PAI allergie : le formulaire à télécharger, la trousse avec l’adrénaline, la cantine, le goûter et les sorties, tout ce que tu prépares pour ton enfant allergique

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Fiche technique

PAI allergie : télécharger le bon document

Le formulaire · parties 1 et 2, PDF vierge à remplir à l’écran ou à imprimer, version 2023

La fiche n° 2 · « réaction allergique », partie 3, remplie et signée par le médecin de ton enfant

La fiche de liaison allergie · confidentielle, de médecin à médecin, avec la liste des 14 allergènes

La notice pour ton médecin · « Notice à destination des médecins pour remplir le PAI pour allergie », 2024 ; aide au remplissage, rien à signer

Où · Eduscol, page « Poursuite de la scolarité avec des traitements médicaux particuliers » ; à La Réunion, aca.re/com/PAI, modèle « 2025 – PAI Allergies alimentaires, venin d’hyménoptère »

Attention · au « PAI AA-AH » de 2018 encore en ligne sur le site d’un lycée : périmé

Source · Circulaire du 10 février 2021, formulaire version 2023

La cantine te réclame « le protocole », la sortie scolaire est jeudi, et vendredi la classe fête un anniversaire avec un gâteau maison. Pour un enfant allergique, le projet d’accueil individualisé répond à trois questions que tous les adultes qui l’entourent se posent : qu’est-ce qu’il ne doit pas manger ni toucher, que faire s’il réagit quand même, et comment il déjeune avec les autres. Tu trouveras ici, textes officiels à l’appui, le formulaire et la fiche d’urgence à télécharger, ce que contient la trousse et ce que la cantine doit et peut faire. C’est le troisième volet de notre série sur le PAI : le premier explique la démarche complète et tes droits, le deuxième l’asthme.

Allergie et PAI : pour quel enfant

La définition, et la place de l’allergie

L’essentiel

Le PAI allergie en bref :
cinq choses à savoir

  • Pas de formulaire spécial allergie. C’est le modèle national, en trois parties, avec la fiche n° 2 « réaction allergique » remplie et signée par le médecin de ton enfant, et une notice officielle pour l’aider. Tout se télécharge gratuitement sur Eduscol ; à La Réunion, l’académie propose un modèle complet daté 2025.
  • Un PAI pour une allergie avérée, pas pour un choix alimentaire. La circulaire réserve les mesures de cantine aux allergies « médicalement avérées ». Selon la gravité, le PAI vient avec de l’adrénaline, avec une trousse au cas par cas, ou sans trousse, pour une éviction simple.
  • La trousse est fournie par toi : auto-injecteur d’adrénaline s’il est prescrit, antihistaminique, parfois bronchodilatateur et chambre d’inhalation, copie du PAI, ordonnance. Tu fournis et renouvelles les médicaments ; l’établissement veille à leur conservation et à leur accessibilité selon les modalités prévues dans le PAI.
  • En cas de réaction, l’adulte chargé de ton enfant applique la fiche : un seul signe grave, et il installe l’enfant « allongé ou ½ assis en cas de gêne pour respirer », injecte l’adrénaline prescrite et appelle le 15 ; signes modérés, antihistaminique et surveillance. La fiche dit de ne pas « retarder l’injection d’adrénaline ».
  • La cantine est un droit en primaire, le repas adapté s’organise : éviction par le service, plat de substitution, lecture des menus grâce à l’affichage des 14 allergènes, et le panier-repas en dernier recours.

La définition est celle de la circulaire du 10 février 2021 : le projet d’accueil individualisé « vise à garantir un accueil et un accompagnement individualisés en structures collectives des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période nécessitant des aménagements ».

Pour l’enfant allergique, l’Assurance Maladie précise ce que le PAI « indique notamment » : « le régime alimentaire à appliquer et les aliments à supprimer » et « l’utilisation des médicaments et les gestes en cas d’urgence ». Dans ce cadre, « vous pouvez confier une trousse d’urgence à son établissement. Elle sera accompagnée d’un protocole de soins prédéfini en cas de choc anaphylactique »

(Ameli, 18 septembre 2024).

L’allergie alimentaire est « actuellement le deuxième motif de demande de PAI après l’asthme », avec « environ 50 000 PAI pour allergie alimentaire en France chaque année », écrivait en 2019 le groupe de travail « allergie en milieu scolaire » de la Société française d’allergologie (Réalités pédiatriques, novembre 2019).

Estimation datée : nous n’avons pas trouvé de comptage national plus récent. Sur la fréquence de l’allergie elle-même, qui ne mesure pas la même chose, l’Assurance Maladie reste prudente : « en Europe », « sa fréquence est mal évaluée, mais elle toucherait 6 % des enfants » (Ameli, 27 juin 2025).

Une vraie allergie, pas un choix alimentaire

La circulaire est nette : les mesures sur la cantine « ne concernent que les enfants ayant une allergie ou une intolérance alimentaire médicalement avérée », et « le PAI n’est pas destiné à être utilisé pour permettre un régime alimentaire lié à des choix familiaux ».

La notice de 2024 pour les médecins le redit : « cette procédure est réservée aux élèves ayant une réelle allergie. L’existence de convictions ou d’habitudes alimentaires ne peut pas justifier la rédaction d’un PAI, d’où l’importance du diagnostic allergologique ».

Ce diagnostic ne se résume pas à une prise de sang : « des résultats de tests isolés positifs (en particulier biologiques), sans pertinence clinique ne traduisent qu’une sensibilisation et non une allergie », et les prendre pour un diagnostic « risque d’induire des évictions injustifiées car trop larges » (notice de 2024).

Avec adrénaline, avec trousse, sans trousse, sans PAI

La notice de 2024 range les situations en quatre groupes. C’est le repère le plus utile pour comprendre ce que ton médecin va proposer :

  • groupe I, « cas où le PAI doit être accompagné de la prescription d’auto-injecteurs d’adrénaline » : par exemple un « antécédent d’anaphylaxie liée à un aliment, au latex ou à un aéroallergène » ;
  • groupe II, « trousse d’urgence dont le contenu est prescrit selon l’expertise allergologique au cas par cas » : une « réaction allergique légère à modérée liée à l’arachide ou un fruit à coque », une « allergie alimentaire chez l’adolescent » ;
  • groupe III, « PAI prescrit pour éviction allergénique simple sans trousse d’urgence » : des « symptômes sans gravité (syndrome oral, poussées d’eczéma) » ;
  • groupe IV, « pas d’indication de PAI, pas de trousse d’urgence » : « sensibilisation allergique sans symptômes », « allergie alimentaire guérie », ou « allégations d’allergie alimentaire » que l’enquête « ne confirme pas ».

C’est le médecin qui classe. Ce que tu retiens : un PAI sans trousse existe, et un PAI n’est jamais automatique.

Piqûres d’insectes, latex : la même fiche

La notice couvre l’allergie « alimentaire et/ou aux piqûres d’insectes », la fiche n° 2 demande la « liste précise des allergènes alimentaires ou insectes (guêpe, abeille et frelon) », le latex figure dans les groupes I et II, et le modèle réunionnais s’intitule « PAI Allergies alimentaires, venin hyménoptère ».

Le formulaire PAI allergie : quel PDF télécharger, comment le remplir

Un seul formulaire, trois parties

Il n’existe pas de « formulaire PAI allergie » distinct. Depuis la circulaire de 2021, le ministère publie un modèle national en trois parties, le même pour toutes les maladies : renseignements administratifs et signatures, aménagements dont la cantine, conduite à tenir en cas d’urgence.

Ce qui rend le PAI « allergie », c’est la fiche spécifique n° 2 qui tient lieu de partie 3, la rubrique restauration de la partie 2, et une fiche de liaison plus fournie que pour les autres maladies. La version en ligne sur Eduscol date de 2023, sur une page mise à jour en août 2026. Le page par page est dans notre premier volet.

À La Réunion, l’académie met en ligne un modèle « 2025 – PAI Allergies alimentaires, venin hyménoptère » : les parties 1 et 2 nationales, puis une partie 3 propre à l’académie, avec les cases « PAI pour risque anaphylactique (adrénaline) » ou « PAI pour éviction simple de l’aliment », « traces autorisées oui / non », et une trousse nominative à « contenu obligatoire ».

Un piège : son ancêtre, le « PAI AA-AH » de 2018 fondé sur la circulaire de 2003, traîne encore sur le site d’un lycée et remonte dans les recherches « PAI allergie alimentaire PDF ».

La fiche n° 2 « réaction allergique »

C’est la pièce centrale, celle que l’école appelle souvent « le protocole ». La circulaire prévoit qu’elle « est complétée et signée par le médecin qui suit l’enfant ou par le médecin de l’éducation nationale ou du service de protection maternelle et infantile ».

Elle commence par deux lignes décisives. « Enfant allergique à : », où le médecin écrit la liste précise. Puis une case : « Consommation autorisée des produits portant les mentions d’étiquetage de précaution (« peut contenir des traces de… », « a été fabriqué dans un atelier pouvant… ») ? oui / non ».

C’est cette case, et pas l’avis de la cantine ni le tien, qui règle la question des traces pour ton enfant.

La fiche se lit ensuite en deux colonnes. « La réaction est grave » « si 1 seul des signes parmi les suivants » :

  • « il respire mal et sa voix change » ;
  • « il respire mal et il siffle ou il tousse » ;
  • « il a très mal au ventre, il vomit plusieurs fois » ;
  • « il devient rapidement rouge sur tout le corps et ses mains, ses pieds, son cuir chevelu le démangent » ;
  • « il se sent mal ou bizarre » ;
  • « il fait un malaise ».

« La réaction est modérée » : « sa bouche pique, ses lèvres gonflent », « ses yeux piquent, son nez coule », « des plaques rouges démangent de façon localisée », « il a un peu mal au ventre et/ou il a envie de vomir », « mais il parle bien et il respire bien ».

Côté grave : « allonger l’enfant ou le laisser ½ assis en cas de gêne pour respirer », « injecter l’adrénaline dans la face externe de la cuisse », « appeler le SAMU (15 ou 112) », « informer la famille ».

Côté modéré : antihistaminique par voie orale, « surveiller l’enfant jusque disparition complète des symptômes », « prévenir les parents et leur conseiller de consulter un médecin ».

Et la phrase en capitales sur la fiche : « en l’absence d’amélioration ou si apparition d’un nouveau signe, évaluer de nouveau la gravité de la réaction pour ne pas retarder l’injection d’adrénaline ». Noms des médicaments, nombre de bouffées et délais sont laissés en blanc : le médecin les écrit pour ton enfant. Nous ne reproduisons ni les doses ni les gestes d’injection.

La fiche de liaison allergie : de médecin à médecin

Eduscol propose une « fiche de liaison allergie », confidentielle, que le médecin de ton enfant remplit à l’intention du médecin de l’Éducation nationale, et que tu transmets sous pli cacheté. C’est elle qui prépare la cantine. On y trouve :

  • si l’allergène « fait partie des 14 allergènes à déclaration obligatoire », la case sur les traces, et « autres particularités », où le médecin précise « si l’aliment cuit est toléré : œuf et fruits en particulier » ;
  • les manipulations à éviter en « travaux manuels, ateliers de cuisine » : fruits à coque, cacahuètes, œuf, pâte à sel, pâte à modeler, « ballon de baudruche ou gant en latex » ;
  • la « proposition de restauration par le médecin prescripteur du PAI », trois options, et deux options de goûter, détaillées dans la partie cantine ;
  • la trousse, puis cinq questions sur l’autonomie : porter sa trousse sur lui, « réaliser lui-même une éviction des aliments responsables d’allergie », repérer les aliments par la lecture des menus, savoir utiliser sa trousse, « avoir recours à l’adulte ».

La notice de 2024 : à imprimer pour ton médecin

Eduscol met en ligne, à côté de la fiche n° 2, une « Notice à destination des médecins pour remplir le projet d’accueil individualisé (PAI) pour allergie » de 2024, rédigée par le groupe de travail de la Société française d’allergologie.

Elle demande une « évaluation allergologique, idéalement par un allergologue », une éviction « n’excluant que les aliments en cause », puis la « remise aux parents d’une conduite à tenir d’urgence, des ordonnances pour la trousse d’urgence si nécessaire et des documents permettant de valider le PAI ».

Et une phrase à garder pour les jours difficiles : « en cas de difficulté, les solutions se trouvent toujours dans la concertation ! ». En pratique, l’imprimer et l’apporter au rendez-vous fait gagner du temps, surtout quand le médecin n’a pas l’habitude du formulaire.

Qui remplit quoi

Toi : la demande au directeur, la partie 1 avec ton autorisation écrite, la trousse, l’ordonnance, et chaque mise à jour. Le médecin qui suit ton enfant : la fiche n° 2, la fiche de liaison, et l’ordonnance, « de moins de trois mois » au moment où tu la remets, « fournie chaque année », « valable un an au plus » (circulaire de 2021).

Le médecin de l’Éducation nationale ou de la PMI : la partie 2, dont la rubrique restauration.

Le directeur ou le chef d’établissement : les signatures, l’information de l’équipe « y compris les remplaçants », la transmission à la cantine et au périscolaire ; sur ces temps gérés par la mairie, le PAI s’applique « lorsque le PAI est également signé par l’organisateur des temps périscolaires, dont celui de la restauration » (circulaire de 2021).

La notice ajoute un acteur : le PAI est validé « idéalement lors d’une réunion de PAI » avec le « responsable de la restauration et du périscolaire si allergie alimentaire ».

À La Réunion, le dossier passe par le centre médico-scolaire de ton secteur, et un PAI signé par le médecin qui suit ton enfant « est applicable immédiatement » quand aucun médecin de l’Éducation nationale ou de la PMI n’est disponible (fiche de l’académie, 2025). En crèche, le PAI est « élaboré par le médecin traitant de l’enfant en accord avec sa famille »

(guide DGCS diffusé par la CAF, 2022). Délais, signatures et recours : notre premier volet.

La trousse d’urgence allergie : adrénaline, antihistaminique, rangement

Ce qu’il y a dedans

La fiche de liaison en donne la liste à cocher : « 1 auto-injecteur d’adrénaline », « 2 auto-injecteurs d’adrénaline », « antihistaminique oral », « bronchodilatateur inhalé », « chambre d’inhalation », « 1 copie du PAI dont la conduite à tenir en cas d’urgence allergique ».

« La trousse est fournie par les parents » et « il est de leur responsabilité de vérifier la date de péremption et de les renouveler dès qu’ils sont périmés ». L’allergologue citée par la CAF y ajoute les corticoïdes (CAF, 12 mai 2022).

Un ou deux stylos ? La notice demande au médecin de « prescrire 1 ou 2 auto-injecteurs par trousse d’urgence », le second étant réservé à des situations précises, comme une « allergie alimentaire et asthme persistant traité » ou des « difficultés d’accès aux soins médicaux pour une anaphylaxie en raison de barrières géographiques ou linguistiques ».

Le modèle de La Réunion écrit « adrénaline injectable (2 stylos) ». L’ordonnance fait foi, et le dosage du stylo dépend du poids de ton enfant : le médecin le choisit, pas l’article.

L’adrénaline : qui l’injecte, où, comment la garder

La fiche n° 2 prévoit que l’adulte présent « injecte l’adrénaline dans la face externe de la cuisse », et son annexe décrit le geste pour chacune des quatre marques vendues en France. Nous ne le reproduisons pas : c’est au médecin ou au pharmacien de le montrer, « à l’aide du stylo d’entraînement fourni », comme le conseille l’Assurance Maladie. Après ?

« Une surveillance médicale s’impose après toute injection d’adrénaline. Une prise en charge hospitalière est donc nécessaire » (Ameli, 18 septembre 2024).

La conservation est un vrai sujet sous nos latitudes. La fiche de liaison nationale demande : « l’adrénaline auto-injectable doit être conservée à température ambiante < 25 °C, à l’abri de la lumière. Lors des sorties scolaires en périodes chaudes, elle devra être mise dans un sac isotherme ».

Le modèle académique demande un emplacement « à conserver de préférence au réfrigérateur ou un endroit frais et accessible à tout moment et connu de tout le personnel ». Les deux ne disent pas la même chose, et « frais » ne veut pas dire « réfrigéré » : les conditions de conservation dépendent du stylo prescrit.

Avant de choisir l’emplacement à l’école, fais confirmer par le pharmacien les indications de sa notice, chaleur, froid et transport ; le lieu retenu doit rester accessible immédiatement aux adultes concernés, et s’écrit dans le PAI.

Reste l’auto-injecteur de l’établissement, pour un enfant qui n’a pas de PAI parce que personne ne savait encore qu’il était allergique. Au Sénat, le ministère répondait en mars 2024 que « l’achat d’un autoinjecteur d’adrénaline permettant de faire face aux anaphylaxies inaugurales sur appel du 15 est vivement recommandé », sur « le lieu de la restauration scolaire »

(JO Sénat, 14 mars 2024). Recommandé, pas obligatoire. La Société française d’allergologie rapportait en 2019 une demande du directeur général de l’enseignement scolaire de doter les collèges et lycées d’auto-injecteurs ; nous n’avons pas trouvé de texte publié qui la confirme.

Où elle est rangée, sur lui

La circulaire fixe la règle : les trousses d’urgence doivent être accessibles « pour le scolaire, le périscolaire ou l’extrascolaire, dans un lieu repérable par tous et non accessible aux élèves ».

Le formulaire demande « le lieu de stockage de la trousse d’urgence de l’enfant dans l’établissement », prévoit une « autre trousse d’urgence dans l’établissement » et la case « élève autorisé à avoir le traitement d’urgence sur lui avec la fiche Conduite à tenir en cas d’urgence ».

Aucun âge n’est fixé ; ce sont les questions d’autonomie qui décident, et l’Assurance Maladie conseille, selon l’âge et l’autonomie, d’habituer l’enfant « à conserver sur lui le ou les médicaments dont il peut avoir besoin en urgence » (Ameli, 26 mars 2026).

Bon réflexe

La trousse allergie, pièce par pièce

L’adrénaline

Le ou les auto-injecteurs prescrits, selon l’ordonnance, dans leur boîte, date de péremption lisible, conservés selon la notice du stylo.

Le reste de l’ordonnance

L’antihistaminique oral prescrit ; selon l’ordonnance, un bronchodilatateur et sa chambre d’inhalation, des corticoïdes.

Les papiers

Une copie du PAI avec la fiche n° 2, l’ordonnance, et la carte d’allergique remise par l’allergologue.

Fiche de liaison allergie et formulaire national (Eduscol, version 2023) ; Ameli, 18 septembre 2024.

La réaction allergique à l’école : qui fait quoi

Les deux colonnes de la fiche, sans chiffres

La fiche n° 2 est le document de référence de l’adulte, que les consignes du Samu peuvent compléter. Une règle passe avant toutes les autres : un seul signe grave suffit, et l’adulte installe l’enfant comme la fiche le prévoit, « allongé ou ½ assis en cas de gêne pour respirer », injecte l’adrénaline prescrite, appelle le 15 ou le 112 et suit les consignes des secours.

Sinon, il fait chercher la trousse et un téléphone, reste avec l’enfant, donne l’antihistaminique prescrit, surveille, prévient les parents, et, « en l’absence d’amélioration ou si apparition d’un nouveau signe », réévalue la gravité « pour ne pas retarder l’injection d’adrénaline ».

Qui a le droit de faire l’injection

La loi ne réserve pas ce geste aux soignants : ton autorisation écrite, en partie 1 du PAI, et l’ordonnance jointe permettent à un personnel chargé de ton enfant, enseignant, Atsem, animateur ou agent de la cantine, de faire l’injection « conformément à une ordonnance de moins de trois mois, fournie chaque année et indiquant avec précision le traitement ».

C’est dans les conditions définies par le PAI : la circulaire précise que « les personnels à même d’effectuer certains gestes ou traitements particuliers pourront être précisés ».

L’obligation d’organiser pèse sur la structure : « la structure d’accueil rend possible l’application des prescriptions médicales associées au PAI », ce qui passe par l’information des adultes concernés. Si un adulte hésite, c’est au directeur d’organiser une réponse conforme au PAI et aux compétences de chacun, au besoin avec l’infirmier ou le médecin de l’Éducation nationale.

Sans ordonnance valide, ou avec un stylo périmé, les personnels « ne pouvant légalement administrer sans prescription les médicaments », les soins prévus par le PAI « ne pourront être mis en œuvre qu’à compter de la fourniture » des pièces manquantes. Ce qui n’est jamais suspendu, c’est l’appel du 15 : « en cas d’urgence, l’appel du Samu-Centre 15 est nécessaire ».

Un enfant sans PAI qui réagit à l’école n’est donc pas laissé sans secours : les adultes appellent le 15 ou le 112 et suivent les instructions du médecin régulateur. Mais, sans PAI, l’école n’a ni le protocole individuel ni, le cas échéant, le médicament de l’enfant, et un auto-injecteur de l’établissement, s’il existe, ne remplace pas un PAI.

Si l’école refuse d’appliquer un PAI complet, les recours sont dans notre premier volet.

Après la réaction

La fiche prévoit d’informer la famille, l’Assurance Maladie prévoit l’hôpital après toute injection d’adrénaline, et le modèle réunionnais ajoute : « en cas d’hospitalisation de l’enfant, veuillez prévenir le médecin de PMI / Éducation nationale ».

Puis le PAI se relit : il peut être modifié à tout moment à ta demande, et après une réaction, le PAI et les circonstances de l’incident se réexaminent avec les professionnels concernés, pour vérifier les évictions, les traitements et les consignes.

Il se relit aussi dans l’autre sens, parce que les allergies évoluent. « Le régime alimentaire de l’enfant doit être réévalué et réactualisé régulièrement, car certaines allergies s’atténuent, voire disparaissent avec le temps », rappelle l’allergologue citée par la CAF.

L’Assurance Maladie chiffre : l’allergie aux protéines du lait de vache, « dans 80 % des cas, elle disparaît peu à peu » ; celle à l’œuf « guérit d’elle-même chez 60 % des enfants concernés autour de trois ans » ; pour l’arachide, les fruits à coque, les poissons et les crustacés, elle « disparaît beaucoup moins fréquemment » (Ameli, 23 avril 2025).

Une « allergie alimentaire guérie » relève, selon la notice, du groupe IV : pas d’indication de PAI. C’est au médecin de le constater, et à toi de demander la modification ou l’arrêt.

La cantine : tes droits, les options, le panier-repas

Le droit d’entrer à la cantine

En maternelle et en élémentaire, la loi est claire depuis le 29 janvier 2017 : « l’inscription à la cantine des écoles primaires, lorsque ce service existe, est un droit pour tous les enfants scolarisés. Il ne peut être établi aucune discrimination selon leur situation ou celle de leur famille » (code de l’éducation, article L131-13).

L’allergie n’est pas une raison de refus ; elle est une raison d’organiser. Les recours sont dans notre premier volet.

Le repas adapté : de l’éviction au panier-repas

La circulaire donne la direction : « il est souhaitable qu’il puisse prendre son repas avec ses pairs en évitant autant que possible toute stigmatisation ou exclusion et en développant son autonomie. Le panier repas n’est donc pas la première solution à envisager et il doit répondre à des conditions strictes de mise en œuvre ».

Elle ajoute : « il convient que tout enfant ayant un régime alimentaire particulier défini dans le projet d’accueil individualisé, puisse profiter des services de restauration collective ». Le formulaire traduit cela en cases, de la plus légère à la plus lourde, dans la rubrique « Restauration » de la partie 2 :

  • « régime spécifique garanti par le distributeur de la restauration collective » ;
  • « éviction des allergènes dans le régime habituel pratiquée par le service responsable de la restauration » ou « par l’élève lui-même (affichage INCO) » ;
  • « éviction demandée par la famille après lecture préalable du menu et éventuel plat de substitution » ;
  • « priorité de passage ou horaire particulier » ;
  • « panier repas fourni par la famille (selon la réglementation en vigueur) » ;
  • « goûter et/ou collations fournis par la famille » ; « nécessité d’aide humaine ou d’aménagement ».

Laquelle sera retenue ? La notice de 2024 répond sans détour : les possibilités vont « du cuisinier proche de l’élève qui adaptera tous les repas… à la cuisine centrale qui ne proposera que peu d’adaptation », et le panier-repas « devrait être une exception mais pourra être imposé en cas de renseignements inadéquats de la fiche ».

Autrement dit, plus la fiche de liaison est précise, lesquels des fruits à coque, l’aliment cuit toléré ou non, plus la restauration peut étudier une solution ; une fiche vague peut conduire au panier-repas, et ce choix se discute : « les modalités définitives de restauration seront retenues lors de la réunion de mise en place du PAI ».

Quand le panier-repas s’impose, le ministère en fixe les conditions : « la famille assure alors la pleine responsabilité de la fourniture du repas, du conditionnement et du transport. La chaîne du froid doit être impérativement respectée » (education.gouv.fr, 10 décembre 2025).

Le Défenseur des droits recommande que le tarif soit « systématiquement minoré » puisque la famille fournit le repas (rapport de 2019).

L’affichage des 14 allergènes, et les traces

La circulaire fait de l’affichage des allergènes un outil d’autonomie : « chaque enfant ou adolescent doit pouvoir développer ses capacités à choisir ses aliments. Pour lui permettre de respecter les évictions alimentaires, il s’appuiera sur l’affichage obligatoire défini par le règlement concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires (INCO) ».

Ce règlement européen impose la déclaration de 14 allergènes : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, sulfites, lupin, mollusques. Et « le règlement INCO s’applique à tous les opérateurs du secteur alimentaire, donc aux restaurations scolaires » (ministère, JO Sénat, 14 mars 2024).

Le même ministère reconnaît la limite : « cet affichage est malheureusement encore souvent absent. Il conviendrait de le généraliser pour sécuriser l’enfant et le personnel ». En pratique, demander à voir l’affichage, ou le classeur des allergènes, est une question légitime à la réunion du PAI.

Les « traces » sont une autre affaire, et la règle pour ton enfant tient en une case : « traces autorisées oui / non » sur la fiche n° 2, cochée par son médecin. L’Assurance Maladie décrit cet « étiquetage de précaution » comme un avertissement sur « le risque de présence fortuite d’allergènes ».

La notice destinée aux médecins explique pourquoi la question se pose : « la consommation d’un aliment où l’allergène ne figure que sur l’étiquetage de précaution ne pose aucun problème. Cet étiquetage à l’initiative des industriels ne répond à aucune obligation réglementaire et il n’est d’ailleurs pas pris en compte dans l’affichage des 14 ADO en restauration collective ».

Cette explication générale ne remplace jamais la consigne individuelle inscrite dans le PAI de ton enfant.

Le goûter, l’anniversaire, l’atelier cuisine

Le formulaire prévoit « goûter et/ou collations fournis par la famille », et la fiche de liaison laisse le médecin choisir entre « goûter avec éviction du ou des allergènes par la collectivité » et « goûter autorisé pour les seuls aliments rapportés par la famille ».

Le gâteau d’anniversaire apporté par un camarade entre dans la seconde case : si elle est cochée, l’enfant ne mange que ce qui vient de chez lui.

Les activités comptent autant que l’assiette.

L’AFPRAL conseille de « parcourir le déroulement d’une journée classique afin de déceler et d’anticiper d’éventuelles situations à risque » : « pâte à sel, sortie nature, peinture au doigt, collage de graines, jardinage, nourrissage d’oiseaux ou de poissons, ateliers cuisines, animaux », puis de rédiger « une fiche récapitulative, qui pourra se transmettre à un éventuel remplaçant ».

! Point de vigilance

Les erreurs qui coûtent cher

Un stylo d’adrénaline périmé, ou dont les conditions de conservation n’ont pas été respectées, doit être signalé et remplacé selon les conseils du pharmacien ; tant qu’il manque, les soins prévus par le PAI ne peuvent pas être mis en œuvre. Le PAI, lui, continue d’exister, et la prise en charge d’une urgence par l’appel du 15 n’est jamais suspendue.

Un seul stylo quand l’ordonnance en prévoit deux · la case « traces » laissée vide · une fiche de liaison imprécise, qui peut conduire à retenir un panier-repas · un PAI signé par l’école mais pas par la mairie ou le prestataire de la cantine · un panier-repas sans chaîne du froid · un goûter d’anniversaire improvisé sans rubrique goûter dans le PAI · une trousse qui ne suit pas en sortie

L’oubli le plus lourd : une allergie nouvelle, ou une réaction récente, que l’école ignore. Préviens vite le directeur et le médecin qui suit ton enfant, pour actualiser les documents, la trousse et les consignes transmises aux adultes.

Crèche, maternelle, élémentaire, collège, lycée, centre de loisirs : ce qui change

Le document est le même ; ce qui change, c’est la part que ton enfant peut y prendre, et le nombre d’adultes qui doivent savoir.

En crèche et en halte-garderie. « Même s’il présente une allergie alimentaire, votre enfant peut être accueilli en crèche, en halte-garderie ou à l’école » (Ameli, 18 septembre 2024). Le PAI y est « élaboré par le médecin traitant de l’enfant en accord avec sa famille »

(guide DGCS diffusé par la CAF, 2022), et la notice confirme que le même document vaut pour les « crèches, MAM, centre de loisirs, centres de séjour ».

En maternelle. Tout repose sur les adultes : le ministère vise lui-même « les enfants jeunes qui ne savent pas encore gérer eux-mêmes le choix des aliments, notamment avant 6 ans ». C’est l’âge des goûters collectifs et de la pâte à sel : la rubrique goûter et la liste des manipulations à éviter comptent plus que tout.

Repère encourageant de l’allergologue citée par la CAF : « dès l’âge de 4 ans, votre enfant peut énoncer ce qui lui est interdit, refuser un aliment en cas de doute, expliquer sa maladie ».

En élémentaire. L’enfant commence à lire les menus avec toi, puis seul ; la circulaire veut qu’il développe « ses capacités à choisir ses aliments ».

Au collège et au lycée. Le self et l’affichage des allergènes prennent le relais de la surveillance ; la circulaire veut l’élève « pleinement associé » à son PAI, et c’est le moment de la case « traitement d’urgence sur lui ». La notice classe l’« allergie alimentaire chez l’adolescent ou adulte jeune » parmi les situations qui justifient une trousse au cas par cas.

Le PAI suit l’élève en stage ; s’il devient majeur, c’est lui qui demande, assiste à la réunion et signe.

Au centre de loisirs et en colonie. Tu transmets le PAI avec le dossier sanitaire ; l’arrêté du 20 février 2003 prévoit que les médicaments sont remis « dans leur emballage d’origine avec la notice d’utilisation », gardés sous clé « sauf si le traitement doit rester accessible à l’enfant », et que l’adulte chargé du suivi sanitaire informe l’équipe des allergies.

Chaque rentrée : la check-list PAI allergie

La circulaire est précise : le PAI est élaboré « pour la durée de la scolarité dans le même établissement, sous réserve de la transmission des éléments nécessaires par les responsables légaux » à « chaque rentrée scolaire ». Pour l’allergie, la liste tient en six lignes.

  • demander la poursuite du PAI sur la fiche du dossier de rentrée, en signalant tout changement : nouvel allergène, réaction récente, allergie guérie ;
  • fournir une nouvelle ordonnance, de moins de trois mois à ce moment-là, et vérifier qu’elle dit la même chose que la fiche n° 2 ;
  • vérifier la date de péremption de chaque stylo d’adrénaline et de l’antihistaminique, et remettre la trousse complète, copie du PAI comprise ;
  • vérifier que le responsable de la restauration et du périscolaire a signé, et quel mode de repas a été retenu : éviction par le service, lecture des menus, plat de substitution ou panier-repas ;
  • régler la rubrique goûter et la liste des activités à éviter, surtout en maternelle ;
  • transmettre le PAI au centre de loisirs et à la garderie, qui ne reçoivent rien automatiquement.

En parler à ton enfant

Les cinq questions de la fiche de liaison font un bon fil de discussion en famille, quel que soit l’âge : sais-tu où est ta trousse, et peux-tu la porter sur toi ; sais-tu dire non à un aliment, même offert par un copain ; lisons-nous les menus ensemble ; sais-tu quand et comment on utilise ton stylo ; sais-tu à quel adulte le dire.

Rien n’oblige à répondre oui aux cinq ; l’intérêt est de voir ce qui manque, et de le dire au médecin.

Ce qui aide, sans être une méthode, encore moins une méthode valable pour tous : nommer ses signes avec ses mots à lui (« quand ma bouche pique », « quand ça gratte partout »), répéter que refuser un gâteau n’est ni impoli ni une punition, lire une étiquette ensemble au supermarché, convenir d’un adulte repère pour chaque temps de la journée, cantine comprise.

Et veiller à ce que la table ne devienne pas une mise à l’écart : la circulaire demande qu’il mange « avec ses pairs », « en évitant autant que possible toute stigmatisation ou exclusion ». Il a une allergie, il n’est pas son allergie.

Vos questions

Mon enfant a une allergie légère : faut-il un PAI ?

C’est le médecin qui le dit, à partir des quatre groupes de la notice de 2024 : PAI avec adrénaline, PAI avec trousse au cas par cas, PAI pour « éviction allergénique simple sans trousse d’urgence », ou pas de PAI (sensibilisation sans symptômes, allergie guérie). Une simple habitude alimentaire, jamais.

Les traces sont-elles autorisées ?

Ça dépend de ton enfant, et c’est écrit sur sa fiche n° 2 : la case « consommation autorisée des produits portant les mentions d’étiquetage de précaution ? oui / non », cochée par son médecin. Cet étiquetage est à l’initiative des industriels et n’entre pas dans l’affichage des 14 allergènes à la cantine.

La cantine peut-elle refuser mon enfant à cause de son allergie ?

En primaire, l’inscription à la cantine « est un droit pour tous les enfants scolarisés » (article L131-13), et la circulaire veut que tout enfant avec un régime défini dans son PAI puisse profiter de la restauration. Ce qui peut varier, c’est le mode de repas, jusqu’au panier-repas. Un refus se conteste par écrit auprès de la mairie, puis du Défenseur des droits : voir notre premier volet.

Le panier-repas est-il payant ?

C’est la commune, ou l’établissement, qui fixe le tarif. Le Défenseur des droits recommande qu’il soit « systématiquement minoré » puisque la famille fournit le repas (rapport de 2019) : une recommandation, pas une obligation. La famille garde « la pleine responsabilité » du repas, du conditionnement, du transport et de la chaîne du froid.

Qui fait la piqûre d’adrénaline à l’école ?

L’injection prévue par le PAI n’est pas réservée aux soignants : un personnel chargé de ton enfant peut la faire, dans les conditions définies par le PAI, qui peut préciser qui, avec ton autorisation écrite et l’ordonnance ; la fiche n° 2 lui dit quoi faire, et le 15 le guide. Sans PAI, les adultes appellent le 15 et suivent les instructions du médecin régulateur ; un auto-injecteur appartenant à l’établissement, « vivement recommandé » par le ministère mais pas obligatoire, ne remplace pas un PAI.

Mon enfant est allergique aux piqûres de guêpe : même PAI ?

Oui. La notice couvre l’allergie « alimentaire et/ou aux piqûres d’insectes », la fiche n° 2 prévoit « guêpe, abeille et frelon », et le modèle réunionnais s’intitule « Allergies alimentaires, venin hyménoptère ». Selon la notice, un PAI avec adrénaline est prévu pour une réaction « systémique autre que cutanéo-muqueuse », et une allergie « révélée par des réactions cutanées locales ou locorégionales » relève du groupe sans PAI ; c’est le médecin qui classe.

L’allergie a disparu : que devient le PAI ?

Une « allergie alimentaire guérie » relève du groupe « pas d’indication de PAI ». C’est au médecin de le constater, après un bilan ; tu demandes ensuite la modification ou l’arrêt du PAI au directeur, à tout moment. Le lait et l’œuf guérissent souvent dans la petite enfance ; l’arachide, les fruits à coque, les poissons et les crustacés beaucoup moins (Ameli, 23 avril 2025).

Faut-il un PAI en crèche ou chez l’assistante maternelle ?

En crèche, « dans la plupart des cas », oui, selon l’Assurance Maladie ; il est élaboré par le médecin qui suit ton enfant, avec toi. La notice précise que le PAI vaut aussi pour les maisons d’assistantes maternelles et les centres de loisirs. Chez une assistante maternelle seule, le guide DGCS indique que le PAI peut préciser les adaptations à apporter.

Pour aller plus loin

Les deux premiers volets de la série : Projet d’accueil individualisé (PAI) : définition, formulaire PDF, démarches de la crèche au lycée et tes droits si l’école refuse, et PAI asthme : le formulaire à télécharger, la trousse d’urgence, la crise à l’école, le sport et les sorties.

Cet article informe. Il ne remplace pas un avis médical ou juridique.

Références

Nos sources

Textes officiels

Ministère de l’Éducation nationale, Circulaire du 10 février 2021, Projet d’accueil individualisé pour raison de santé, Bulletin officiel n° 9 du 4 mars 2021 · Le texte intégral de la circulaire

Légifrance, Code de l’éducation, articles L111-1, L131-13 et D351-9, versions en vigueur, consultées le 15 octobre 2026 · Le code de l’éducation sur Légifrance

Conseil d’État, Décision n° 429361, 22 mars 2021 · L’analyse de la décision sur le droit à la cantine

Préfecture de la Mayenne, Arrêté du 20 février 2003 relatif au suivi sanitaire des mineurs accueillis en accueils collectifs, JO du 28 février 2003 · L’arrêté sur les médicaments en centre de loisirs et en colonie

Formulaire et mode d’emploi

Eduscol, Poursuite de la scolarité avec des traitements médicaux particuliers, page mise à jour en août 2026 : formulaire version 2023, fiche spécifique n° 2 « réaction allergique », fiche de liaison allergie, notice pour les médecins, affiches « Réactions allergiques graves » · La page de téléchargement du formulaire, des fiches et de la notice

Société française d’allergologie, groupe de travail « Allergie en milieu scolaire », Notice à destination des médecins pour remplir le projet d’accueil individualisé (PAI) pour allergie (alimentaire et/ou aux piqûres d’insectes), diffusée par Eduscol, 2024.

Académie de La Réunion, Projet d’accueil individualisé : fiche explicative, 2025 · Le circuit du PAI à La Réunion, qui fait quoi

Académie de La Réunion, 2025 – PAI Allergies alimentaires, venin hyménoptère, modèle académique, page « Examens et bilan de santé » · Le modèle académique PAI allergies

Direction générale de la cohésion sociale, Le référent santé et accueil inclusif, guide, diffusé par la CAF, 2022 · Le guide du PAI en crèche

Cantine et allergènes

Ministère de l’Éducation nationale, La restauration scolaire, 10 décembre 2025 · Les règles du panier-repas et de l’affichage des allergènes

Sénat, Question écrite n° 08034 de M. Daniel Gremillet, réponse du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, JO Sénat du 27 juillet 2023 et du 14 mars 2024 · La réponse ministérielle sur l’affichage des allergènes et l’auto-injecteur à la cantine

Défenseur des droits, Un droit à la cantine scolaire pour tous les enfants, synthèse, juin 2019 · La synthèse du rapport sur la cantine

Assemblée nationale, Question écrite n° 105513, réponse du ministère de l’Éducation nationale, 23 août 2011 · La réponse ministérielle sur les enfants allergiques à la cantine

CAF, Cantine : prévenir les allergies alimentaires, 12 mai 2022 · L’article de la CAF avec l’allergologue Sophie Silcret-Grieu

service-public.fr, Quels allergènes doivent être mentionnés sur un produit alimentaire ?, vérifié le 23 octobre 2025 · La fiche sur l’étiquetage des allergènes

Santé

Assurance Maladie (Ameli), Allergie alimentaire : définition et symptômes, 27 juin 2025 · La fréquence de l’allergie alimentaire chez l’enfant

Assurance Maladie (Ameli), Allergie alimentaire : la consultation médicale et les mesures au quotidien, 18 septembre 2024, et Allergie alimentaire : traitement et prévention, 23 avril 2025 · Le dossier Ameli sur l’allergie alimentaire

Assurance Maladie (Ameli), Médicaments pour les enfants en collectivités : le projet d’accueil individualisé, 26 mars 2026 · Les médicaments à l’école et le PAI

Associations et études

AFPRAL, Accueil d’un enfant allergique (école, crèche, nounou…), page consultée le 14 octobre 2026 · Les conseils de l’association de patients

Guillaume Pouessel et le groupe de travail « Allergie en milieu scolaire » de la Société française d’allergologie, Actualités dans l’accueil des enfants avec une allergie alimentaire en milieu scolaire, Réalités pédiatriques n° 235, novembre 2019 · L’article qui situe l’allergie alimentaire parmi les motifs de PAI

Informations vérifiées le 15 octobre 2026.

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