Oui, tu peux porter plainte : depuis 2022, le harcèlement scolaire est un délit à part entière, et la plainte reste possible même si l’auteur est mineur ou se cache derrière un pseudonyme (sources 1, 2, 3). Elle n’est ni une obligation ni une condition pour que l’école agisse. Voici ce que dit la loi, ce que risque l’élève auteur, comment déposer plainte, et comment faire retirer ce qui circule en ligne.
Sommaire
Porter plainte :
les repères
- Un délit — depuis la loi du 2 mars 2022, le harcèlement scolaire est puni par l’article 222-33-2-3 du Code pénal (sources 1, 2).
- Des peines maximales — jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour un auteur majeur ; pour un mineur de 13 ans ou plus, 18 mois et 7 500 €, des maximums que la justice des mineurs adapte encore ; avant 13 ans, ni prison ni amende (source 1).
- Où — au commissariat ou à la brigade de gendarmerie de ton choix, ou par courrier au procureur de la République, sans avocat obligatoire (source 1).
- Jusqu’à quand — 6 ans après le dernier fait de harcèlement, un geste ou un propos, à l’école comme en ligne : le délai ne part pas du premier incident (sources 1, 4, 5).
- Contre X — si l’auteur n’est pas identifié, en ligne notamment (source 3).
- En ligne — capturer avant de bloquer, signaler à la plateforme, appeler le 3018 (sources 3, 6).
- Sans plainte aussi — l’école doit protéger ton enfant, même si tout se passe le soir ou le week-end (sources 1, 7).
- En urgence — danger immédiat, le 17 ou le 112 ; idées suicidaires, le 3114 ; images intimes, le 3018 et la police : la protection passe avant la plainte (sources 3, 8, 9).
Le harcèlement scolaire est-il puni par la loi ?
Oui, et la loi l’encadre de deux façons. Le Code de l’éducation pose d’abord un principe : aucun élève ne doit subir de harcèlement, ni dans l’établissement ni en marge de la vie scolaire. Les établissements, publics comme privés, doivent prendre les mesures appropriées pour le prévenir, le repérer et y répondre (source 7).
Depuis la loi du 2 mars 2022, le harcèlement scolaire est aussi un délit à part entière, inscrit à l’article 222-33-2-3 du Code pénal.
Il vise le harcèlement moral, « des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale », commis contre un élève par une personne qui étudie ou travaille dans le même établissement (sources 1, 2).
Le délit s’applique encore si les faits se poursuivent après que l’auteur ou la victime a quitté l’établissement (source 2).
Concrètement, Service-Public décrit un élève qui subit « de manière répétée » des violences verbales, morales ou physiques d’un ou plusieurs autres élèves, insultes, moqueries, brimades, rejet d’un groupe, bousculades, coups, vols, à l’intérieur ou en dehors de l’établissement, avec « une dégradation des conditions de vie de l’élève » : anxiété, chute des résultats, dépression (source 1).

Une dispute ou une insulte isolée n’en relèvent pas, même si l’école doit les traiter aussi : notre article sur le harcèlement scolaire explique la différence.
Les peines prévues sont des maximums : c’est le tribunal qui décide, au cas par cas, et rien n’est automatique.
Des messages humiliants qui se répètent dans le groupe WhatsApp de la classe, le soir, peuvent relever du harcèlement scolaire : le lieu et l’heure ne changent rien tant que l’auteur étudie ou travaille dans l’établissement (sources 1, 2). Il faut toujours une répétition, par une même personne ou par un groupe, sans que chacun ait forcément agi plusieurs fois (source 5).
Si l’auteur est inconnu ou extérieur à l’école, d’autres textes jouent : le harcèlement moral, que la loi punit plus sévèrement lorsqu’il vise un mineur ou passe par Internet, 2 ans et 30 000 €, et 3 ans et 45 000 € quand ces deux circonstances se cumulent (sources 2, 3). Des violences, des menaces ou la diffusion d’images peuvent aussi constituer des infractions distinctes.
Pour la protection de ton enfant, la case importe peu : dès que des élèves sont en cause, l’établissement doit examiner la situation et prendre les mesures appropriées, et la plainte reste possible dans tous les cas (sources 1, 7).
Le harcèlement peut enfin venir d’un groupe : il peut être constitué quand plusieurs personnes s’en prennent à la même victime, de façon concertée ou en sachant qu’elles prolongent ce que d’autres ont commencé, même si chacune n’a agi qu’une fois (source 2). Tu n’as pas à trouver la bonne case : la qualification revient aux enquêteurs et au procureur.
Harcèlement scolaire : les peines maximales
Auteur majeur · 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Auteur majeur, si les faits ont entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de 8 jours · 5 ans et 75 000 €
Auteur majeur, si les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de le faire · 10 ans et 150 000 €
Auteur mineur de 13 ans ou plus · 18 mois et 7 500 €
Auteur mineur de 13 ans ou plus, ITT de plus de 8 jours · 2 ans et demi et 7 500 €
Auteur mineur de 13 ans ou plus, suicide ou tentative de la victime · 5 ans et 7 500 €
Auteur de moins de 13 ans · ni prison ni amende, des mesures éducatives spécifiques
L’ITT, c’est quoi · la durée d’une gêne notable dans les activités du quotidien (manger, dormir, se laver, s’habiller, se déplacer, parler, jouer pour un enfant), due à des troubles physiques ou psychiques ; un médecin la fixe dans le certificat médical initial ; ce n’est pas la durée d’un arrêt de travail ni d’une hospitalisation
À retenir · des maximums, que le tribunal, et pour un mineur la justice des mineurs, adaptent à chaque cas
Délai pour porter plainte · 6 ans après le dernier fait de harcèlement, à l’école comme en ligne
Source · Code pénal, article 222-33-2-3 ; Service-Public, fiches vérifiées le 31 octobre 2025, le 4 novembre 2025 et le 7 août 2026 ; HAS pour l’ITT (sources 1, 2, 4, 5, 10)
Et si l’auteur est mineur ?
Quand l’auteur est mineur, c’est la justice des mineurs qui s’applique, avec des réponses d’abord éducatives (source 1). Avant 13 ans, un enfant ne peut être condamné ni à la prison ni à une amende ; des mesures spécifiques existent (sources 1, 11).
À partir de 13 ans, les peines maximales sont réduites, 18 mois au lieu de 3 ans dans le cas de base (source 1) ; ce sont des plafonds, que le tribunal applique au cas par cas, avec des sanctions spécifiques aux mineurs (source 5).
Sur le plan civil, les parents de l’auteur peuvent être tenus de réparer le préjudice (source 1).
Quelles sanctions à l’école pour l’élève auteur ?
L’école n’attend pas la justice, et protéger ton enfant ne se confond pas avec sanctionner l’auteur : dès ton signalement, le protocole prévoit un adulte référent, la surveillance des moments à risque et des nouvelles de ton enfant chaque jour (sources 1, 12) ; notre article sur le harcèlement scolaire détaille ces mesures.
Côté auteur, au collège et au lycée, le chef d’établissement doit engager une procédure disciplinaire une fois les faits établis (sources 1, 13). La sanction privilégie la responsabilisation et la réparation, et peut aller jusqu’à l’exclusion définitive (source 1).
Si l’élève auteur représente un risque caractérisé pour la sécurité ou la santé des autres, il peut être changé d’établissement (source 1).
À l’école primaire, dans le cadre du protocole, Service-Public cite plusieurs mesures possibles à l’encontre de l’auteur du harcèlement : le directeur peut suspendre son accès à l’école pour 5 jours au plus (source 12).
S’il représente un risque pour la sécurité ou la santé des autres élèves, il peut être radié et affecté dans une autre école sans l’accord de ses parents, et suspendu pendant la procédure (source 12).
Dans sa nouvelle école, un suivi renforcé est prévu au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire (source 12). Ce changement d’école, possible depuis un décret d’août 2023, reste un dernier recours, quand les mesures éducatives ont échoué (sources 13, 14).
Quand le harcèlement est grave et persistant, la direction doit signaler les faits au procureur de la République. La situation est aussi enregistrée dans une application interne, Faits établissement, qui alerte les référents harcèlement du département et de l’académie (source 1).
Et si l’école n’agit pas ? Une relance écrite d’abord ; puis les référents harcèlement du département ou de l’académie, par la ligne académique ou le 3018, qui accompagnent les familles jusqu’à la résolution de la situation ; en cas de désaccord, le médiateur de l’Éducation nationale, et le Défenseur des droits pour faire respecter les droits de ton enfant (sources 1, 13, 15, 16, 17).
Notre article sur le harcèlement scolaire détaille ces recours, et la plainte n’attend pas la fin de cette liste.
Comment porter plainte pour harcèlement scolaire ?
La plainte se dépose au commissariat ou à la brigade de gendarmerie de ton choix, qui la transmet au procureur de la République, ou par courrier au procureur, au tribunal judiciaire du lieu des faits ou du domicile de l’auteur ; elle peut aussi être déposée à l’accueil du tribunal (source 1).
Un avocat n’est pas obligatoire, ni pour la plainte ni pendant la procédure, jusqu’au procès (source 1).
Par courrier, en lettre recommandée ou simple, le texte précise (source 1) :
- l’état civil et les coordonnées complètes de ton enfant, la victime : adresse, téléphone ; et les tiennes si tu écris pour lui ;
- le récit détaillé des faits, avec leurs dates et leurs lieux ;
- le nom de l’auteur supposé si vous le connaissez, sinon la plainte est déposée contre X ;
- le nom et l’adresse des témoins éventuels ;
- la description du préjudice et son estimation, même provisoire ;
- les preuves ;
- et, s’il y a lieu, la volonté de se constituer partie civile.
Service-Public propose un modèle de courrier (source 1). Pour des faits étalés sur des semaines, la fiche de suivi de notre article sur le signalement donne ce récit daté.
Dans tous les cas, un récépissé t’est remis dès que la plainte est enregistrée (source 1).
Ton enfant peut porter plainte lui-même, seul ou accompagné, par toi, par un adulte de son choix ou par une association d’aide aux victimes, et tu peux aussi porter plainte en son nom, même sans son accord (source 18).
Pour se constituer partie civile et demander réparation, il passe par son représentant légal, qui doit l’accompagner (sources 1, 5). La plainte reste possible contre X quand l’auteur n’est pas identifié, en ligne notamment (source 3).
Tu as 6 ans pour porter plainte après le dernier fait de harcèlement, un geste ou un propos, à l’école comme en ligne : le délai ne part pas du premier incident, puisque le harcèlement scolaire est un harcèlement moral commis à l’école (sources 1, 2, 4, 5).
Service-Public précise aussi que les preuves comptent même si les faits ont duré des années (sources 4, 5). Mieux vaut pourtant ne pas trop attendre : les preuves, surtout en ligne, disparaissent vite.
Tes notes datées, tes captures d’écran et, si ton enfant a été blessé ou très atteint, le certificat médical initial d’un médecin pourront servir : il y indique la durée de l’ITT, que la HAS recommande de fixer même quand la victime n’est pas certaine de porter plainte (source 10).
Service-Public cite aussi les copies de courriels, les enregistrements, les attestations de témoins avec leur identité complète et, pour un cyberharcèlement, une main courante déposée auparavant ; tout doit être daté (sources 4, 5).
Si ton enfant est en situation de handicap, tu peux signaler aux enquêteurs, dès le départ, ses besoins de communication : interprète, supports visuels, personne de confiance.
L’audition d’un mineur victime de harcèlement moral ou scolaire peut être enregistrée, en vidéo ou, si son intérêt le justifie, en son seulement ; l’enregistrement sert ensuite à la procédure, ce qui peut lui éviter de répéter son récit (source 19).
Porter plainte n’est ni une obligation ni une condition pour que l’école agisse, et tu peux le faire à tout moment, en parallèle des démarches auprès de l’établissement (source 1).
Pour t’aider à décider, le 116 006, numéro d’aide aux victimes, informe et oriente, tous les jours de 9 h à 20 h, heure de Paris ; depuis La Réunion, il se joint au 01 80 52 33 76 (sources 3, 20). Cet article ne remplace pas un conseil juridique adapté à ta situation.
Cyberharcèlement : que faire, et comment faire retirer les contenus ?

En ligne, tout va vite : un message peut être partagé des dizaines de fois avant que tu le découvres, et il suit ton enfant jusque dans sa chambre.
Le premier réflexe est de ne pas répondre, puis de conserver les preuves avant de bloquer quoi que ce soit : des captures qui montrent le contenu, le nom du compte, la date et, si possible, l’adresse de la page (source 3). Si tu as bloqué d’abord, pour le protéger, tu as bien fait : signale avec ce que tu as.
L’application 3018 propose un coffre-fort numérique pour stocker ces éléments et les transmettre à ses équipes (source 21). Tu peux ensuite revoir avec ton enfant ses paramètres de confidentialité et, s’il craint qu’un compte ait été piraté, ses mots de passe (source 3).
Chaque contenu peut être signalé à la plateforme, avec ses outils intégrés, en indiquant précisément le compte, la publication ou le lien. Une demande de déréférencement auprès des moteurs de recherche peut réduire la visibilité d’une page. Pour les contenus illicites accessibles publiquement, Pharos, la plateforme du ministère de l’Intérieur, reçoit aussi les signalements sur internet-signalement.gouv.fr (source 3).
Le 3018 peut t’aider dans ces démarches et intervenir lui-même auprès des plateformes (sources 6, 9).
L’association e-Enfance, qui le gère, figure sur la liste des « signaleurs de confiance » désignés par l’Arcom, l’autorité publique de régulation de la communication audiovisuelle et numérique : ce statut, prévu par le règlement européen sur les services numériques, oblige les plateformes à traiter ses signalements en priorité et, si elles partagent son analyse, à retirer ou bloquer le contenu (sources 22, 23).
L’association indique pouvoir obtenir des suppressions en quelques heures (source 23). Aucun retrait n’est pour autant garanti ni immédiat, car la décision appartient à la plateforme.
Le cyberharcèlement entre élèves regarde aussi l’école, même s’il se déroule le soir ou le week-end : la loi vise le harcèlement commis en marge de la vie scolaire (source 7). Prévenir l’établissement a donc tout son sens dès que des élèves sont en cause, y compris pour un groupe de discussion de la classe.
Et une plainte reste possible même si l’auteur se cache derrière un pseudonyme : elle peut être déposée contre X, preuves à l’appui (source 3).
Pour des images intimes de ton enfant, la loi est stricte : elle punit le fait d’enregistrer ou de transmettre une image à caractère pornographique d’un mineur en vue de la diffuser (pour un enfant de moins de 15 ans, même sans cette intention), de la diffuser ou de la détenir (source 24).
C’est pourquoi ces images se laissent aux enquêteurs : le Point de vigilance ci-dessous dit quoi faire.
Ton enfant peut aussi, s’il le souhaite, échanger par écrit avec un policier ou un gendarme grâce à la démarche en ligne réservée aux mineurs, sur masecurite.interieur.gouv.fr : il y reçoit de premiers conseils et une aide pour la suite (source 25).
Face à un contenu qui blesse
Avant de bloquer : le contenu, le nom du compte, la date, l’adresse.
Ne pas répondre, ne pas commenter, ne pas relayer, même pour défendre ton enfant.
À la plateforme, puis au 3018, par téléphone ou par tchat dans l’application.
Dès que des élèves sont impliqués.
D’après info.gouv.fr et l’association e-Enfance / 3018.
Les images intimes
Des photos ou des vidéos intimes de ton enfant circulent, ou quelqu’un menace de les diffuser s’il ne paie pas ou n’en envoie pas d’autres : c’est une sextorsion, parfois à partir d’un compte piraté ou d’un montage, et la loi protège les mineurs contre cette pression (sources 9, 20).
Une menace de diffusion · une demande d’argent · une demande d’autres images · un inconnu qui propose de passer sur une autre messagerie
Ne réponds plus au maître chanteur et bloque-le. Ne paie rien, n’envoie aucune autre image. Ne copie pas, ne transfère pas, ne montre pas les images elles-mêmes, même pour prouver les faits (sources 9, 24).
C’est aux enquêteurs de dire comment les conserver : garde les messages de menace, le nom du compte et l’adresse de la page, dis-leur ce que tu as déjà, et contacte sans attendre le 3018, qui peut intervenir auprès des réseaux sociaux, et la police ou la gendarmerie : sur place, par courrier au procureur ou en ligne ; ton enfant peut aussi écrire à un policier ou un gendarme par le tchat réservé aux mineurs, et le 116 006 accompagne gratuitement les victimes (sources 9, 20, 25).
Le chantage est puni jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende (source 9). Et si ton enfant est en danger ou parle de mourir, sa protection passe avant tout signalement : le 17 ou le 112, et le 3114, gratuit, 24 h/24 (source 8).
Porter plainte ou non, c’est une décision qui t’appartient, avec ton enfant, et tu n’as pas à la prendre seule : le 3018 et le 116 006 sont là pour t’aider à y voir clair.
Quoi que tu décides, l’école doit protéger ton enfant ; et s’il est en danger, sa protection n’attend pas la plainte : le 17 ou le 112, le 3114 s’il parle de mourir.
Puis-je porter plainte si l’enfant qui harcèle le mien a moins de 13 ans ?
Oui, la victime peut porter plainte. Avant 13 ans, la réponse de la justice passe par des mesures éducatives, sans prison ni amende (sources 1, 11).
Combien de temps ai-je pour porter plainte ?
Six ans après le dernier fait de harcèlement, à l’école comme en ligne (sources 1, 4, 5). Mieux vaut pourtant ne pas trop attendre : les preuves, surtout en ligne, disparaissent vite.
Faut-il un avocat ?
Non, un avocat n’est pas obligatoire pour porter plainte (source 1). Le 116 006, numéro d’aide aux victimes, peut t’informer et t’orienter (source 3).
L’école peut-elle agir si tout se passe sur les réseaux, le soir ou le week-end ?
Oui. La loi vise aussi le harcèlement commis en marge de la vie scolaire (source 7), et le protocole pHARe couvre le cyberharcèlement (source 26).
Si je ne porte pas plainte, l’école agira-t-elle quand même ?
Oui. La plainte n’est ni une obligation ni une condition pour que l’école agisse : l’établissement doit protéger ton enfant, avec ou sans plainte (source 1).
Et si l’école ne fait rien ?
Une relance écrite, puis les référents harcèlement du département ou de l’académie, par la ligne académique ou le 3018 ; le médiateur de l’Éducation nationale en cas de désaccord, et le Défenseur des droits (sources 1, 13, 15, 17). La plainte, elle, peut être déposée à tout moment, sans attendre ces démarches (source 1) ; le détail est dans notre article sur le harcèlement scolaire.
Nos sources
Source 1 · service-public.fr, Harcèlement scolaire au collège et au lycée, vérifié le 4 novembre 2025
Source 2 · Légifrance, Code pénal, articles 222-33-2-2 et 222-33-2-3, version consolidée au 26 octobre 2026
Source 3 · info.gouv.fr, Cyberharcèlement : comment le reconnaître et agir ?, 25 septembre 2026
Source 4 · service-public.fr et ministère chargé de la Justice, Harcèlement moral, vérifié le 31 octobre 2025
Source 5 · service-public.fr, Cyberharcèlement (harcèlement sur internet), vérifié le 7 août 2026
Source 6 · Association e-Enfance / 3018, Contacter le 3018, modifiée le 28 août 2026
Source 7 · Ministère de l’Éducation nationale, Qu’est-ce que le harcèlement ? (article L111-6 du Code de l’éducation), 10 décembre 2025
Source 8 · Ministère chargé de la Santé (sante.fr), Le numéro national de prévention du suicide, mise à jour le 6 juillet 2026
Source 9 · Cybermalveillance.gouv.fr, Que faire en cas de sextorsion ?, mise à jour du 31 mars 2025
Source 10 · Haute Autorité de santé, L’incapacité totale de travail (ITT), un paramètre clé, infographie, novembre 2019
Source 11 · Ministère de la Justice, La présomption de non-discernement des mineurs de moins de 13 ans, juin 2021
Source 12 · service-public.fr, Harcèlement scolaire à l’école primaire, vérifié le 15 octobre 2026
Source 13 · CNED, plateforme du ministère de l’Éducation nationale, Non au harcèlement, des clés pour les familles, module 4, avril 2025
Source 14 · Assemblée nationale, Réponse à la question écrite n° 10653 (décret n° 2023-782 du 16 août 2023), 2023
Source 15 · Ministère de l’Éducation nationale, Mon enfant est victime de harcèlement, mise à jour de novembre 2023
Source 16 · Ministère de l’Éducation nationale, Politique de lutte contre le harcèlement à l’École, mise à jour du 24 août 2026
Source 17 · Défenseur des droits, Dépliant « droits des moins de 18 ans », avril 2024
Source 18 · service-public.fr, Un mineur peut-il porter plainte ?, vérifié le 22 octobre 2025
Source 19 · Légifrance, Code de procédure pénale, article 706-52, version consolidée au 26 octobre 2026
Source 20 · service-public.fr, Mineur victime d’infraction sexuelle, vérifié le 20 mai 2026
Source 21 · Association e-Enfance / 3018, L’application 3018, modifiée le 16 octobre 2026
Source 22 · Arcom, Règlement sur les services numériques (DSA) : liste des signaleurs de confiance désignés par l’Arcom, mise à jour du 1er octobre 2026
Source 23 · Caisse d’Épargne et association e-Enfance / 3018, Communiqué de presse de l’étude 2025, 30 octobre 2025
Source 24 · Légifrance, Code pénal, article 227-23, version consolidée au 26 octobre 2026
Source 25 · service-public.fr, Signaler un cyberharcèlement, une sextorsion, des menaces en ligne, un chantage, un revenge porn ou la diffusion de contenus illicites (service réservé aux mineurs), vérifié le 7 août 2026
Source 26 · Ministère de l’Éducation nationale, pHARe : un dispositif de lutte contre le harcèlement à l’école, 8 décembre 2025
Informations vérifiées le 28 octobre 2026.
