Semaine du goût 2026 : 10 idées à faire à la maison

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Dix idées pour vivre la Semaine du goût à la maison, du 12 au 18 octobre 2026 : trois assiettes, quatre jeux et trois moments en cuisine. Aucune n’oblige ton enfant à goûter.

L’essentiel

Semaine du goût 2026 :
les repères avant de commencer

  • Du 12 au 18 octobre 2026 — c’est la 37e édition ; à La Réunion et à Mayotte notamment, elle tombe pendant les vacances scolaires.
  • Dix idées à faire ensemble — chacune part d’un conseil ou d’un outil cité en fin d’article.
  • Goûter n’est jamais obligatoire — la contrainte est contre-productive, selon le Haut Conseil de la santé publique (HCSP, 2020) ; toucher et cuisiner comptent aussi.
  • Jusqu’à une dizaine de tentatives — un aliment se repropose régulièrement, à des moments un peu espacés, sans insister au-delà (Santé publique France, 2024).
  • Risque d’étouffement — avant 3 ans, pas d’aliment dur ou rond, comme le grain de raisin entier ou le morceau de pomme crue (HCSP, 2020) ; avant 5 ans, pas de cacahuète ni d’autre aliment petit, dur et rond (Santé publique France, 2022).
  • Enfant autiste ou très sélectif — des idées à adapter une à une : annoncées à l’avance, par étapes et en petites quantités ; un avis médical si la liste d’aliments devient très restreinte ou si le poids baisse.

Semaine du goût 2026 : les dates, et dix idées pour la maison

La 37e édition a lieu du 12 au 18 octobre 2026, annoncent ses organisateurs. Leur programme d’animations se consulte en ligne par département, La Réunion comprise. Les dix idées qui suivent, elles, se font à la maison.

À l’école, les enseignants de maternelle et d’élémentaire peuvent inscrire leur classe à une Leçon de goût : un artisan, un agriculteur ou un chef vient alors parler saveurs, métiers et saisons. À La Réunion, l’édition 2026 tombe pendant les vacances, du samedi 10 octobre après la classe au lundi 26 octobre au matin, indique l’académie ; le calendrier du ministère donne les mêmes dates pour Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. L’école y est fermée : restent la maison et, s’il y en a près de chez toi, les animations du programme.

Faut-il l’obliger à goûter ?

Non, répondent les sources officielles. Santé publique France (2024) conseille de ne pas forcer l’enfant, mais de remettre régulièrement l’aliment au menu : jusqu’à une dizaine de tentatives un peu espacées sont parfois nécessaires. Au-delà, mieux vaut ne pas insister, car un enfant peut aussi ne pas supporter un goût en particulier.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) juge la contrainte contre-productive (avis de 2020). À propos des moins de trois ans, il range aussi parmi les pratiques contre-productives la récompense promise à l’enfant s’il mange.

Refuser de goûter un aliment nouveau a un nom : la néophobie alimentaire. Le HCSP la situe entre deux et huit ans environ ; l’Assurance maladie (2025) la dit fréquente à partir de 18 mois et pouvant durer jusqu’à 6 ans. Les deux y voient une phase normale du développement.

Toujours à propos des tout-petits, le HCSP note que l’acceptation d’un aliment ne passe pas seulement par le goût : elle peut passer par le toucher, quand l’enfant explore avec ses doigts. Cette semaine, regarder, sentir, toucher ou cuisiner comptent donc aussi.

Avant 3 ans : quels aliments éviter ?

Parmi les enfants qui font une fausse route, c’est-à-dire qui avalent de travers, 80 % ont moins de 3 ans, rappelle l’Assurance maladie (2024). Avant cet âge, le HCSP (2020) et l’Assurance maladie (2025) mettent en garde contre les aliments durs ou ronds : arachide (cacahuète) entière, noisette, grain de raisin, tomate cerise, morceau de pomme crue. Santé publique France (2022) est plus stricte : pas d’aliment petit, dur et rond, comme la cacahuète, avant 5 ans.

L’Assurance maladie (2024) conseille d’apprendre à l’enfant à s’asseoir pour manger et à rester calme. Si un enfant qui a avalé de travers ne parvient plus à tousser ni à parler et respire très difficilement, elle juge « capital d’appeler le 15 ou le 112 » ; sa page, citée en fin d’article, décrit les gestes à faire. S’il n’est pas en détresse respiratoire, elle interdit toute manœuvre d’expulsion, qui pourrait déplacer l’aliment inhalé, et demande de le conduire à l’hôpital, en position assise, pour un bilan.

1. L’assiette en couleurs

Santé publique France conseille de mettre de la couleur dans l’assiette en y ajoutant différents légumes : courgettes, brocolis, tomates. Ton enfant peut choisir la couleur du jour et chercher avec toi ce qui s’y rattache. Il compose l’assiette ; libre à lui d’y goûter.

2. Le même légume, trois cuissons

Varier les préparations fait partie des conseils de Santé publique France : à la vapeur, au four, en papillote, au gril, nature ou en sauce. Tu peux cuisiner le même légume de trois façons et laisser ton enfant comparer l’aspect, l’odeur et la texture.

3. L’assiette où il choisit

Deux légumes sur la table, et c’est lui qui désigne le sien : Santé publique France conseille de laisser à l’enfant, de temps en temps, le choix d’un plat dans une même catégorie d’aliments. Pour les quantités, le HCSP décrit chez le tout-petit un partage des responsabilités, qu’il juge utile aussi chez les plus grands : aux parents des aliments variés à des repas réguliers, à l’enfant la quantité qu’il mange.

4. Le sac mystère

Le kit de jeux de l’organisateur destine cet atelier aux enfants de maternelle : un fruit ou un légume glissé dans un sac opaque, à reconnaître au toucher, les yeux fermés, puis à nommer. Goûter vient ensuite, et peut rester facultatif à la maison. Les classes du goût, programme des ministères chargés de l’Agriculture et de l’Éducation nationale conçu pour les enseignants, notent que bien des refus sont liés au toucher.

5. Les yeux fermés, puis le nez bouché

Une fiche de l’Éducation nationale, destinée aux classes jusqu’à la grande section, propose de distinguer des saveurs en supprimant un sens : yeux bandés, nez bouché, sans toucher. Tu peux faire goûter le même aliment avec, puis sans ce sens, et demander ce qui a changé. La fiche réserve la dégustation à l’aveugle aux « enfants volontaires ».

6. Le concours de croquant

Les classes du goût consacrent une séance au toucher et à l’ouïe, écrite pour des élèves de CE2, CM1 ou CM2. Au signal, les enfants croquent en même temps dans un quartier de pomme, puis chacun cherche quels aliments font du bruit en bouche : la croûte du pain, la biscotte, la feuille de salade. Reste à trouver le mot juste : croquant, cassant, croustillant ou craquant.

Avant 3 ans, le jeu se fait sans aliment dur à croquer. Le HCSP (2020) cite les morceaux de pomme crue parmi les aliments qui exposent au risque d’étouffement.

7. Trois mots avant « j’aime pas »

Les classes du goût veulent développer chez l’enfant la capacité à goûter, à mettre des mots sur ses sensations et à choisir ses aliments. À table, le jeu consiste à trouver trois mots avant tout verdict : lisse ou râpeux, dur ou mou, moelleux ou granuleux, des adjectifs que le programme propose aux élèves.

8. Les brochettes de fruits

Santé publique France suggère de « jolies brochettes de fruits de saison à composer soi-même ». Sa recette classée en automne réunit banane, kiwi et raisin blanc ; elle contient aussi du miel, que le HCSP (2020) dit d’éviter avant un an. Ton enfant choisit l’ordre des fruits.

Avant 3 ans, une assiette à composer remplace la pique. Les grains de raisin, eux, ne se donnent pas entiers, écrit le HCSP (2020) ; Santé publique France (2022) conseille de couper en deux les aliments mous et ronds ou ovales, et d’ôter les pépins du raisin.

9. Son plat préféré, version maison

Commencer par les grands classiques qu’il aime : c’est le conseil de Santé publique France, qui cite les nuggets de poulet faits maison et la pizza au chou-fleur. Les plus petits peuvent, sans danger selon le même site, laver les légumes, casser un œuf, mélanger une préparation et surtout dresser leur assiette.

10. Le légume qu’il a choisi

Au marché, au jardin ou à la cueillette, ton enfant choisit un légume ou un fruit qu’il ne connaît pas, puis le prépare avec toi. Selon le HCSP, participer à la préparation des repas, ou découvrir comment les aliments sont cultivés, peut l’encourager à manger davantage de végétaux. Après une cueillette en milieu sauvage ou dans un jardin non professionnel, une fiche de l’Éducation nationale demande aux enseignants de cuisiner les fruits et légumes plutôt que de les servir crus : la cuisson détruit les parasites.

Et si ton enfant est autiste, ou ne mange que quelques aliments ?

Ces idées ne se transposent pas telles quelles. Un guide de 2020 diffusé par la Maison de l’autisme juge « à manier avec prudence » l’application littérale de méthodes d’éducation à l’alimentation « issues du monde ordinaire », et demande de tenir compte des particularités sensorielles de l’enfant pour adapter chaque activité.

Pour un enfant autiste, la Maison de l’autisme recommande une exposition aux aliments nouveaux « progressive, sans pression, en petites quantités et par étapes ». Elle rappelle que des horaires fixes, des supports visuels et un planning des menus réduisent l’anxiété : mieux vaut annoncer chaque activité, par exemple sur un planning visuel, que la présenter comme une surprise.

L’assiette en couleurs devient une assiette où les aliments sont séparés et présentés le plus simplement possible : c’est le conseil du guide de 2020, qui note qu’un mélange de petits pois et de carottes peut déjà être difficile. Le sac mystère et les yeux bandés se proposent seulement si ton enfant est volontaire.

Si ton enfant mâche ou avale avec difficulté, la prudence sur les aliments durs ou ronds ne s’arrête pas à 3 ans : la Maison de l’autisme note que ces difficultés augmentent « parfois le risque de fausses routes ». Son médecin ou son orthophoniste peut dire ce qui convient.

La remarque du HCSP sur les récompenses vise les tout-petits en général. Pour une personne autiste, la Maison de l’autisme admet des renforçateurs « de façon ponctuelle et encadrée » : ce sont les récompenses que les méthodes comportementales emploient pour motiver un apprentissage, explique Autisme et TND Info Service (TND : troubles du neurodéveloppement). Leur usage se voit avec les professionnels qui suivent ton enfant.

Si les repas sont difficiles toute l’année, une semaine n’y changera rien à elle seule. Nous détaillons ailleurs ce que la recherche sait de la sélectivité alimentaire dans l’autisme, et ce qui aide à table sans forcer.

Bon réflexe

Enfant autiste ou très sélectif : découvrir sans pression

Avant

Tu peux annoncer l’activité avec une image ou un menu visuel : ton enfant voit ce qui sera sur la table et peut anticiper.

Le cadre

Un petit espace et peu de convives : c’est « le lieu idéal » d’un livret d’orthophonistes, qui invite aussi à réduire certaines stimulations, comme les bruits de vaisselle ou de conversation, et à veiller à la qualité de la lumière.

Pendant

Par étapes et en petites quantités. Si plusieurs sensations à la fois le débordent, tu peux les présenter séparément ; il regarde, touche ou sent, et s’arrête où il veut.

Ta posture

Patience, bienveillance, valorisation des efforts et communication claire : la Maison de l’autisme les dit « essentielles ».

Repères : Maison de l’autisme, fiche sur les particularités alimentaires ; livret d’orthophonistes, non daté, et guide de 2020, qu’elle diffuse. « Il s’arrête où il veut » est une suggestion de la rédaction.

À l’école : que dire avant l’atelier de dégustation ?

Si la classe de ton enfant reçoit une Leçon de goût ou organise une dégustation, un mot à l’enseignant avant l’atelier évite bien des malentendus : ce que ton enfant accepte, ce qui le met en difficulté, et le fait qu’il participera peut-être en regardant ou en touchant. Pour une personne autiste, les repas en collectivité peuvent provoquer un stress intense, à cause du bruit, des conversations, des mouvements et des odeurs, rappelle la Maison de l’autisme.

En cas d’allergie ou d’intolérance alimentaire, la consigne figure dans une fiche de l’Éducation nationale, celle des classes jusqu’à la grande section : avant toute activité de manipulation ou de dégustation, le professeur se procure les projets d’accueil individualisé (PAI) de ses élèves. Un PAI n’existe que s’il a été demandé : il s’élabore à la demande de la famille ou avec son accord, auprès du directeur d’école ou du chef d’établissement notamment (circulaire du 10 février 2021). Notre guide explique quel projet demander à l’école pour ton enfant.

! Point de vigilance

Quand en parler au médecin

Refuser un aliment nouveau est le plus souvent une étape ordinaire de l’enfance, selon le HCSP (2020). Dans sa fiche écrite pour les personnes autistes, la Maison de l’autisme conseille de consulter devant l’un de ces signes :

Liste d’aliments très restreinte · perte de poids · signes de carences · stress important pendant les repas

Un signe isolé ne prouve rien, mais il suffit pour demander un avis. Tu peux en parler d’abord au médecin traitant ou au pédiatre. La Maison de l’autisme recommande une évaluation pluridisciplinaire : médecin, diététicien, orthophoniste, ergothérapeute, psychologue.

Et si rien ne passe cette semaine ?

Alors la semaine aura servi à autre chose : ton enfant aura touché un légume ou cassé un œuf. Les goûts se forment durant l’enfance, au fil des expériences, rappelle Santé publique France. Et une dizaine d’essais ne tient pas en sept jours : la table reste ouverte le reste de l’année.

Vos questions

Quelles sont les dates de la Semaine du goût 2026 ?

La 37e édition a lieu du 12 au 18 octobre 2026, selon ses organisateurs, dont le programme se consulte en ligne par département. À La Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, la semaine tombe pendant les vacances scolaires : les cours s’arrêtent le samedi 10 octobre et reprennent le lundi 26 octobre, indique le calendrier du ministère de l’Éducation nationale.

Faut-il obliger un enfant à goûter ?

Non. Santé publique France (2024) conseille de ne pas le forcer, mais de lui reproposer l’aliment régulièrement : jusqu’à une dizaine de tentatives espacées sont parfois nécessaires, sans insister au-delà. Le Haut Conseil de la santé publique (2020) juge la contrainte contre-productive ; pour les moins de trois ans, il dit la même chose de la récompense promise à l’enfant s’il mange.

À quel âge un enfant refuse-t-il les aliments nouveaux ?

Le Haut Conseil de la santé publique (2020) situe la néophobie alimentaire, le refus de goûter des aliments nouveaux, entre deux et huit ans environ ; l’Assurance maladie (2025) la dit fréquente à partir de 18 mois et pouvant durer jusqu’à 6 ans. Les deux y voient une phase normale du développement. Liste d’aliments très restreinte ou perte de poids : tu peux en parler au médecin traitant ou au pédiatre.

Références

Nos sources

La Semaine du goût 2026

La Semaine du Goût, page d’accueil, édition 2026 · Site de l’organisateur

La Semaine du Goût, Programme 2026 de la Semaine du Goût en France, 2026 · Programme par département

La Semaine du Goût, La 37ème édition de la Semaine du Goût, annonce diffusée par l’académie de Nantes, 2026 · Annonce des Leçons de goût 2026

Académie de La Réunion, Calendrier scolaire de l’académie de La Réunion, août 2026 · Calendrier scolaire de La Réunion

Ministère de l’Éducation nationale, Calendrier scolaire : toutes les dates des cours et des vacances, année 2026-2027 · Calendrier scolaire national, outre-mer compris

Alimentation de l’enfant

Santé publique France, Comment développer les goûts de votre enfant et son plaisir à manger ?, mangerbouger.fr, 11 juin 2024 · Conseils sur le goût, de 4 à 17 ans

Santé publique France, Pourquoi et comment cuisiner avec les enfants ? Découvrez nos idées de recettes, mangerbouger.fr, 11 juin 2024 · Cuisiner avec les enfants

Santé publique France, Brochettes de fruits, mangerbouger.fr, non datée · Recette des brochettes de fruits

Santé publique France, Le petit guide de la diversification alimentaire : pas à pas, votre enfant mange comme un grand, brochure DT05-280-21B, mise en ligne le 24 mai 2022 · Guide de la diversification alimentaire

Haut Conseil de la santé publique, Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les enfants âgés de 0-36 mois et de 3-17 ans, 30 juin 2020 · Avis du HCSP

Assurance maladie, Corps étranger inhalé par fausse route, ameli.fr, 14 mai 2024 · Fausse route : prévenir et réagir

Assurance maladie, De 8 mois à 3 ans : des repas équilibrés et bien répartis, ameli.fr, 4 mars 2025 · Repas de 8 mois à 3 ans

Éducation au goût et école

Ministère de l’Agriculture, Découvrir l’alimentation par les cinq sens : les classes du goût, 11 octobre 2022 · Présentation des classes du goût

Ministère de l’Agriculture, Les classes du goût, séance 5 : le toucher et l’ouïe, non datée · Séance sur le toucher et l’ouïe

Éduscol, Éducation à l’alimentation et au goût : je découvre mes sens, fiche pour le cycle 1, non datée · Fiche « Je découvre mes sens »

La Semaine du Goût, La Semaine du Goût chez vous ! Atelier du goût et du toucher, kit pour la maternelle, non daté (en ligne depuis avril 2020) ·Kit de jeux de l’organisateur

Ministère de l’Éducation nationale, Projet d’accueil individualisé pour raison de santé, circulaire du 10 février 2021, Bulletin officiel n° 9 du 4 mars 2021 · Circulaire sur le PAI

Autisme

Maison de l’autisme, Particularités alimentaires chez les personnes avec autisme, page modifiée le 24 mars 2026 · Fiche sur l’alimentation

Laumonier P, Poirier M, Prudhon E, Des idées pour aménager et adapter le temps du repas, livret d’orthophonistes, non daté · Livret sur le temps du repas

Luisier AC, Autisme, des enfants bien dans leur assiette, guide édité par le groupe Apicil, octobre 2020 · Guide de 2020 sur l’alimentation

Autisme et TND Info Service, Autisme et thérapie : les interventions comportementales, page modifiée le 10 juillet 2026 · Les interventions comportementales

Cet article informe et ne remplace ni une consultation ni un avis médical. Informations vérifiées le 9 octobre 2026.

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