Les troubles dys ont six noms et une même réalité : un enfant intelligent qui bute sur la lecture, l’orthographe, le calcul, la parole ou le geste. Voici de quoi s’y retrouver, du tableau récapitulatif aux aides de la MDPH.
Sommaire
Troubles dys :
six troubles, un parcours, des aides
- Six troubles, une famille — dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasie, dyspraxie et dysgraphie sont des troubles du neurodéveloppement, durables et sans lien avec l’intelligence.
- 5 à 8 % des enfants — selon l’Inserm et la HAS ; 40 % d’entre eux cumulent plusieurs troubles, et les dys ne disparaissent pas à l’âge adulte.
- Le médecin de l’enfant pilote — il prescrit les bilans (orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, neuropsychologue) et coordonne le diagnostic ; les plateformes de coordination aident jusqu’à 12 ans.
- PAP ou PPS — le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) se décide dans l’école, sur avis du médecin scolaire, sans MDPH ; le projet personnalisé de scolarisation (PPS), l’AESH et le matériel adapté passent par la MDPH.
- AEEH : 153,01 € par mois — l’allocation de base depuis le 1er avril 2026, sur décision de la CDAPH, qui répond en 4 mois au plus.
- 20e Journée des Dys — les 9 et 10 octobre 2026 à Paris, gratuite sur inscription, et des journées locales partout en France.
Troubles dys, TSLA, troubles spécifiques des apprentissages : trois noms, une famille
Dys. Le mot arrive souvent par l’école, avec un bilan à faire, un sigle à comprendre et une inquiétude à ranger quelque part. Il désigne des troubles cognitifs spécifiques : ils touchent une ou plusieurs fonctions précises, le langage, la lecture, le calcul ou le geste, sans toucher l’intelligence, rappelle la Maison de l’autisme, qui classe les troubles dys parmi les troubles du neurodéveloppement, aux côtés de l’autisme et du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Le nom officiel a changé. La Haute Autorité de santé (HAS) parle de troubles spécifiques du langage et des apprentissages, les TSLA : langage oral, apprentissages scolaires, fonctions du geste et des repères dans l’espace, fonctions transversales comme l’attention ou la mémoire ; comme les autres troubles du neurodéveloppement, ils sont durables. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) suit la classification américaine DSM-5 et réserve troubles spécifiques des apprentissages à la lecture, à l’écriture et au calcul ; la dysphasie et la dyspraxie y sont des troubles associés.
Combien d’enfants ? Entre 5 et 7 % des enfants d’âge scolaire pour l’Inserm (2019), près de 8 % pour la HAS (2018) : l’écart tient surtout aux définitions retenues. Deux chiffres pèsent davantage au quotidien. Selon l’Inserm, 40 % des enfants concernés cumulent plusieurs troubles, et ces troubles persistent à l’âge adulte, à des degrés variables, précise la Maison de l’autisme. Les dys ne se rattrapent pas avec l’âge : on apprend à faire avec, et à compenser.
C’est pour cela qu’existe, chaque automne, la Journée des Dys. Portée par la Fédération française des Dys (FFDys) et ses associations de familles, sa 20e édition se tient à Paris les vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026, gratuitement et sur inscription, sous le thème « 20 ans d’actions : l’avenir se construit avec les Dys », avec des journées locales partout en France, comme à Beauvais le 10 octobre. Vingt ans après la première édition, le mot est connu ; les démarches, elles, restent à expliquer.
Le tableau récapitulatif des troubles dys, trouble par trouble
Le tableau ci-dessous résume ce que chaque nom désigne, la fonction touchée et le professionnel qui fait le bilan. Il suit les définitions de Mon Parcours Handicap, de l’Inserm et de la Maison de l’autisme. Deux noms ont changé dans les classifications récentes, rappelle l’Assurance maladie : la dysphasie s’appelle désormais trouble développemental du langage, la dyspraxie trouble développemental de la coordination. Les anciens noms restent ceux que tu entendras le plus souvent, à l’école comme chez l’orthophoniste.
Le tableau récapitulatif des troubles dys
Dyslexie · lecture hésitante, lente, avec des erreurs · bilan orthophonique
Dysorthographie · orthographe, souvent associée à la dyslexie · bilan orthophonique
Dyscalculie · sens des nombres et calcul · bilan orthophonique
Dysphasie, ou trouble développemental du langage · parler et comprendre · bilan orthophonique
Dyspraxie, ou trouble développemental de la coordination · organiser ses gestes, se repérer dans l’espace · psychomotricien ou ergothérapeute
Dysgraphie · geste d’écriture lent, douloureux ou peu lisible · psychomotricien ou ergothérapeute
TDAH, trouble de l’attention · souvent cité avec les dys, attention et fonctions exécutives · neuropsychologue
Plusieurs troubles à la fois · 40 % des enfants concernés
Source · Mon Parcours Handicap (10 octobre 2025), Inserm, Maison de l’autisme (23 mars 2026)
Côté langage écrit, la dyslexie rend la lecture « hésitante, ralentie, avec des erreurs », décrit Mon Parcours Handicap, et la dysorthographie l’accompagne souvent : l’enfant lit mal et peine à orthographier. La dyscalculie touche la compréhension et l’utilisation des nombres, bien au-delà de tables de multiplication mal apprises. Dans les trois cas, c’est l’orthophoniste qui mesure le trouble, sur prescription du médecin.
La dysphasie se repère avant l’école : l’Assurance maladie cite des phrases de deux mots au plus à 3-4 ans, de trois mots au plus à 4-5 ans, des difficultés à raconter une histoire après 5 ans, des signes non spécifiques, à distinguer d’abord d’une baisse d’audition. La dyspraxie touche la planification du geste : une maladresse marquée, une écriture lente et pénible peuvent l’évoquer, comme une dysgraphie ; psychomotricien et ergothérapeute en font le bilan.
Qui pose le diagnostic d’un trouble dys ?
Personne ne pose un diagnostic de dys sur un cahier ou sur un site. La HAS a organisé le parcours en trois niveaux. Au premier, le médecin de l’enfant, généraliste ou pédiatre, reçoit l’alerte de l’école ou de la famille, pose une hypothèse et prescrit les bilans : orthophoniste pour le langage et le calcul, psychomotricien ou ergothérapeute pour le geste, neuropsychologue pour l’attention et la mémoire. Repère de la HAS : des difficultés qui persistent après 3 à 6 mois de pédagogie adaptée, ou sévères d’emblée, justifient cette évaluation.
Le deuxième niveau rassemble une équipe pluridisciplinaire formée aux troubles dys, sous la responsabilité d’un médecin expert, pour les situations complexes. Le troisième, ce sont les centres de référence des troubles du langage et des apprentissages, rattachés aux centres hospitaliers universitaires (CHU) et réservés aux cas les plus sévères : la HAS les décrivait « saturés par des sollicitations trop fréquentes et pas toujours justifiées ». La file d’attente du CHU n’est donc pas le passage obligé d’un enfant dyslexique.
Reste la question de l’argent. Orthophonie et orthoptie sont remboursées à 60 % sur prescription médicale en cabinet de ville, rappelle l’Assurance maladie (2024) ; dans un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) ou un centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP), les soins sont pris en charge en totalité. Le reste relève de ta complémentaire santé. À La Réunion, ces remboursements passent par la caisse générale de sécurité sociale (CGSS), qui tient le rôle de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
Ergothérapeute et psychomotricien en libéral, eux, ne sont pas remboursés, sauf dans un cadre précis : les plateformes de coordination et d’orientation (PCO), créées pour les troubles du neurodéveloppement et ouvertes aux enfants de 0 à 12 ans sans diagnostic établi, financent ces bilans et ces séances pendant un an, prolongeable une fois. Le médecin de l’enfant peut s’appuyer sur la plateforme de son secteur pour organiser le parcours, indique la Maison de l’autisme.
Les troubles dys sont-ils un handicap ?
La question gêne souvent, et la réponse est juridique avant d’être affective. Depuis la loi du 11 février 2005, le handicap se définit comme toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société, due à une atteinte importante et durable d’une ou plusieurs fonctions ; la loi nomme les fonctions physiques, sensorielles, mentales, psychiques et cognitives. Un trouble dys y entre donc, à une condition : qu’il limite réellement la vie de l’enfant, à l’école ou à la maison.
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a donné aux équipes des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) un guide d’appui sur les troubles dys. Sa règle est simple : dès qu’une altération de fonction est confirmée, que son évolution dépasse un an et qu’elle a des conséquences dans la vie de l’enfant, la situation entre dans le champ du handicap. Un diagnostic définitif n’est pas obligatoire, mais la démarche diagnostique doit être engagée, et un simple bilan paramédical, seul, ne suffit pas.
Cela ne signifie pas que chaque enfant dys a besoin d’un dossier MDPH. Mon Parcours Handicap le rappelle : un enfant peut être scolarisé en classe ordinaire sans dossier, avec des aménagements décidés dans l’école. La MDPH devient utile quand ces réponses de premier niveau ne suffisent plus, ou quand la famille a besoin d’une aide humaine, de matériel ou d’une allocation.
PAP ou PPS : lequel demander pour un enfant dys ?
C’est la confusion la plus fréquente, et elle coûte des mois. Le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) est un dispositif interne à l’école : il s’adresse aux élèves dont les difficultés durables viennent d’un trouble des apprentissages, sans reconnaissance du handicap. Les parents peuvent le demander à tout moment, dès qu’un diagnostic est posé ; le médecin de l’Éducation nationale donne son avis au vu des bilans, le directeur ou le chef d’établissement l’élabore avec l’équipe, la famille le signe. Il est revu chaque année et suit l’élève de la maternelle au lycée.
Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) relève, lui, de la MDPH : il suppose un dossier et une reconnaissance de handicap, et c’est la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui en décide le contenu. Lui seul ouvre l’aide humaine d’un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH), le matériel pédagogique adapté ou une orientation en unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis). PAP ou PPS ? Notre comparatif PPS, PAP ou PAI : quel projet demander pour ton enfant détaille chaque cas.
Nouveauté de ces deux rentrées : les pôles d’appui à la scolarité (PAS), un binôme formé d’un enseignant et d’un éducateur du secteur médico-social, apportent une réponse de premier niveau sans attendre une reconnaissance de handicap, y compris du matériel, et aident la famille à saisir la MDPH si cela ne suffit pas. À la rentrée 2026, le ministère en compte près de 1 500, pour 56 % du territoire ; l’école de ton enfant sait si elle en dépend.
Les aides MDPH pour un enfant dys : AEEH, matériel, AESH
Quand le dossier devient utile, voici ce qu’il peut ouvrir. L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est versée pour un enfant de moins de 20 ans dont le handicap est reconnu : 153,01 € par mois pour l’allocation de base depuis le 1er avril 2026, versés par la caisse d’allocations familiales (Caf), auxquels peut s’ajouter un complément en six catégories. Elle suppose un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou de 50 à 79 % si la situation de l’enfant exige un établissement spécialisé ou des soins à domicile.
Le complément dépend des dépenses engagées et du temps de travail auquel un parent renonce ; il va de 114,76 € pour la première catégorie à 1 298,44 € pour la sixième, avec une majoration pour un parent isolé. Montants, durées, ce qui a changé au printemps : notre article AEEH 2026 : montant, conditions, durée fait le point, chiffre par chiffre.
Ce que la MDPH peut accorder à un enfant dys
AEEH de base · 153,01 € par mois depuis le 1er avril 2026
Complément d’AEEH · de 114,76 € (1re catégorie) à 1 298,44 € (6e catégorie)
Taux d’incapacité requis · 80 % au moins, ou 50 à 79 % sous conditions
PPS, AESH, matériel adapté, Ulis · sur décision de la CDAPH
Certificat médical · Cerfa 15695*01, de moins de 12 mois
Délai de réponse · 4 mois ; sans réponse, la demande est rejetée
Recours · 2 mois, d’abord auprès de la MDPH
Source · Mon Parcours Handicap (1er et 18 juin 2026), service-public.gouv.fr (23 avril 2026)
Les autres réponses de la MDPH concernent moins souvent un trouble dys isolé, mais elles existent : la prestation de compensation du handicap (PCH), une orientation vers un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) qui intervient jusque dans l’école et, plus tard, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), qui ouvre des aménagements de poste à l’adulte dys. Le dossier est le même pour toutes ces demandes.
Le dossier MDPH d’un enfant dys, pièce par pièce
Préparer le dossier MDPH d’un enfant dys
Rempli par le médecin sur le Cerfa 15695*01, daté de moins de 12 mois. La CNSA insiste : il décrit le retentissement des troubles dans la vie quotidienne, pas seulement le diagnostic.
Bilan orthophonique, psychomoteur ou ergothérapique, neuropsychologique selon les troubles, en copie. Un bilan paramédical seul ne suffit pas : c’est la synthèse du médecin qui fait foi.
Facultative, mais « très utile à l’évaluation » selon Mon Parcours Handicap : décris une journée type, les devoirs, l’habillage, le temps que prend chaque chose. Pour l’école, l’équipe remplit le GEVA-Sco, guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation.
À la MDPH du lieu de résidence, souvent en ligne. Garde l’accusé de réception : le délai de 4 mois court à partir du dossier complet, et le silence vaut rejet.
Repères tirés de Mon Parcours Handicap (18 juin 2026), du guide d’appui de la CNSA (décembre 2014) et de service-public.gouv.fr (23 avril 2026).
Le dossier reste une épreuve d’écriture, à un moment où tu as déjà peu de temps. Notre guide Dossier MDPH : le guide survie des mamans reprend pièce par pièce ce qui fait la différence, de la partie « vie quotidienne » au recours en cas de refus. Les associations de familles et, quand il existe, le pôle d’appui à la scolarité peuvent t’aider à le préparer.
Brevet, bac : des aménagements d’examens sans dossier MDPH
Bonne nouvelle pour les familles qui n’ont pas de dossier MDPH : les aménagements d’examens n’en dépendent pas. Depuis la circulaire du 8 décembre 2020, un élève qui a un PAP ou PPS, ou un projet d’accueil individualisé (PAI), passe par une procédure simplifiée : la famille remplit le formulaire national, l’équipe pédagogique y porte son appréciation, et l’autorité académique décide. Les autres demandes suivent la procédure complète, avec l’avis d’un médecin désigné par la CDAPH ; la décision arrive dans un délai de deux mois.
Le calendrier se joue tôt : la demande se fait en 4e pour le brevet et en seconde pour le baccalauréat, avant la fin du deuxième trimestre, et au plus tard à la date limite d’inscription pour les autres examens. Les aménagements vont du temps majoré, d’un tiers au plus sauf justification médicale, à un secrétaire, un logiciel de lecture ou de dictée vocale, ou une calculatrice simple pour un élève dyscalculique ou dyspraxique.
Repérer n’est pas diagnostiquer
Un enfant qui peine à lire, à écrire ou à parler n’est pas forcément dys : une baisse d’audition ou de vue, d’autres troubles du neurodéveloppement ou un simple décalage de maturité produisent les mêmes signes, et seuls des bilans les départagent.
Lecture hésitante et lente malgré plusieurs mois d’aide en classe · orthographe très en retard sur l’oral · phrases de trois mots au plus à 4-5 ans · écriture lente, douloureuse, peu lisible · maladresse marquée dans les gestes du quotidien · nombres qui ne prennent pas sens
Aucun de ces signes, seul, ne prouve un trouble dys. Parles-en au médecin de ton enfant ou au médecin scolaire : ce sont eux qui prescrivent les bilans et posent le diagnostic, au besoin avec la plateforme de coordination et d’orientation de ton secteur.
Vingt ans de Journée des Dys ont fait entrer les dys dans le vocabulaire des écoles et des MDPH ; ce qui reste à gagner, c’est du temps, celui du repérage, du bilan et de la réponse. Les troubles dys n’empêchent pas d’apprendre, ils demandent d’apprendre autrement, et ton enfant, lui, a déjà commencé.
Quels sont les différents troubles dys ?
On en compte six : dyslexie (lecture), dysorthographie (orthographe), dyscalculie (nombres et calcul), dysphasie ou trouble développemental du langage (langage oral), dyspraxie ou trouble développemental de la coordination (gestes et repères dans l’espace) et dysgraphie (geste d’écriture). Le TDAH, trouble de l’attention, est souvent cité avec les dys. Selon l’Inserm (2019), 40 % des enfants concernés en cumulent plusieurs.
Qui diagnostique les troubles dys ?
Un médecin : généraliste, pédiatre, médecin scolaire ou spécialiste. Il prescrit les bilans, orthophonique pour le langage et le calcul, psychomoteur ou ergothérapique pour le geste, neuropsychologique pour l’attention, puis en fait la synthèse. Un bilan d’orthophoniste seul ne vaut pas diagnostic. Pour les situations complexes, la HAS prévoit des équipes spécialisées, puis les centres de référence des CHU.
Les troubles dys sont-ils héréditaires ?
En partie. L’Inserm indique qu’une susceptibilité génétique a été démontrée et que des gènes de prédisposition ont été identifiés ; des chercheurs explorent aussi des différences de connexions entre régions du cerveau. Comme les autres troubles du neurodéveloppement, ils ne résultent ni d’un problème éducatif ni d’une méthode pédagogique inadaptée, précise la Maison de l’autisme : ce que tu as fait ou non à la maison n’en est pas la cause.
Quel est le trouble dys le plus grave ?
Aucun n’est « le plus grave » par nature : ce qui pèse, c’est l’intensité du trouble, le cumul et le moment où il est repéré. L’Inserm (2019) estime que 1 à 2 % des enfants concernés présentent des formes sévères, et que quatre sur dix cumulent plusieurs troubles. Un trouble léger mais ignoré peut peser davantage qu’un trouble marqué, repéré et accompagné tôt.
Les troubles dys disparaissent-ils à l’âge adulte ?
Non. Ils persistent à l’âge adulte, à des degrés variables, rappelle la Maison de l’autisme ; ce qui change, ce sont les stratégies de compensation et les outils numériques. Un adulte dys peut demander à la MDPH la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), qui ouvre des aménagements de poste et des aides au matériel, selon Mon Parcours Handicap.
À partir de quel âge repère-t-on un trouble dys ?
Le plus tôt possible, dit la HAS, qui s’appuie sur les examens obligatoires jusqu’à 6 ans, dont celui de la protection maternelle et infantile (PMI) à 3-4 ans et celui de la sixième année. Le langage oral s’évalue dès 3-4 ans ; la lecture, l’orthographe ou le calcul se confirment une fois l’apprentissage commencé, quand les difficultés persistent après 3 à 6 mois de pédagogie adaptée.
Nos sources
Définitions et chiffresHaute Autorité de santé, Comment améliorer le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ? Synthèse, décembre 2017 · Synthèse du guide parcours de santé de la HAS (PDF)
Haute Autorité de santé, Troubles dys : comment mieux organiser le parcours de santé ?, 31 janvier 2018 · Communiqué de la HAS sur les trois niveaux de recours
Inserm, Troubles spécifiques des apprentissages : les « dys », des troubles durables mais qui se prennent en charge, dossier publié sur Santé.fr le 24 octobre 2019 · Dossier de l’Inserm sur les troubles spécifiques des apprentissages
Maison de l’autisme, Troubles dys au sein des TND, fiche pratique mise à jour le 23 mars 2026 · Fiche pratique de la Maison de l’autisme sur les troubles dys
Assurance maladie, Troubles spécifiques du langage, de la coordination et des apprentissages, 21 août 2023 · Page de l’Assurance maladie pour les médecins sur les TSLA
Journée des DysFédération française des Dys, 20e Journée Nationale des Dys : 20 ans d’actions, l’avenir se construit avec les Dys, annonce relayée par le SDOP, 7 septembre 2026 · Dates, lieux et inscriptions de la 20e Journée nationale des Dys à Paris
Neurodys PACA, FFDYS : 20e Journée Nationale des Dys, 3 septembre 2026 · Programme des 9 et 10 octobre 2026 relayé par Neurodys PACA
Mon Parcours Handicap, 20e Journée Nationale des DYS à Beauvais : 20 ans d’action, l’avenir avec les DYS, agenda, mis à jour le 8 octobre 2026 · Journée locale de Beauvais du 10 octobre 2026
Mon Parcours Handicap, Troubles Dys : journée nationale de sensibilisation le 11 octobre 2025, 10 octobre 2025 · Dossier de Mon Parcours Handicap sur les troubles dys et leurs aides
ÉcoleMon Parcours Handicap, Qu’est-ce que le PAP, plan d’accompagnement personnalisé ?, mis à jour le 10 juillet 2026 · Fiche de Mon Parcours Handicap sur le PAP
Mon Parcours Handicap, Troubles dys : quels aménagements pour la scolarité ?, mis à jour le 10 octobre 2025 · Article de Mon Parcours Handicap sur le PAP, le PPS et les PAS
Ministère de l’Éducation nationale, La scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers, 14 août 2026 · Page du ministère sur les PAS, le PPS et le matériel adapté
Ministère de l’Éducation nationale, Circulaire du 8 décembre 2020 relative aux aménagements des épreuves d’examen et concours pour les candidats en situation de handicap, Bulletin officiel n° 47 du 10 décembre 2020 · Texte de la circulaire sur les aménagements d’examens
MDPH et aidesMon Parcours Handicap, Handicap : définition, glossaire, mis à jour le 8 octobre 2026 · Définition légale du handicap (article L114 du code de l’action sociale et des familles)
CNSA, Troubles Dys. Guide d’appui pour l’élaboration de réponses aux besoins des personnes présentant des troubles spécifiques du langage, des praxies, de l’attention et des apprentissages, décembre 2014 · Guide d’appui de la CNSA sur les troubles dys (PDF, copie de l’académie de Grenoble)
Mon Parcours Handicap, Le dépôt du dossier et le traitement de la demande par la MDPH, mis à jour le 18 juin 2026 · Pièces du dossier MDPH et traitement de la demande
Service-public.gouv.fr, Un enfant ou adolescent handicapé peut-il bénéficier d’un accompagnement à l’école ou en dehors ?, vérifié le 23 avril 2026 · Fiche service-public sur l’accompagnement scolaire, le délai de 4 mois et le recours
Mon Parcours Handicap, AEEH et compléments : montants 2026, mis à jour le 1er juin 2026 · Montants 2026 de l’AEEH et de ses compléments
Soins et remboursementsAssurance maladie, Dyslexie et dysorthographie : suivi médical et rééducation, 23 août 2024 · Page de l’Assurance maladie sur le remboursement de l’orthophonie
ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur, Les plateformes de coordination et d’orientation (PCO), 2 avril 2025 · Fonctionnement des PCO et forfait de prise en charge des séances
CGSS de La Réunion, Présentation, 8 août 2017 · Rôle de la CGSS à La Réunion
Informations vérifiées le 9 octobre 2026.