AEEH 2026 : depuis le 1er avril, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) de base peut être accordée sans limitation de durée dès 50 % d’incapacité, si aucune amélioration n’est attendue. Montant, conditions, durée : ce qui change pour ton dossier.
Sommaire
AEEH 2026 :
ce qui change, ce qui ne change pas
- Montant — l’AEEH de base s’élève à 153,01 € par mois depuis le 1er avril 2026, hors complément.
- Dès 50 % d’incapacité — l’AEEH de base peut être attribuée sans limitation de durée, soit jusqu’aux 20 ans au plus, si aucune amélioration n’est attendue.
- Depuis le 1er avril 2026 — la règle vaut pour les premières demandes et les renouvellements déposés à compter de cette date.
- Droit en cours — rien ne change avant ton prochain renouvellement : la mesure ne s’applique pas aux demandes déposées plus tôt.
- Complément — ses durées ne changent pas : 2 à 5 ans entre 50 % et 79 %, 3 à 5 ans à partir de 80 %.
- Loi du 12 juin 2026 — une avance de l’AEEH de base en cas de réponse tardive a été votée, à titre expérimental ; elle ne s’applique pas encore.
AEEH 2026 : ce que change le décret du 30 mars
Avant le 1er avril 2026, un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 % imposait de redemander l’allocation tous les deux à cinq ans, même quand l’état de l’enfant ne laissait attendre aucune amélioration. Ces renouvellements s’ajoutaient à un quotidien déjà chargé.
Le décret n° 2026-227 du 30 mars 2026 ouvre une autre voie : l’AEEH de base peut désormais être attribuée sans limitation de durée dès 50 % d’incapacité, en l’absence de perspective d’amélioration de l’état de santé de l’enfant, comme c’était déjà possible à partir de 80 %. La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) en a détaillé l’application dans une instruction du 16 avril 2026 : la mesure vaut depuis le 1er avril 2026.
Elle s’applique quel que soit le handicap en cause : autisme, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), troubles dys ou autre. Le critère est le taux d’incapacité reconnu à l’enfant, pas le nom du diagnostic. Pour une maman dont l’enfant se situe dans cette tranche, la conséquence est concrète : l’AEEH de base pourrait ne plus avoir à être redemandée.
AEEH sans limitation de durée : jusqu’à quel âge, et qui décide ?
« Sans limitation de durée » ne signifie pas « à vie ». Le droit court au plus tard jusqu’au mois du 20e anniversaire de l’enfant, précise la Cnaf, ou jusqu’au passage à l’allocation aux adultes handicapés (AAH), ajoute service-public.gouv.fr. Une AEEH sans limitation de durée reste donc bornée par l’âge, et due tant que ses conditions sont remplies : le code de la sécurité sociale prévoit que les droits peuvent être révisés si l’incapacité de l’enfant évolue.
Reste à savoir qui juge qu’aucune amélioration n’est attendue. Trois acteurs interviennent, dans l’ordre, et ni le médecin ni la famille ne tranchent seuls.
Le certificat médical décrit l’état de l’enfant. Son formulaire comporte une rubrique « Perspective d’évolution globale », où le médecin indique notamment une stabilité, une aggravation ou une amélioration ; sa notice rappelle que ces perspectives peuvent jouer sur la durée d’attribution des prestations. L’équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) évalue la situation et formule une proposition. La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) décide et fixe la durée.
Le code de la sécurité sociale décrivait déjà ce circuit pour les taux d’au moins 80 % : une durée limitée y suppose une perspective d’amélioration « expressément mentionnée par le certificat médical » et une proposition de l’équipe pluridisciplinaire. Pour les taux de 50 % à 79 %, la Cnaf retient le même critère, sans détailler la procédure. La durée limitée devient ainsi l’exception : si une amélioration est envisagée, l’AEEH de base reste accordée pour deux à cinq ans dans cette tranche, trois à cinq ans au-delà.
Ton droit est en cours : rien ne bouge avant le renouvellement
Si ton enfant bénéficie déjà d’un droit notifié, par exemple jusqu’en 2028, rien ne change d’ici là. La mesure s’applique uniquement aux nouvelles demandes et aux renouvellements déposés à compter du 1er avril 2026, écrit la Cnaf : les droits déjà ouverts ne sont donc pas réexaminés. Le nouveau régime jouera lors de ton prochain renouvellement, déposé auprès de la MDPH avant la date de fin.
Comme la CDAPH dispose de quatre mois pour répondre, selon service-public.gouv.fr, ce dossier gagne à partir tôt. Le site public Mon Parcours Handicap, comme la caisse d’allocations familiales (Caf), conseille de le déposer six mois avant la fin de la période d’attribution.
Un cas mérite attention : le dossier déposé avant le 1er avril 2026, mais tranché après. « C’est la date de dépôt qui détermine l’application des nouvelles durées d’accord », précise la Cnaf : ce dossier relève donc de l’ancien régime. Pour une demande déposée depuis le 1er avril, la commission fixe la durée de l’AEEH de base, sans limitation ou limitée, et, à part, celle du complément éventuel : la décision que la MDPH adresse par courrier fait foi.
AEEH de base et complément : deux calendriers
Le complément, qui peut s’ajouter à l’allocation quand le handicap pèse sur le budget ou sur le travail d’un parent, ne suit pas l’AEEH de base. Même lorsque celle-ci est accordée sans limitation de durée, il reste attribué pour deux à cinq ans si le taux est compris entre 50 % et 79 %, et pour trois à cinq ans à partir de 80 %, précise la Cnaf. Les familles dont l’enfant a un taux d’au moins 80 % connaissent déjà ce double calendrier, qui existait avant le décret.
Une famille peut donc avoir deux horizons : une AEEH de base qui court jusqu’aux 20 ans de l’enfant, et un complément à redemander dans quelques années. Même dans ce cas, rappelle Mon Parcours Handicap, il reste nécessaire de refaire une demande auprès de la MDPH pour le renouveler. La majoration pour parent isolé, qui suppose un complément d’au moins la deuxième catégorie, dépend donc elle aussi de ce renouvellement.
AEEH 2026 : les durées d’attribution depuis le 1er avril
AEEH de base, sans amélioration attendue · sans limitation de durée dès 50 %, jusqu’au mois des 20 ans ou au passage à l’AAH
AEEH de base, avec amélioration attendue · 2 à 5 ans de 50 % à 79 %, 3 à 5 ans à partir de 80 %
Complément, taux de 50 % à 79 % · 2 à 5 ans
Complément, taux d’au moins 80 % · 3 à 5 ans
Demandes concernées · déposées à compter du 1er avril 2026
Source · Cnaf (16 avril 2026) et service-public.gouv.fr (1er juin 2026)
AEEH montant 2026 : la base, les compléments, la majoration
La réforme, telle que la Cnaf l’applique, ne porte que sur les durées. Le montant, lui, a été revalorisé au printemps : l’AEEH de base s’élève à 153,01 € par mois depuis le 1er avril 2026, indiquent la Mutualité sociale agricole (MSA) et Mon Parcours Handicap, contre 151,80 € en 2025. Cette somme est la même pour toutes les familles et elle n’est pas imposable.
À cette base peut s’ajouter un complément, classé en six catégories, de 114,76 € à 1 298,44 € par mois ; une famille n’en perçoit qu’un seul à la fois. Un parent isolé peut recevoir en plus une majoration, à partir de la deuxième catégorie, lorsqu’il a dû réduire ou cesser son activité, ou recourir à une tierce personne rémunérée.
AEEH et son complément : les montants mensuels au 1er avril 2026
AEEH de base · 153,01 €
Complément, 1re catégorie · 114,76 € (sans majoration)
Complément, 2e catégorie · 310,80 € (majoration parent isolé : 62,16 €)
Complément, 3e catégorie · 439,91 € (majoration parent isolé : 86,07 €)
Complément, 4e catégorie · 681,71 € (majoration parent isolé : 272,55 €)
Complément, 5e catégorie · 871,26 € (majoration parent isolé : 349,06 €)
Complément, 6e catégorie · 1 298,44 € (majoration parent isolé : 511,63 €)
AEEH de base en 2025 · 151,80 €
À savoir · le complément et la majoration s’ajoutent à l’AEEH de base
Source · MSA (30 mars 2026) et Mon Parcours Handicap (1er juin 2026)
AEEH et son complément : comment la catégorie est décidée
C’est la CDAPH, explique service-public.gouv.fr, qui classe le handicap de l’enfant dans l’une des six catégories. Trois éléments entrent en compte : les dépenses liées au handicap, le temps de travail auquel un parent a renoncé et le recours à une personne rémunérée pour aider l’enfant.
La première catégorie correspond à des dépenses d’au moins 267,77 € par mois, selon la fiche vérifiée le 1er juin 2026. Les suivantes tiennent compte, seules ou combinées, de dépenses plus élevées, d’une embauche de huit heures, de vingt heures par semaine ou à temps plein, et d’une activité réduite à 80 %, à 50 % ou interrompue. La sixième suppose en outre des contraintes permanentes de surveillance et de soins.
La catégorie n’est pas figée. Il est possible de passer de l’une à l’autre selon l’évolution des surcoûts ou des pertes de revenus, rappelle Mon Parcours Handicap : quand la situation change, la révision peut être demandée à tout moment, sans attendre l’échéance, prévoit le code de la sécurité sociale. D’où l’intérêt de garder ses justificatifs : ceux des frais, de l’emploi d’une tierce personne et de la réduction d’activité font partie des pièces à joindre au dossier.
Le complément s’articule enfin avec deux autres aides. Avec la prestation de compensation du handicap (PCH), Mon Parcours Handicap décrit trois formules : l’AEEH de base avec un complément, l’AEEH de base avec la PCH, ou l’AEEH de base avec un complément et le seul volet de la PCH consacré au logement, au véhicule et aux surcoûts de transport. Avec l’allocation journalière de présence parentale (AJPP), le cumul est possible pour l’AEEH de base, pas pour le complément.
Conditions de l’AEEH : ce qui ne change pas
Reste la question du droit lui-même. L’AEEH est, selon Mon Parcours Handicap, une prestation familiale qui compense en partie les dépenses liées au handicap d’un enfant de moins de 20 ans, accordée sans conditions de ressources. Ses conditions d’âge et de taux n’ont pas bougé : les fiches officielles mises à jour depuis le décret décrivent celles que la Caf présentait déjà en 2024.
L’AEEH et son complément sont attribués par la CDAPH, puis versés par la Caf ou la MSA, tous les mois ou, si l’enfant est en internat, une fois par an. L’allocation ne se demande donc pas à la Caf, mais à la MDPH, qui envoie ensuite une copie de sa décision à l’organisme payeur.
Côté handicap, service-public.gouv.fr, dans sa fiche vérifiée le 1er juin 2026, retient un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Un taux compris entre 50 % et moins de 80 % suffit si l’enfant est accompagné par un établissement ou un service médico-social, par un dispositif de scolarisation adapté, ou s’il reçoit des soins ou des rééducations en lien avec son handicap, préconisés par la CDAPH.
S’y ajoutent des conditions administratives. La résidence, d’abord : l’enfant vit en France de façon permanente, et la MSA demande aussi aux parents, depuis le 1er janvier 2025, une résidence stable et régulière, soit au moins neuf mois par année civile ou de date à date. Un adolescent qui travaille ne doit pas percevoir de revenus professionnels supérieurs à 55 % du salaire minimum (Smic).
Dernier cas, l’internat. Si l’enfant y vit avec ses frais de séjour intégralement pris en charge, l’allocation n’est versée que pour les périodes où il revient au foyer, pendant les vacances ou en fin de semaine.
Comment le taux d’incapacité est-il fixé ?
Tout repose donc sur le taux d’incapacité, et il ne se déduit pas d’un diagnostic. Il est déterminé, écrit Mon Parcours Handicap, en fonction de l’importance des limitations que le handicap impose à l’enfant dans sa vie quotidienne et de ses besoins d’accompagnement. Le guide-barème qui sert à le fixer, reproduit par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dans son guide des éligibilités de 2013, pose le principe : « le diagnostic ne permet pas, à lui seul, une évaluation du handicap ».
Pour une maman d’enfant atypique, la nuance compte. Deux enfants qui portent le même diagnostic n’ont pas forcément le même taux, parce que leur quotidien ne se ressemble pas. La notice du certificat médical invite d’ailleurs le médecin à compléter le diagnostic par ses retentissements dans la vie quotidienne. Ce qui aide la commission, c’est un dossier qui décrit concrètement les journées : ce que ton enfant fait seul et ce qui demande une aide, à la maison comme à l’école.
Demande ou renouvellement à la MDPH : le dossier qui aide la CDAPH
Pour l’AEEH et son complément, la demande se dépose auprès de la MDPH : en ligne, si celle de ton département propose le téléservice, ou par courrier, de préférence en recommandé avec avis de réception, conseille Mon Parcours Handicap. Le dossier comprend notamment le formulaire unique (Cerfa n° 15692*01) et un certificat médical (Cerfa n° 15695*01) de moins de douze mois. Notre guide pour constituer le dossier MDPH de ton enfant reprend les pièces à réunir et propose une liste de vérification avant l’envoi.
Ce certificat pèse lourd, puisque c’est lui qui renseigne les perspectives d’évolution. Le code de la sécurité sociale le veut « détaillé » : il précise la nature du handicap, le type de soins ou, le cas échéant, les mesures d’éducation nécessaires à l’enfant. Notre article sur le certificat médical de la MDPH aide à préparer ce rendez-vous.
Le droit s’ouvre le premier jour du mois qui suit le dépôt de la demande, prévoit l’article R. 541-7 du code de la sécurité sociale. La date de dépôt compte donc deux fois : elle fixe les règles applicables et le point de départ de l’allocation. Mon Parcours Handicap prévient toutefois que l’instruction du dossier prend au minimum plusieurs mois.
En cas de désaccord : le recours
Passé le délai de quatre mois, le silence de la CDAPH vaut rejet, rappelle service-public.gouv.fr. Si tu n’es pas d’accord avec la décision, un refus par exemple, tu peux la contester, à condition de commencer par un recours administratif préalable obligatoire (RAPO), adressé à la MDPH dans les deux mois qui suivent sa réception, avec une copie de la décision.
Sans réponse pendant plus de deux mois, ce recours est considéré comme rejeté. Le tribunal judiciaire du lieu de résidence peut alors être saisi, dans un nouveau délai de deux mois, que la réponse soit écrite ou implicite. Mon Parcours Handicap mentionne aussi la possibilité d’engager une conciliation avec la MDPH. Ces démarches s’ajoutent à des semaines déjà pleines : les associations de familles peuvent t’aider à rédiger le courrier.
Selon ton dossier, ce qui aide
Ton droit court jusqu’à sa date de fin. Ce qui aide : déposer le renouvellement six mois avant l’échéance ; c’est à ce renouvellement que les nouvelles durées s’appliqueront.
Ce qui aide : relever sur la décision de la CDAPH la durée de l’AEEH de base, sans limitation ou limitée, et, à part, la date de fin du complément, qui se redemande à la MDPH.
Tu peux la déposer à la MDPH en ligne, si elle le propose, ou par courrier. Ce qui aide : un certificat médical détaillé, des comptes rendus récents, une description concrète du quotidien de ton enfant et les justificatifs de dépenses ou de temps partiel.
Le recours préalable s’adresse à la MDPH dans les deux mois qui suivent la réception de la décision ; le tribunal judiciaire peut être saisi ensuite.
Repères : instruction de la Cnaf du 16 avril 2026, fiche de service-public.gouv.fr vérifiée le 1er juin 2026, pages de Mon Parcours Handicap mises à jour les 27 avril et 28 juillet 2026.
Et la suite ? Une avance votée en juin 2026, pas encore applicable
D’autres changements sont votés ou annoncés, sans s’appliquer encore. La loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, consacrée aux parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap, prévoit une expérimentation d’un an dans dix départements. La CDAPH y rendrait sa décision sur les demandes d’AEEH dans un délai de deux mois ; à défaut, le demandeur bénéficierait automatiquement d’une avance du montant de l’AEEH de base.
Le texte adopté par le Parlement renvoie à un décret pour les modalités et à un arrêté pour la liste des territoires ; au 1er octobre 2026, nos recherches n’ont fait apparaître ni l’un ni l’autre. L’expérimentation n’entre en vigueur que six mois après la promulgation de la loi, soit à la mi-décembre 2026, et ne vaudra que pour les demandes déposées à compter de cette date. Pour les lectrices d’outre-mer, un point à suivre : au moins un département ultramarin doit en faire partie, sans que la loi dise lequel.
La Conférence nationale du handicap (CNH) du 4 septembre 2026 a, de son côté, annoncé 65 mesures réparties en seize engagements. L’un d’eux vise à « faciliter l’accès aux droits et simplifier les démarches » pour recentrer les MDPH sur l’accompagnement humain, indique le site handicap.gouv.fr.
Le dossier de presse annonce notamment un outil d’aide au remplissage des démarches en ligne, avec une phase pilote programmée dès la rentrée 2026. Un comité de suivi était prévu le 29 septembre ; au 1er octobre, la page du ministère n’en rendait pas encore compte. Ce sont des annonces, pas encore des droits.
Cinq idées reçues à écarter
Une AEEH sans limitation de durée reste une décision de la CDAPH, prise dossier par dossier : elle ne concerne que l’allocation de base et court au plus tard jusqu’au mois des 20 ans de l’enfant.
Idées reçues : droit en cours revu automatiquement · complément devenu lui aussi sans limitation · allocation accordée « à vie » · allocation arrêtée à 18 ans · avance déjà versée quand la réponse tarde
Seule la notification de la CDAPH fait foi. Pour toute question sur ta situation, adresse-toi à ta MDPH, à ta Caf ou à ta MSA ; les associations de familles peuvent t’aider à relire une notification.
Pour les familles concernées, la réforme de l’AEEH 2026 allège d’abord le calendrier : le prochain renouvellement de l’AEEH de base pourrait être le dernier avant les 20 ans de ton enfant. Un dossier de moins à refaire, c’est un peu de temps rendu à tout le reste.
Mon droit est en cours : dois-je refaire un dossier ?
Non, pas pour la réforme : ton droit court jusqu’à sa date de fin, sans démarche particulière. Les nouvelles durées joueront à ta demande de renouvellement, que Mon Parcours Handicap conseille de déposer six mois avant la fin de la période d’attribution. Si aucune amélioration n’est attendue, la CDAPH pourra alors accorder l’AEEH de base sans limitation de durée.
AEEH sans limitation de durée : est-ce un droit à vie ?
Non. L’expression signifie que l’AEEH de base n’a plus à être renouvelée : elle court jusqu’au mois des 20 ans de l’enfant, et non de ses 18 ans, ou jusqu’au passage à l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Après 20 ans, l’AAH peut prendre le relais si ton enfant en remplit les critères : ce passage n’a rien d’automatique.
Le complément est-il lui aussi sans limitation de durée ?
Non. La possibilité ouverte par le décret du 30 mars 2026 ne vise que l’AEEH de base. Le complément reste attribué pour deux à cinq ans si le taux est compris entre 50 % et 79 %, et pour trois à cinq ans à partir de 80 %. Son renouvellement se demande à la MDPH, même quand l’allocation de base court jusqu’aux 20 ans.
AEEH montant 2026 : combien vais-je percevoir ?
Depuis le 1er avril 2026, l’AEEH de base s’élève à 153,01 € par mois. S’y ajoute, si la CDAPH l’accorde, le complément de la catégorie retenue, de 114,76 € à 1 298,44 €, et, à partir de la deuxième catégorie, une éventuelle majoration pour parent isolé. Pour le montant exact versé, adresse-toi à ta Caf ou à ta MSA.
L’AEEH dépend-elle des revenus des parents ?
Non. Mon Parcours Handicap indique que l’AEEH de base est accordée sans conditions de ressources, et que son montant, identique chaque mois, n’est pas imposable. La seule condition de revenus concerne l’enfant lui-même : s’il travaille, ses revenus professionnels ne doivent pas dépasser 55 % du Smic, précise service-public.gouv.fr.
Que se passe-t-il si la MDPH tarde à répondre ?
La CDAPH a quatre mois pour répondre ; passé ce délai, son silence vaut rejet, que tu peux contester par un recours préalable. Si la réponse est favorable, le droit part du premier jour du mois qui suit le dépôt de la demande : les mois d’attente ne sont donc pas perdus. L’avance de l’AEEH de base votée en juin 2026, elle, ne s’applique pas encore.
Nos sources
Le décret et son applicationCaisse nationale des allocations familiales (Cnaf), Instruction technique IT 2026-096 : droits AEEH sans limitation de durée pour les taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %, 16 avril 2026 · Lire l’instruction de la Cnaf (PDF)
Légifrance, Code de la sécurité sociale, articles R. 541-1 à R. 541-10, page consultée le 1er octobre 2026, où l’article R. 541-4 s’affichait dans sa version antérieure au décret du 30 mars 2026 · Consulter les articles du code sur Légifrance
Conditions, montants et démarchesService-public.gouv.fr (Direction de l’information légale et administrative), Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), fiche vérifiée le 1er juin 2026 · Lire la fiche AEEH de service-public.gouv.fr
Mon Parcours Handicap, L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et ses compléments, mise à jour le 28 juillet 2026 · Lire la fiche AEEH de Mon Parcours Handicap
Mon Parcours Handicap, AEEH et compléments : montants 2026, mise à jour le 1er juin 2026 · Voir les montants 2026 sur Mon Parcours Handicap
Mon Parcours Handicap, Démarches pour demander l’AEEH et son complément, mise à jour le 27 avril 2026 · Voir les démarches sur Mon Parcours Handicap
Mutualité sociale agricole (MSA), L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), mise à jour le 30 mars 2026 · Voir les montants sur le site de la MSA
Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), L’AEEH, facile à lire et à comprendre, fiche mise à jour en juin 2024 · Lire la fiche facile à lire de la Caf (PDF)
Certificat médical, taux d’incapacité et recoursMon Parcours Handicap, Certificat médical à joindre à une demande à la MDPH, formulaire Cerfa n° 15695*01 · Voir le formulaire du certificat médical (PDF)
Mon Parcours Handicap, Comprendre et bien remplir le certificat médical de la MDPH, notice n° 52154#01 · Lire la notice du certificat médical (PDF)
Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), Guide des éligibilités pour les décisions prises dans les maisons départementales des personnes handicapées, mai 2013, qui reproduit le guide-barème d’évaluation des déficiences et incapacités · Lire le guide des éligibilités de la CNSA (PDF)
Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), Comment se passe un recours auprès de la MDPH ?, fiche facile à lire mise à jour en avril 2019 · Lire la fiche de la CNSA sur le recours (PDF)
Ce qui est voté ou annoncéAssemblée nationale, Proposition de loi visant à améliorer la protection et l’accompagnement des parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap, texte adopté n° 298 (texte définitif), 2 juin 2026 · Lire le texte définitif adopté par l’Assemblée nationale (PDF)
Sénat, La loi en clair : loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 visant à améliorer la protection et l’accompagnement des parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap, consultée le 1er octobre 2026 · Lire la présentation de la loi par le Sénat
Ministère chargé des personnes handicapées (handicap.gouv.fr), La Conférence nationale du handicap (CNH) 2026, 4 septembre 2026, mise à jour le 28 septembre 2026 · Lire la page de la CNH 2026 sur handicap.gouv.fr
Ministère chargé des personnes handicapées (handicap.gouv.fr), Dossier de presse de la Conférence nationale du handicap 2026, septembre 2026 · Lire le dossier de presse de la CNH 2026 (PDF)
Seule la notification de la CDAPH fait foi : pour ta situation, adresse-toi à ta MDPH, ta Caf ou ta MSA. Informations vérifiées le 1er octobre 2026.