Thérapeute de couple : enfant en situation de handicap

Thérapeute de couple, répit, Mon soutien psy : quand un enfant est en situation de handicap, le couple des parents est mis à l’épreuve, pas condamné. Voici ce que disent les études, et ce que coûte chaque solution.

L’essentiel

Couple et handicap de l’enfant :
ce que les études établissent

  • Une majorité de mères vit en couple — en 2024, 69 % des mères d’un enfant en situation de handicap vivent en couple, contre 77 % des autres mères, relève l’Institut national d’études démographiques (Ined).
  • Le chiffre de 80 % de divorces — une étude américaine de 2012, menée auprès de près de 78 000 parents, n’en a trouvé aucune trace.
  • Thérapeute de couple — l’expression ne dit pas la formation suivie ; les honoraires sont libres, et le prix se demande avant la première séance.
  • Mon soutien psy — en 2026, 12 séances par année civile et par patient, à 50 €, remboursées à 60 % par l’Assurance maladie : un soutien individuel, pas une thérapie de couple.
  • Gratuit ou selon les revenus — les espaces vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) accueillent gratuitement ; la médiation familiale en service conventionné coûte de 2 à 131 € la séance, selon justice.fr (2025).
  • Le répit — l’accueil temporaire d’un enfant est limité à 90 jours par an, rappelle le centre de ressources autisme d’Île-de-France. L’Assurance maladie le prend en charge.

Quand le diagnostic tombe, les rendez-vous et la fatigue s’installent, et une crainte avec eux : que le couple n’y résiste pas. Les enquêtes disponibles mesurent un écart réel, mais limité, entre ces parents et les autres. Les études viennent ici en premier, les solutions ensuite, chacune avec son coût : thérapeute de couple, conseil conjugal et familial, Mon soutien psy, répit et médiation familiale.

Couple et enfant en situation de handicap : que mesurent les enquêtes ?

L’Institut national d’études démographiques (Ined) a interrogé en 2024 des adultes de 20 à 65 ans pour son enquête Familles et Employeurs, dont les premiers résultats ont paru le 23 juin 2026. Parmi les mères d’au moins un enfant en situation de handicap, 69 % vivent en couple, contre 77 % des autres mères. Chez les pères, l’écart est plus mince : 83 % contre 86 %.

La vie en couple est donc « bien moins fréquente » pour ces parents, « particulièrement les mères », écrit l’Ined. La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) faisait un constat voisin en 2020, à partir de données de 2016 et 2017 : 30 % des ménages qui perçoivent l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) sont des familles monoparentales, soit 7 points de plus que les autres ménages avec enfant. Neuf fois sur dix, il s’agit d’une mère et de ses enfants.

Ces chiffres décrivent un écart, pas une cause. L’Ined note que ces parents sont aussi un peu plus âgés et moins diplômés que les autres. La DREES observe que l’écart se réduit à 3 points chez les mères diplômées du supérieur, quand il atteint 8 points chez celles qui n’ont pas le baccalauréat. Le handicap ne pèse donc pas du même poids sur tous les couples.

Fiche technique

Parents d’un enfant en situation de handicap : les chiffres français

Mères vivant en couple · 69 %, contre 77 % des autres mères

Pères vivant en couple · 83 %, contre 86 % des autres pères

Familles monoparentales parmi les ménages percevant l’AEEH · 30 %, soit 7 points de plus

Couples percevant l’AEEH où les deux parents travaillent · 53 %, soit 17 points de moins

Niveau de vie mensuel moyen des ménages percevant l’AEEH · 1 567 €, soit 272 € de moins

Territoire couvert · France hexagonale

Source · Ined, enquête de 2024 publiée le 23 juin 2026 ; DREES, données 2016-2017 publiées en novembre 2020

80 % de divorces après le diagnostic : d’où vient ce chiffre ?

Idée reçue : quatre couples sur cinq se sépareraient quand leur enfant est autiste. Aux États-Unis, des célébrités et des militants ont avancé ce taux de 80 %, rapporte le Kennedy Krieger Institute, un institut de Baltimore. Fait : ses chercheurs et ceux de l’université Johns Hopkins l’ont cherché dans les réponses de près de 78 000 parents, dont 913 avaient un enfant autiste. Ils n’en ont trouvé aucune trace.

Publiée en 2012 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders, leur étude suggère une réalité plus sobre : environ deux tiers des enfants vivaient avec leurs deux parents, biologiques ou adoptifs, qu’ils soient autistes ou non. Les séparations n’y étaient pas plus fréquentes pour les uns que pour les autres.

Une autre étude américaine nuance le tableau. En 2010, des chercheurs de l’université du Wisconsin à Madison ont comparé 391 couples, parents d’adolescents et d’adultes autistes, à un échantillon national. Jusqu’aux 8 ans de l’enfant, leur taux de divorce suit celui des autres parents ; ensuite, il baisse chez les autres et reste élevé chez eux. L’université précise que la majorité des mariages de l’étude ont tenu.

Un suivi plus long complète le tableau. Publiée en 2023 dans le Journal of Family Psychology, une étude a observé pendant 28 ans les parents de 219 enfants adressés pour un autisme ou un autre retard de développement. À 30 ans, environ 36 % de ces jeunes avaient connu le divorce de leurs parents. Les divorces étaient les plus fréquents avant leurs 5 ans, puis après leurs 15 ans.

Ces résultats ne se contredisent pas forcément : le premier travail observe des familles d’enfants de 3 à 17 ans, les deux autres suivent des parents jusqu’à l’âge adulte de leur enfant. Tous sont américains et portent surtout sur l’autisme. Ils ne se transposent tels quels ni à la France, ni aux autres handicaps.

Ce qui pèse sur le couple, selon les études

Les enquêtes françaises décrivent surtout une charge inégalement répartie. Dans les couples qui perçoivent l’AEEH pour au moins un enfant, les deux parents travaillent dans 53 % des cas, soit 17 points de moins que dans les autres couples, selon la DREES (données de 2016 et 2017). C’est le plus souvent la mère qui ne travaille pas : 54 % d’entre elles ont un emploi, contre 74 % des autres mères.

Le budget s’en ressent. Le niveau de vie mensuel moyen des ménages percevant l’AEEH s’établit à 1 567 €, soit 272 € de moins que celui des autres ménages avec enfant, et 24 % vivent sous le seuil de pauvreté, contre 17 %. L’Ined relève aussi, dans son enquête de 2024, un projet familial freiné : 69 % des parents ont un deuxième enfant quand le premier est en situation de handicap, contre 77 % dans le cas contraire.

Le stress s’ajoute à ces contraintes. Les travaux s’accordent sur ce point : une méta-analyse mise en ligne en 2012 par le Journal of Autism and Developmental Disorders conclut que les parents d’enfants autistes vivent un stress parental nettement plus élevé que les parents d’enfants ordinaires. C’est une pression de plus pour le couple, pas un verdict.

Moins de temps, moins de revenus, une carrière mise entre parenthèses : ces chiffres disent ce que l’accompagnement d’un enfant demande à deux adultes. La Haute Autorité de santé (HAS) rappelle que l’aide apportée à un proche pèse sur la santé de l’aidant et sur sa vie personnelle, familiale et professionnelle. Quand la fatigue devient épuisement, notre article sur le burn-out parental et ses symptômes fait le point.

L’emploi est l’autre levier. Notre article consacré au congé de présence parentale et aux droits du parent aidant détaille les congés, les allocations et les droits à la retraite prévus par la loi.

Le répit protège-t-il le couple ?

Une étude américaine publiée en 2013 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders le suggère. Menée auprès de 101 couples élevant au moins un enfant autiste, elle associe chaque heure hebdomadaire de répit supplémentaire à une meilleure qualité de la relation, pour les mères comme pour les pères. Le lien passe par le quotidien : plus de répit, moins de stress et davantage de moments agréables.

Il s’agit d’une étude isolée, qui observe une association sans prouver une cause. Elle va toutefois dans le sens de la recommandation « Répit des aidants », publiée par la HAS le 25 juin 2024. La HAS recommande aux professionnels de faire du repérage de l’aidant un réflexe et de proposer « le bon répit au bon moment à la bonne personne ».

Thérapeute de couple : que recouvre cette appellation ?

Un thérapeute de couple reçoit les deux partenaires pour travailler ce qui se joue entre eux. L’expression décrit une activité : elle ne dit pas quelle formation la personne a suivie. Un psychiatre, un psychologue, un psychothérapeute ou un conseiller conjugal et familial peuvent proposer ce travail, comme des praticiens sans aucun de ces titres.

Des repères permettent de s’y retrouver, rappelle Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, sur Santé.fr. Le psychothérapeute est inscrit au Registre national des psychothérapeutes, et le psychologue à un répertoire national, le RPPS. L’Annuaire Santé, ressource publique, permet de vérifier qu’un praticien y figure, donc qu’il est habilité à exercer.

Le conseiller conjugal et familial détient, lui, une certification de niveau 6, enregistrée en 2026 au répertoire national des certifications professionnelles, indique France compétences. Il mène des entretiens individuels, de couple ou de famille, en centre de santé sexuelle, en association, en protection maternelle et infantile (PMI) ou en libéral.

Les annuaires d’associations professionnelles réunissent parfois, à côté des psychothérapeutes, des psychanalystes, des psychopraticiens ou des thérapeutes. Psycom conseille de demander quel diplôme, quel titre et quelle formation initiale sont exigés pour y figurer. La même question se pose, sans gêne, au professionnel lui-même avant le premier rendez-vous.

Thérapie de couple : que sait la recherche ?

La recherche reste prudente. Une revue Cochrane publiée en 2018, qui rassemble 14 études et 651 participants, suggère que la thérapie de couple soulage les symptômes dépressifs aussi bien qu’une psychothérapie individuelle. Elle pourrait réduire davantage la détresse du couple, mais ses auteurs jugent les preuves de qualité faible à très faible et réclament des essais plus solides.

Cette revue porte sur des couples dont l’un des partenaires vit une dépression, pas sur des parents d’un enfant en situation de handicap. Sur ce que la démarche change pour eux, les travaux vérifiés pour cet article ne permettent pas de conclure.

Thérapeute de couple : quel prix, quel remboursement ?

En libéral, chaque professionnel fixe ses honoraires : la plupart des prix des biens et des services sont librement fixés, rappelle le ministère de l’Économie. En contrepartie, l’information sur les prix est obligatoire : le prix des prestations s’affiche à la vue du public, dans le lieu d’accueil de la clientèle. Le tarif d’une séance chez un thérapeute de couple se demande donc dès la prise de rendez-vous.

Côté remboursement, l’Assurance maladie ne prend pas en charge les séances d’un psychologue hors du dispositif Mon soutien psy. Les consultations d’un psychiatre peuvent l’être, au barème de la Sécurité sociale, indique Psycom. Certaines mutuelles remboursent aussi quelques séances de psychothérapie par an : la réponse se trouve dans ton contrat.

Fiche technique

Ce que coûte chaque solution

Thérapeute de couple en libéral · prix libre, annoncé avant la séance

Accueil en EVARS · gratuit et anonyme

Mon soutien psy · 50 € la séance, remboursée à 60 %, 12 séances par année civile et par patient

Médiation familiale en service conventionné · 2 à 131 € par séance et par personne, premier rendez-vous gratuit

Accueil temporaire d’un enfant · pris en charge par l’Assurance maladie, 90 jours par an au plus

Plateforme de répit · information et conseils gratuits

Source · ameli.fr, 16 septembre 2026 ; justice.fr, 5 juin 2025 ; Santé.fr, 14 avril 2025 ; centre de ressources autisme Île-de-France et Service-public (fiche de 2015) ; portail Pour les personnes âgées, 17 janvier 2025

Bon réflexe

Avant le premier rendez-vous : quatre questions à poser

Le titre

Demande quel diplôme et quel titre la personne possède. Un psychologue ou un psychothérapeute se vérifie dans l’Annuaire Santé, ressource publique.

Le prix

Le tarif se demande avant la première séance : les prix sont libres, mais l’information sur les prix est obligatoire, et ils s’affichent dans le lieu d’accueil de la clientèle.

Qui vient

Un conseiller conjugal et familial reçoit seul, en couple ou en famille. Si ton conjoint ne souhaite pas venir, un premier entretien individuel reste possible.

Si le coût bloque

Un EVARS accueille gratuitement et anonymement. Pour une souffrance psychique, le médecin peut orienter vers un centre médico-psychologique, rappelle l’Assurance maladie.

Repères tirés de Psycom sur Santé.fr, du ministère de l’Économie, de France compétences et de l’Assurance maladie, consultés le 9 octobre 2026.

Conseil conjugal et familial : une porte gratuite

Le conseil conjugal et familial ne se pratique pas seulement en cabinet. Les espaces vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) accompagnent notamment les crises conjugales ou familiales, indique Mon Parcours Handicap. L’accueil y est gratuit et anonyme pour toutes et tous, précise Santé.fr.

Ces espaces peuvent être portés par des associations, dont le Planning familial et l’Union nationale des associations familiales, et ne pratiquent aucun acte médical. Santé.fr cite la consultation en conseil conjugal parmi les besoins auxquels répondent ces structures et les centres de santé sexuelle, et renvoie vers un annuaire pour trouver la plus proche.

Mon soutien psy : un soutien pour toi, pas pour le couple

Le dispositif Mon soutien psy s’adresse à une personne, dès 3 ans, en souffrance psychique d’intensité légère à modérée. Il prévoit jusqu’à 12 séances par année civile et par patient chez un psychologue partenaire, sur rendez-vous direct ou après un passage chez le médecin. La page de l’Assurance maladie, datée du 16 septembre 2026, ne prévoit aucune séance de couple.

Chaque séance coûte 50 €, sans dépassement d’honoraires. L’Assurance maladie en rembourse 60 % et la complémentaire santé 40 %. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, notamment, n’avancent pas les frais. L’annuaire en ligne du dispositif recense les psychologues partenaires, y compris ceux qui reçoivent des mineurs.

Pour un parent épuisé ou anxieux, ce suivi individuel peut alléger ce que le couple n’arrive plus à porter. Si des idées suicidaires apparaissent, l’Assurance maladie renvoie vers le 3114, numéro national de prévention du suicide, ou vers le 15.

Séjour de répit, accueil temporaire : du temps pour deux

Retrouver du temps à deux suppose que quelqu’un prenne le relais. Mon Parcours Handicap recense plusieurs solutions : accueil de jour ou de nuit, hébergement temporaire, par exemple en institut médico-éducatif (IME), relais à domicile, famille d’accueil ou maison de répit. Une orientation de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui siège à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), est le plus souvent nécessaire.

L’accueil temporaire est limité à 90 jours par an, en accueil complet, partiel ou séquentiel, précise le centre de ressources autisme d’Île-de-France dans sa fiche sur le répit. Pour un enfant ou un adolescent, les frais d’accueil sont pris en charge par l’Assurance maladie, indique la fiche de Service-public consacrée à cet accueil, mise à jour en 2015. Un séjour de répit en milieu ordinaire ne demande, lui, aucune notification, mais son coût revient à la famille.

Des aides allègent la facture. L’AEEH et la prestation de compensation du handicap (PCH) peuvent financer des solutions de répit, indique Mon Parcours Handicap, et certaines caisses d’allocations familiales (Caf) paient tout ou partie de séjours pour enfants. Notre article sur l’AEEH 2026, ses montants et ses conditions détaille la première.

Pour s’orienter, une plateforme de répit informe et conseille gratuitement les proches aidants d’une personne en situation de handicap, quel que soit son âge. Il en existe 220 en France, selon le portail national Pour les personnes âgées (page de janvier 2025). Ces plateformes d’accompagnement et de répit organisent aussi des groupes d’échanges et du répit à domicile ; une contribution peut être demandée pour certaines offres.

Et si la séparation se dessine : la médiation familiale

Se séparer n’est pas un échec, et les études ne font d’aucun couple un cas perdu d’avance. Quand la décision se dessine, la médiation familiale aide à s’accorder sur l’autorité parentale, la résidence de l’enfant ou la pension alimentaire, avec l’aide d’un tiers « indépendant, impartial et qualifié », selon la fiche de justice.fr mise à jour le 5 juin 2025.

Le premier rendez-vous d’information est gratuit. Les entretiens suivants durent entre 1 h 30 et 2 heures, et leur nombre dépasse rarement six. Dans une association conventionnée avec la Caisse nationale des allocations familiales, chacun paie selon ses revenus, de 2 à 131 € par séance ; en libéral, le médiateur fixe son tarif.

À La Réunion et dans les outre-mer

Les enquêtes de l’Ined et de la DREES portent sur la France hexagonale : elles ne disent rien des familles ultramarines. À La Réunion, la Caf a rappelé le 4 septembre 2026 qu’elle accompagne les familles vers la médiation familiale.

Le Département de La Réunion et le groupement d’intérêt public GIP SAP présentaient en 2024 une plateforme départementale de soutien aux aidants, La Réunion des aidants : soutien psychologique, répit à domicile et hors domicile, cafés des aidants. La MDPH reste l’interlocutrice pour une orientation vers un accueil temporaire.

! Point de vigilance

Quand il ne s’agit plus d’une crise de couple

Une crise de couple et des violences conjugales ne relèvent pas des mêmes réponses : la médiation familiale est impossible en cas de violence alléguée ou d’emprise manifeste, précise justice.fr.

Violences physiques · violences sexuelles · violences psychologiques · violences économiques

Une dispute, même vive, n’est pas une violence conjugale, et ce n’est pas à toi de faire le tri seule. Des professionnelles t’aident à nommer ce que tu vis : le 3919, gratuit et anonyme, répond 24 heures sur 24, en métropole comme dans les départements d’outre-mer. En cas d’urgence, compose le 17, ou envoie un SMS au 114.

Aucune étude ne dira si ton couple tiendra, et aucune ne le condamne. Les chiffres décrivent surtout une charge lourde, souvent portée par un seul des deux parents. Un thérapeute de couple, un entretien de conseil conjugal ou quelques heures de répit ne promettent rien : ils rouvrent un espace où se parler. Et il reste permis, entre deux rendez-vous, de s’asseoir côte à côte sans rien régler du tout.

Vos questions

Une thérapie de couple est-elle remboursée ?

L’Assurance maladie ne prend pas en charge les séances d’un psychologue hors du dispositif Mon soutien psy, qui accompagne une personne et non un couple. Les consultations d’un psychiatre peuvent être remboursées, et certaines mutuelles prennent en charge quelques séances de psychothérapie par an, indique Psycom : la réponse figure dans ton contrat.

Quel est le prix d’une séance chez un thérapeute de couple ?

Il n’existe pas de tarif unique : en libéral, chaque professionnel fixe ses honoraires, rappelle le ministère de l’Économie, mais l’information sur les prix est obligatoire : le tarif se demande avant de s’engager. Les EVARS accueillent gratuitement, et la médiation familiale en service conventionné coûte de 2 à 131 € par séance et par personne, selon justice.fr.

Thérapie de couple ou conseil conjugal : quelle différence ?

La première expression décrit une activité, que peuvent proposer un psychiatre, un psychologue ou un psychothérapeute, dont les titres se vérifient dans l’Annuaire Santé. Le conseiller conjugal et familial détient une certification de niveau 6 enregistrée par France compétences ; il mène des entretiens individuels, de couple ou de famille.

Mon soutien psy peut-il financer une thérapie de couple ?

Pas pour des séances à deux : en 2026, le dispositif prévoit jusqu’à 12 séances par année civile et par patient, pour une personne en souffrance psychique d’intensité légère à modérée. Chaque séance coûte 50 €, remboursés à 60 % par l’Assurance maladie. Chacun des deux parents peut en revanche y recourir pour lui-même.

Le handicap d’un enfant fait-il divorcer 80 % des couples ?

Aucune étude vérifiée ne l’établit. En 2012, des chercheurs américains ont cherché ce taux dans les réponses de près de 78 000 parents, sans en trouver trace. En France, l’Ined mesure en 2024 que 69 % des mères d’un enfant en situation de handicap vivent en couple, contre 77 % des autres mères. Un suivi américain de 28 ans, publié en 2023, compte environ 36 % de divorces.

Combien de jours de répit par an pour un enfant en situation de handicap ?

L’accueil temporaire en établissement est limité à 90 jours par an, en accueil complet, partiel ou séquentiel, sur orientation de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, rappelle le centre de ressources autisme d’Île-de-France. Pour un enfant ou un adolescent, l’Assurance maladie le prend en charge. Une plateforme de répit peut t’aider à repérer les solutions proches.

Références

Nos sources

Études et statistiques

Ined, R. Fontaine, A. Solaz et J. Perrenoud, Agrandir sa famille quand l’un de ses enfants est en situation de handicap, Premiers résultats d’enquêtes n° 1-2026, 23 juin 2026 · Fiche 27 de l’Ined

DREES, G. Buisson et G. De La Rosa, Parents d’enfant handicapé : davantage de familles monoparentales, une situation moins favorable sur le marché du travail et des niveaux de vie plus faibles, Études et Résultats n° 1169, novembre 2020 · Étude de la DREES

B. H. Freedman, L. G. Kalb, B. Zablotsky et E. A. Stuart, Relationship Status Among Parents of Children with Autism Spectrum Disorders: A Population-Based Study, Journal of Autism and Developmental Disorders, 2012, 42(4), 539-548 · Présentation par le Kennedy Krieger Institute, 11 avril 2017

Les mêmes auteurs, résumé présenté à l’International Meeting for Autism Research, 21 mai 2010 · Résumé présenté au congrès de 2010

S. L. Hartley, E. T. Barker, M. M. Seltzer et collègues, The relative risk and timing of divorce in families of children with an autism spectrum disorder, Journal of Family Psychology, 2010, 24(4), 449-457 · Communiqué de l’université du Wisconsin à Madison, 3 août 2010

N. Bahri, K. Sterrett et C. Lord, Marital status over 28 years of parents of individuals with autism and other developmental disabilities, Journal of Family Psychology, 2023, 37(6), DOI 10.1037/fam0001093 · Notice de la publication, Weill Cornell Medicine

S. A. Hayes et S. L. Watson, The Impact of Parenting Stress: A Meta-analysis of Studies Comparing the Experience of Parenting Stress in Parents of Children With and Without Autism Spectrum Disorder, Journal of Autism and Developmental Disorders, mise en ligne en juillet 2012, DOI 10.1007/s10803-012-1604-y · Résumé sur un site de l’université de New York

A. Harper, T. Taylor, J. Harper, S. Olsen Roper et M. South, Respite Care, Marital Quality, and Stress in Parents of Children with Autism Spectrum Disorders, Journal of Autism and Developmental Disorders, 2013, DOI 10.1007/s10803-013-1812-0 · Notice du dépôt de l’université Brigham Young

A. Barbato, B. D’Avanzo et A. Parabiaghi, Thérapie de couple contre la dépression, Cochrane Database of Systematic Reviews, 8 juin 2018, DOI 10.1002/14651858.CD004188.pub3 · Résumé en français de la revue Cochrane

Recommandation et information en santé

Haute Autorité de santé, Les aidants ont besoin de répit : la HAS publie des recommandations, 25 juin 2024 · Communiqué de la HAS

Psycom sur Santé.fr, Santé mentale : trouver un psychothérapeute, page datée du 11 août 2026 · Page de Psycom sur Santé.fr

Assurance maladie, page consacrée au dispositif Mon soutien psy, 16 septembre 2026 · Page d’ameli.fr sur le dispositif

Santé.fr, Santé sexuelle : vers qui se tourner ?, 14 avril 2025 · Dossier de Santé.fr

Professionnels, prix et droits

France compétences, Conseiller conjugal et familial, fiche RNCP42076, enregistrée le 1er avril 2026 · Fiche de France compétences

Ministère de l’Économie, Professionnels, quelles sont vos obligations en matière d’affichage des prix ?, 20 janvier 2026 · Page du ministère de l’Économie

Ministère de la Justice, La médiation familiale, justice.fr, 5 juin 2025 · Fiche de justice.fr

Service-public.gouv.fr, Violences conjugales, fiche vérifiée le 1er avril 2026 · Fiche de Service-public sur le 3919

Mon Parcours Handicap, EVARS : Espaces vie affective, relationnelle et sexuelle, glossaire, page consultée le 9 octobre 2026 · Définition des EVARS

Répit

Mon Parcours Handicap, Les solutions de répit pour les aidants, 27 novembre 2025 · Page sur les solutions de répit

Mon Parcours Handicap, Aidants : quel droit au répit et quelles aides ?, 25 juin 2026 · Actualité sur le droit au répit

Centre de ressources autisme Île-de-France, Le répit et l’accueil temporaire, document non daté · Fiche du CRA Île-de-France

Portail national Pour les personnes âgées, Les plateformes d’accompagnement et de répit, 17 janvier 2025 · Page du portail national

Service-public (Direction de l’information légale et administrative), Handicap : accueil temporaire en établissement, fiche mise à jour le 5 août 2015, lue sur un site partenaire · Fiche sur l’accueil temporaire

La Réunion

Caf de La Réunion, Médiation familiale : la Caf de La Réunion aux côtés des familles pour renouer le dialogue, 4 septembre 2026 · Actualité de la Caf de La Réunion

Département de La Réunion et GIP SAP, Journée nationale des aidants 2024, dossier de presse, octobre 2024 · Dossier de presse sur La Réunion des aidants

Informations vérifiées le 9 octobre 2026.

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