seulement : Synagis, un anticorps injecté une fois par mois pendant la période à risque, pris en charge à 100 % (sources 4, 11).
Il est réservé à trois situations :
- les bébés nés prématurés, à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins, c’est-à-dire 35 semaines d’aménorrhée, âgés de moins de 6 mois au début de l’épidémie ; l’équipe qui suit ton bébé te dira s’il est concerné (source 4) ;
- les enfants de moins de 2 ans traités dans les 6 derniers mois pour une dysplasie bronchopulmonaire (source 4), une maladie respiratoire chronique rare qui touche surtout les grands prématurés (source 21) ;
- les enfants de moins de 2 ans qui ont une cardiopathie congénitale, une malformation du cœur apparue pendant sa formation (source 22), avec retentissement hémodynamique, c’est-à-dire avec des effets sur la circulation du sang (source 4).
Ces deux derniers groupes d’enfants, s’ils restent fragiles, peuvent recevoir Beyfortus pour une deuxième saison de VRS, jusqu’à 24 mois, en deux injections, idéalement avant le début de cette deuxième saison (sources 4, 7).
Après une opération du cœur avec circulation extracorporelle, une dose supplémentaire est prévue dès que le bébé est stable : recommandée pour Enflonsia, possible pour Beyfortus (sources 4, 23). Pour ces bébés comme pour les autres, il appartient aux parents, informés par leurs professionnels de santé, de décider (source 4).
À La Réunion, quand et où se protéger ?
Ici, la campagne court du 28 septembre 2026 au 28 mars 2027, pour le vaccin comme pour l’anticorps (sources 4, 24).
Avant le Covid-19, les épidémies de bronchiolite se déroulaient sur l’île de novembre à mars, avec un pic en février ; ce rythme marqué a disparu depuis (source 25). Aucune épidémie n’a été déclarée en 2024-2025 ni en 2025-2026, mais le VRS a quand même circulé activement : de début décembre 2024 à fin janvier 2025, puis plus tôt, de début octobre 2025 à début février 2026 (source 25).
D’après le bulletin du 23 octobre 2026, les passages aux urgences pour bronchiolite chez les moins de 1 an sont passés de 43 à 65 dans la semaine du 12 au 18 octobre, et les hospitalisations de 15 à 20 : c’est la quatrième semaine de hausse, sans qu’à ce stade les seuils épidémiques aient été franchis deux semaines consécutives (source 24).
Un bébé né depuis le 28 septembre peut recevoir l’anticorps à la maternité (source 4).
Pour un bébé né avant et pas encore protégé, l’injection se fait idéalement avant la saison d’épidémie (source 4) : avec les cas qui augmentent sur l’île (source 24), c’est le moment d’en parler à son médecin, à ta sage-femme, à son pédiatre ou à ton pharmacien, comme l’ARS y invite les parents (source 5).
Aux Antilles, la campagne va du 31 août 2026 au 28 février 2027 ; à Mayotte, du 1er octobre 2026 au 31 mai 2027 ; en Guyane, elle dure toute l’année (source 4).
Quels gestes protègent aussi ton bébé ?
Vaccin ou anticorps, les gestes barrières restent utiles en complément (source 1). Santé publique France en recommande six (source 26).
Les 6 gestes qui protègent ton bébé
Un lavage avant et après chaque change, tétée, repas ou câlin.
Éviter, avec lui, les endroits publics confinés.
Biberons, sucettes et couverts non partagés, tant qu’ils ne sont pas lavés.
Un logement aéré régulièrement, toutes les pièces.
En cas de rhume, toux ou fièvre.
ne pas fumer à côté des bébés et des enfants.
Santé publique France, affiche « La bronchiolite, je l’évite », mise à jour le 27 octobre 2026 (source 26).
L’Assurance maladie conseille aussi de frotter ses mains 30 secondes au savon, et, si tu le peux, d’éviter l’entrée en collectivité, crèche ou halte-garderie, avant l’âge de 3 mois (source 27). L’ARS La Réunion recommande d’aérer chaque jour au moins 10 minutes (source 5).
Vaccin pendant la grossesse ou injection à la naissance, en complément des gestes barrières : deux façons de protéger ton bébé, à choisir avec ton médecin, ta sage-femme ou ton pharmacien (sources 1, 5). Et s’il tousse malgré tout, notre article sur la bronchiolite t’aide à repérer les signes qui doivent faire consulter.

Beyfortus est-il un vaccin ?
Pas au sens strict, même si certaines pages officielles le rangent parmi les vaccins (source 17) : c’est un anticorps monoclonal, injecté directement au bébé, qui cible le VRS (source 3). Sa protection est maximale 6 jours après l’injection et dure au moins 5 à 6 mois (source 1).
Est-ce obligatoire ?
Non : c’est recommandé, pas obligatoire (source 1), et le choix revient aux parents, informés par leurs professionnels de santé (source 4).
Jusqu’à quel âge mon bébé peut-il recevoir l’anticorps ?
Il n’y a pas d’âge fixe : l’anticorps est proposé pendant sa première saison de VRS, même s’il est né avant la campagne (source 4). Dans l’Hexagone, le rattrapage concerne les bébés nés depuis le 21 février 2026 (source 15) ; pour La Réunion, la page de l’ARS n’en donne pas (source 5), son médecin ou la PMI te répondront. Pour une deuxième saison, Beyfortus est réservé aux enfants de moins de 24 mois qui restent fragiles (source 4).
J’ai été vaccinée et j’accouche dix jours après : que se passe-t-il ?
L’anticorps est recommandé pour ton bébé à la naissance, car le passage de tes anticorps contre le VRS à ton bébé demande au moins 14 jours (sources 1, 4).
Mon bébé protégé peut-il quand même faire une bronchiolite ?
Oui : aucune protection n’est totale, et d’autres virus que le VRS peuvent en donner (sources 9, 11) ; à La Réunion, le rhinovirus, qui peut lui aussi causer des bronchiolites, circule toute l’année (source 25). Consulte s’il change de comportement, respire plus vite, creuse son thorax ou boit moins depuis plusieurs repas ; appelle le 15 s’il bleuit autour de la bouche, fait un malaise ou des pauses respiratoires, ou dort tout le temps (source 3).
Je l’achète en pharmacie : comment le garder jusqu’à l’injection ?
Jusqu’à l’injection, Beyfortus comme Enflonsia se gardent au réfrigérateur, entre 2 et 8 °C, dans leur boîte, sans congélation et sans les secouer ; hors du réfrigérateur, ils tiennent au plus 48 heures, entre 20 et 25 °C et à l’abri de la lumière, puis la seringue se jette (sources 23, 28). Beyfortus ne doit pas non plus être exposé à la chaleur directe (source 23).
Abrysvo se fait-il en même temps que les autres vaccins ?
Le même jour que le vaccin contre la grippe ou le Covid-19, oui ; avec celui contre la coqueluche, au moins 2 semaines d’écart sont recommandées (source 7).
Mon bébé a été protégé l’an dernier : faut-il recommencer ?
Seulement s’il reste fragile : une dysplasie bronchopulmonaire traitée dans les 6 derniers mois ou une malformation du cœur avec retentissement hémodynamique, avant 24 mois (source 4).
Nos sources
Source 1 · Haute Autorité de santé, Bronchiolite : comment protéger votre futur bébé d’une forme grave ? (aide à la décision pour les parents), mis à jour le 30 septembre 2026
Source 2 · Haute Autorité de santé, Recommandation vaccinale contre les infections à VRS chez les femmes enceintes, 13 juin 2024, mise à jour le 14 octobre 2024
Source 3 · ANSM, Protéger les nourrissons contre le VRS, mis à jour le 16 septembre 2026
Source 4 · Ministère de la Santé, Direction générale de la santé, Campagne de vaccination et d’immunisation contre les infections à VRS du nourrisson (bronchiolite), message MINSANTE n° 2026_20, 10 août 2026
Source 5 · ARS La Réunion, Bronchiolite : la campagne de prévention des nourrissons lancée à La Réunion, 5 octobre 2026
Source 6 · Ministères sociaux, Bulletin officiel, Note d’information interministérielle n° DGS/PP5/DSS/1C/2026/118 du 7 août 2026 relative aux modalités de mise en œuvre de la campagne 2026-2027 de prévention des bronchiolites à virus respiratoire syncytial (VRS), publiée le 12 août 2026
Source 7 · Assurance maladie, ameli.fr, Bronchiolite : le point sur les 2 traitements préventifs et leur prise en charge, 15 septembre 2026
Source 8 · ANSM, Prévention des hospitalisations pour bronchiolite chez le nouveau-né : Beyfortus montre une efficacité supérieure à celle offerte par Abrysvo, 22 décembre 2025
Source 9 · ANSM, Prévention des bronchiolites à VRS : un profil de sécurité rassurant, des erreurs médicamenteuses qui persistent, 16 septembre 2026
Source 10 · ANSM, Le virus respiratoire syncytial (VRS), mis à jour le 16 septembre 2026
Source 11 · Santé publique France, Vaccination Info Service, Bronchiolites et infections respiratoires dues aux virus respiratoires syncytiaux (VRS), page professionnels, mise à jour le 23 octobre 2026
Source 12 · Haute Autorité de santé, Commission de la transparence, Abrysvo, avis du 15 juillet 2026, mis en ligne le 20 juillet 2026
Source 13 · ANSM, Vaccination contre le VRS pendant la grossesse : une étude d’EPI-PHARE confirme la sécurité maternelle et fœtale du vaccin Abrysvo, 14 novembre 2025, mis à jour le 22 décembre 2025
Source 14 · Haute Autorité de santé, Commission de la transparence, Enflonsia (clésrovimab), avis du 24 juin 2026, mis en ligne le 20 juillet 2026
Source 15 · Service-public.fr, Bronchiolite du nourrisson : un nouvel anticorps préventif est disponible (actualité), 17 septembre 2026
Source 16 · ARS Île-de-France, Bronchiolite des nourrissons : la campagne de prévention 2026-2027, 26 août 2026
Source 17 · Haute Autorité de santé, Commission de la transparence, Beyfortus (nirsévimab), avis du 15 juillet 2026, mis en ligne le 20 juillet 2026
Source 18 · ANSM, Déclarer un effet indésirable, mis à jour le 26 juin 2026
Source 19 · Assurance maladie, ameli.fr, Remboursement des médicaments et tiers payant, mis à jour le 17 juin 2021
Source 20 · Assurance maladie, Un réseau de proximité, page consultée le 28 octobre 2026
Source 21 · Centre de référence des maladies respiratoires rares RespiRare (document publié par la Haute Autorité de santé), Dysplasie bronchopulmonaire de l’enfant : synthèse du PNDS à destination du médecin traitant, août 2023
Source 22 · Santé publique France, Anomalies de l’appareil circulatoire, mis à jour le 20 mai 2019
Source 23 · Agence européenne des médicaments (EMA), Beyfortus : résumé des caractéristiques du produit (version anglaise à jour ; le fichier français en ligne date d’avant la mise à jour), page consultée le 29 octobre 2026
Source 24 · Santé publique France, Surveillance épidémiologique à La Réunion, semaine 42 (bulletin régional), 23 octobre 2026
Source 25 · Santé publique France, Note d’aide à la décision : date de début de la prochaine campagne d’immunisation des nouveau-nés contre la bronchiolite à VRS pour la saison 2026-2027 (France hexagonale et DROM), 4 septembre 2026
Source 26 · Santé publique France, La bronchiolite, je l’évite (affiche), mise à jour le 27 octobre 2026
Source 27 · Assurance maladie, ameli.fr, Prévenir la survenue de la bronchiolite, page consultée le 28 octobre 2026
Source 28 · Agence européenne des médicaments (EMA), Enflonsia : résumé des caractéristiques du produit et notice, page consultée le 29 octobre 2026
Informations vérifiées le 29 octobre 2026.
